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Chronique des licenciements
et fermetures de sites industriels en France

depuis juin 2009
(non exhaustif...)

Sullair (Montbrison) : soixante-huit salariés licenciés hier

leprogres.fr, 24 juillet 2010

En janvier, le Pdg américain de l'entreprise Sullair, spécialisée dans la fabrication de compresseurs à air et outils pneumatiques, avait annoncé la fermeture du site montrisonnais.

Soixante-huit lettres sont parties pour annoncer aux salariés leurs licenciements ce vendredi 23 juillet. Les quarante-trois restants (sur un effectif global de cent onze), resteront sur le site jusqu'au 17 décembre prochain, date maintenant connue pour la fermeture définitive du site. Selon les représentants du personnel, toutes les tranches d'âges sont concernées par ces premiers départs, les plus jeunes ont tout juste 28 ans. Trois personnes seulement ont fait valoir un départ anticipé, parce qu'elles avaient trouvé un autre
emploi. Tous les autres vont aller pointer au chômage.

La fin d'un long feuilleton, commencé le 6 janvier par l'annonce de la fermeture, motivée par une baisse de 30 à 40 % des commandes.

Malgré l'action des salariés, qui auront présenté un contre-projet, avant de manifester leur colère dans les rues, pour finir par séquestrer pendant 40 heures le manager de transition, le début de la fin vient de commencer.


Chantage à l’emploi : retour sur cinq scandales

L’Humanité – 22 juillet 2010

Sous l’effet d’un chantage implicite les 1 150 salariés de GM Strasbourg ont accepté une dégradation de leurs conditions de travail pour, au moins, conserver un emploi. Ces dix dernières années, de nombreuses entreprises françaises ont connu une telle évolution suivant le même schéma. Difficultés économiques, menace de délocalisation par la direction puis résignation des salariés à une détérioration de leurs conditions de travail. Un autre point commun ? Des licenciements réguliers conduisant à une réduction d’effectifs constante et une pression exponentielle sur la productivité. Rapide tour d’horizon des « cas » les plus représentatifs ces dix dernières années en France.

1. Bosch à Vénissieux (Rhône)

En juillet 2004 la direction menace d’une délocalisation de l’activité en République tchèque. L’équipementier automobile « propose » alors un passage de 35 à 36 heures hebdomadaires pour la même rémunération accompagnée d’une suppression de six jours de RTT annuelle. Très vite, il faut ajouter à ces clauses l'exclusion du 13e mois dans le calcul des congés payés, le gel des salaires et de l'intéressement pendant trois ans, la suppression du pont de l'Ascension et une baisse drastique de la subvention au comité d'entreprise. Cela équivaut alors à une baisse de 12 % des coûts salariaux et une augmentation notable du temps de travail. L’année 2004 et le cas Bosch à Vénissieux marqueront l’émergence de ce qu’on appelle depuis le « chantage à l’emploi ». Aujourd’hui l’usine de Vénissieux est composée de 620 salariés. Elle risque la fermeture car sa production ne répond plus aux normes européennes et les investissements se font attendre.

2. Delphi à Donchery (Ardennes)

En 2007, le fabricant de pièces détachées pour automobiles évoque une probable délocalisation en Pologne aux dépens de nombreux emplois sur le site français. Un vote en deux temps est organisé. En bref, la direction propose soit un renoncement aux RTT et un gel des salaires sur trois ans, soit la suppression de dix des quinze jours de repos contre une hausse de salaire de 1,6 %. Mais les salariés rejettent à 70 % toute modification des 35 heures. Cette décision sans appel constitue une désillusion pour le groupe américain. Après l’annonce de la suppression de 60 nouveaux emplois par Delphy début 2010, la CGT Donchery s’estime « au début d’une nouvelle épreuve ». La direction défend ces licenciements comme la seule alternative à la délocalisation.

3. Continental à Clairoix (Oise)

En septembre 2007 le fabricant de pneumatiques force un passage de 35 à 40 heures de travail hebdomadaire pour les salariés. Selon le groupe allemand, cette condition est l’unique solution viable, garantissant la pérennité du l’usine jusqu’en 2012 au moins. Mais en 2009 les « Conti » sont victimes d’une véritable trahison qui reste aujourd’hui un symbole fort du chantage à l’emploi. Le groupe allemand annonce à la surprise générale la fermeture du site au mois de mars 2009, soit moins de deux ans seulement après l’accord sur les 40 heures. Acceptant de revenir sur leurs conditions de travail deux ans plus tôt, syndicats et salariés se trouvent trompés par les promesses de la direction qui garantissait un maintien de l’activité jusqu’au dernier moment. En mars 2010, suite aux licenciements massifs, la direction va jusqu’à proposer d’employer les anciens salariés pour 137 euros en Tunisie !

4.  Goodyear à Amiens (Somme)

Le 26 mai 2009, le groupe Dunlop-Goodyear annonce sous prétexte de la « crise » une suppression de 820 emplois - sur un total de 1 400 salariés - de l’usine de pneumatiques d’Amiens Nord. Au mois de juin, la CGT, syndicat majoritaire, refuse le passage des trois fois huit aux quatre fois huit, équivalent à 53,5 heures de travail supplémentaires par an. Cependant le Tribunal de grande instance de Nanterre suspend le plan de restructuration. La justice souligne les bénéfices très importants engendrés par le groupe Goodyear France. En janvier 2010, la Cour d’appel de Versailles confirme la suspension du plan de restructuration en s’appuyant, toujours, sur l’indécence d’un plan social compte tenu des profits de la société. Mais aujourd’hui, la direction prévoit un plan de départs volontaires qu’elle juge « avantageux ». Par ailleurs l’avenir de 578 salariés dépend d’un plausible développement de l’activité pneus agricoles sur le site amiénois. Un avenir qui reste donc incertain.

5.  Caterpillar à Grenoble (Isère)

Le 17 février 2009, le groupe américain pose sur la table un plan de réorganisation prévoyant la suppression de 733 emplois - la direction parlait plus tôt de 600 emplois - pour régler le problème du « sureffectif ». Décision qui intervient en même temps que la présentation des résultats annuels du groupe où Caterpillar vante un chiffre d’affaires en hausse de 14 % et 2,8 milliards de profit net. Les salariés de Grenoble et Echirolles subissent d’autre part un chômage partiel depuis des semaines. Pendant une longue période, l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC dénonce une absence de négociations avec la direction. Finalement, au terme de négociations entre syndicats et dirigeants, les salariés doivent choisir - par l’intermédiaire d’un référendum - entre un plan de suppression de 733 emplois avec maintien des horaires actuels et un plan correspondant à 600 emplois supprimés avec passage du temps de travail de 36,5 à 37,5 heures hebdomadaires accompagné de 15 samedis travaillés par an et la mise à disposition intégrale des 15 jours annuels de RTT que la direction sera libre de fixer de façon collective par secteur. Les salariés refusent alors majoritairement le deuxième plan. Puis, lors d’un énième rebondissement la direction revient à 600 suppressions d’emplois.

Matthieu Windey


GM : un chantage qui porte ses fruits

Source : L’Humanité, 20 juillet 2010

A Strasbourg les salariés de General Motors ont voté à 70 % en faveur du plan de reprise proposé par la direction. Ce référendum organisé par les syndicats approuve donc la récupération du site par la General Motors Company (GMC). Mais un tel vote - concrétisant un gel des salaires sur deux ans et une suppression d’un tiers des 16 jours de RTT - ne peut être qu’un vote par défaut. Il s’apparente pour Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT, à « la moins pire des solutions ».

Le référendum, à simple valeur consultative, était organisé par la CFDT, la CFTC et la FO. Après ce résultat favorable, il reviendra aux délégués syndicaux de signer les accords avec la direction ce qui devrait intervenir, au plus tard, vendredi. En contrepartie du gel des salaires et de la suppression d’une partie des RTT, la reprise du site par GMC s’accompagne d’une garantie pour un carnet de commande acceptable jusqu’en 2014. Au final, ces mesures conditionnent une diminution du coût de la main d’œuvre de 10% ! La CGT est le seul syndicat à s’opposer au plan de reprise proposé. Robert Roland, syndicat CGT, dénonce « toute la pression et le chantage à l’emploi de la direction ». Pour GMC, il s’agira d’obtenir la participation de la CGT à l’accord final. Mais cette dernière s’inquiète d’un « recul social » et maintient son opposition ce qui pourrait compliquer les négociations. S’accrocher à une telle position s’annonce rude face à la pression des dirigeants et des trois autres syndicats qui ont obtenu par voie de référendum le soutien d’une majorité des salariés.

 GMC avait entamée sa chute en 2008. Symbole de la crise du secteur automobile, l’entreprise n’avait pas hésité à répercuter ses difficultés financières sur les conditions de travail de ses salariés dans plusieurs de ses usines. Le cas présent révèle une nouvelle fois la toute puissance de la direction et l’absence d’un dialogue de fond incluant les salariés. A choisir entre le chômage et une détérioration des conditions de travail, la décision se fait par pur pragmatisme économique. Car il faut bien continuer de vivre. Aujourd’hui même, un Comité d’entreprise exceptionnel doit déterminer les projets d’accords à venir. L’usine de fabrication de boîtes de vitesse et ses 1150 salariés semblent sur le point de se résoudre aux exigences de la direction. Difficile à accepter sachant que le groupe New GM a renoué avec une phase de bénéfices importants.

Lorsque l’on analyse des situations similaires, concernant la fermeture d’usines en France, le discours de la CGT apparait totalement fondé. En effet, à de multiples reprises les dirigeants menacent de licenciements massifs afin d’obtenir une réduction des coûts de la main d’œuvre. Ce fût le cas pour Bosch à Vénissieux, Goodyear à Amiens. Le fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix dans l’Oise constitue un autre exemple flagrant et navrant. Après avoir accepté un retour aux 40 heures de travail hebdomadaire en septembre 2007, le groupe allemand avait annoncé à la surprise générale la fermeture du site en mars 2009. Les inquiétudes des salariés GM de Strasbourg se basent donc sur une rationalité violente mais réaliste. A Strasbourg la direction a ouvertement prôné un abaissement des coûts de main d’œuvre comparables à ceux pratiqués au Mexique où GMC a menacé de délocaliser. Chantage ouvert, accords forcés sur une augmentation du temps de travail, il y a dans cette affaire quelques comportements qui forcent à l’obédience des plus pauvres.

Sous la pression des autres syndicats la CGT devrait vraisemblablement accepter l’accord. De plus, la perspective du chômage et ses conséquences ouvrent la voie à un pragmatisme des plus cyniques. Le plan de reprise ne garantit en rien un avenir serein. Les expériences des salariés de Continental ou Bosch, précédemment évoqués, nourrissent cette crainte. Dans cette période de négociations les prochains jours s’annoncent déterminants quant au destin du site GM de Strasbourg et de ses salariés.

Matthieu Windey


Les patrons veulent fermer leur usine ? D'accord, mais qu'ils paient d'abord...

Source : libetoulouse.fr, 10 juillet 2010

SOCIAL. Les deux dirigeants de la Société Nouvelle de Panification (SNP) retenus depuis vendredi 19h dans leur usine tarnaise de Coufouleux ont été libérés ce samedi matin à 4h.

Il n'en a pas fallu moins aux 53 salariés menacés de licenciement pour obtenir l'ouverture de négociations sur la prime de départ.

Les panetiers de Coufouleux ne contestent pas la fermeture de ce site de pain et pâtisserie propriété du groupe belge Vandemoortele. Ils réclament une indemnité de départ en complément de l'indemnité légale de licenciement.

Le fait que le site soit «rentable» selon le Comité d'entreprise et que la justice le reconnaisse ne suffit plus. Le juge des référés du tribunal de grande instance d'Albi a suspendu le 18 mai le plan de fermeture de l'entreprise faute de justification économique. Mais les magistrats n'ont pas les moyens de droit de forcer un patron à poursuivre son activité.

Dans la même situation, les Molex et les Freescale n'ont pas fait mieux à Toulouse et ont fini par se plier aux logiques économiques de leur employeur. Exiger de partir avec la plus grosse somme possible semble rester la seule arme des salariés.

Les futurs chômeurs tarnais demandent 80.000 euros de prime de départ par salarié et trois mois de salaire par année d'ancienneté, selon la CGT. Quand le droit est inopérant, c'est le bras-de-fer qui devient la règle du jeu.

GLv


Les ex-Champion ont gagné

Par Laurent Vissuzaine 

larepubliquedespyrennees.fr, 4 juin 2010

La chambre sociale de la cour d'appel de Pau confirme la décision du tribunal des prud'hommes et aggrave les condamnations au titre des licenciements illicites.

« Cela montre aux employeurs qu'il peut y avoir des sanctions contre les licenciements abusifs » jubile M Santi. L'avocat palois défendait les 21 salariés du supermarché Champion du centre Bosquet, licenciés en novembre 2006 lors de la fermeture du magasin géré par la société Altis (groupe Carrefour Eroski). Depuis, la bataille a été longue. Leur avocat faisait valoir la nullité des licenciements et du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE dit plan social). En effet, les licenciements avaient été effectués sans que la société n'informe le comité central d'entreprise d'une part, et le plan social était nul car aucun effort de reclassement n'avait été fait.

25000 à 40 000 euros de dommages et intérêts

Le juge départiteur avait donné raison aux ex-Champion mais l'employeur avait appel. L'affaire avait été plaidée devant la chambre sociale de la cour d'appel de Pau il y a deux mois. La cour a finalement confirmé le jugement des prud'hommes du 1 décembre 2008 et est même allée plus loin.

Au final, la société Altis devra verser de 25 000 à 40 000 euros à chacun des ex-Champion, augmentant cette indemnité pour huit d'entre eux. Et ce au titre de « dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Elle devra également verser 3 000 euros par salarié pour non-consultation du comité central d'entreprise et enfin 300 euros par salarié pour les frais de justice. Enfin, le licenciement jugé illégitime vaudra à la société Altis de rembourser à l'Assedic les sommes versées aux salariés au titre du chômage dans la limite de six mois.

L'avocat d'Altis, M Bourdeau, avait fait valoir qu'on ne pouvait confondre Altis avec Carrefour (Altis est 50 % Carrefour et 50 % Eroski) et que la société « était en perte de rentabilité » depuis la reprise en 2005 de trois hypermarchés en location-gérance dont celui de Bosquet, « structurellement en perte depuis dix ans » selon l'avocat.

Quoi qu'il en soit, la nouvelle va soulager les ex-Champion qui, pour la plupart, étaient à temps partiel et au SMIC et qui, en tant qu'inscrits au chômage, arrivaient en fin de droit. Altis peut encore aller en cour de cassation mais cela ne sera pas suspensif de la décision de la cour d'appel. M Santi va donc écrire à la société pour que les ex-Champion soient payés au plus vite. « Une des clés de cette affaire, c'est que les salariés ont été solidaires de bout en bout. On gagne tous ensemble » conclut Me Santi.


Les délocalisations détruisent 36.000 emplois par an

Marie BARTNIK

lefigaro.fr, 28/05/2010

A l'heure où le taux de chômage n'affiche toujours pas de franche tendance à la baisse, l'Insee publie une nouvelle évaluation de l'impact du commerce international sur l'emploi.

36 000 : c'est le nombre d'emplois détruits en moyenne par an du fait des délocalisations d'entreprises, selon une étude publiée ce jeudi par l'Insee. Alors que 12% des chefs d'entreprises de plus de 20 salariés déclaraient avoir délocalisé au cours de la période 2002-2007, il est intéressant de quantifier l'impact réel de ces transferts d'activités sur le marché du travail. Une évaluation épineuse à mener tant les données sont difficiles à obtenir de façon exhaustive. Utilisant une nouvelle méthode de calcul, des chercheurs de l'Insee aboutissent cependant à un chiffrage sensiblement supérieur des précédentes études, dont le principal inconvénient consistait à se limiter aux pertes du secteur industriel.

En moyenne, sur la période 2000-2005 étudiée par l'Insee, les délocalisations à l'étranger ont donc généré approximativement 36 000 destructions d'emplois par an. Un chiffre qui, sans surprise, varie en fonction de la conjoncture économique. A la baisse en période de croissance, les destructions d'emploi tombant autour de 20 000 par an, à la hausse en période de crise, les pertes s'élevant alors à près de 60 000.

41 000 emplois créés par an

Plus surprenant, les délocalisations, qui touchent particulièrement fortement les secteurs du textile et de l'électroménager, auraient également permis de générer 41 000 emplois supplémentaires par an en moyenne, soit plus que les emplois détruits. Le mécanisme à l'origine de ce constat est simple : certaines délocalisations - mais pas toutes, avertit E.M. Mouhoud, professeur à l'université Paris Dauphine - entraînent une baisse de prix permettant à l'entreprise de gagner des parts de marché, et donc de créer des emplois qualifiés. En concourant à augmenter le pouvoir d'achat, ces délocalisations stimulent également la demande, explique Henri Sterdyniak, directeur à l'OFCE.

Il n'est pourtant pas question de souhaiter une intensification des délocalisations. « En France, où le chômage est important parmi les personnes non qualifiées, les pertes d'emplois dues aux délocalisations, qui concernent en priorité ces personnes, sont catastrophiques » explique Henri Sterdyniak. L'Insee indique qu'il n'existe pas à ce jour d'étude retraçant le parcours de ces chômeurs : contribuent-ils à la désindustrialisation en trouvant un emploi dans un autre secteur ? Restent-ils dans l'industrie, ou contribuent-ils à accroître le chômage structurel ? La question a peu été étudiée, fait savoir l'Insee.

Par ailleurs, une partie non négligeable de ces transferts d'activité sont des « délocalisations de marge », précise E.M. Mouhoud. Soient des entreprises qui ne produisent pas moins cher à l'étranger pour faire baisser les prix, mais pour augmenter leurs marges. Autant de délocalisations dont l'impact sur l'emploi en France demeure essentiellement négatif.


Isobox licencie 12 personnes et ferme son site de Saint-Nazaire

PresseOcean.fr
mercredi 26 mai 2010

La direction nationale d’Isobox, fabricant de polystyrène, doit annoncer demain un plan de 39 licenciements lors d’un comité central d’entreprise. À Saint-Nazaire, ce plan va se traduire par 12 licenciements économiques et la fermeture du site implanté zone de Brais. « On savait que la situation était difficile compte tenu de la crise », explique Yves Mahé, membre du comité d’entreprise. « On s’attendait à du chômage partiel, et là on a pris le coup de massue sur la tête ».

L’entreprise compte dix sites dans l’Hexagone et emploie 360 salariés. À Saint-Nazaire, un débrayage est prévu demain pendant la tenue de la réunion.


CNAi : « On a l'impression que la boîte est morte »

Ouest-France.fr 
samedi 22 mai 2010

Les salariés du sous-traitant de STX ont débrayé à nouveau, hier. La société devrait être placée en redressement judiciaire, mercredi.

La totalité du personnel de CNAi travaillant à bord du Norwegian Epic a cessé le travail, hier matin. Une preuve que l'inquiétude est de plus en plus forte dans les rangs du sous-traitant placé depuis le début de l'année sous la protection du tribunal de commerce de Saint-Nazaire. Acculé par de lourdes charges et un carnet de commandes désespérément vide, le plan de sauvegarde devait permettre à l'entreprise d'étaler ses paiements en attendant une hypothétique reprise d'activité. Après le licenciement de neuf salariés, c'est clairement la fermeture de CNAi qui est redoutée par les 69 salariés encore sous contrat.

Hier, ils se sont réunis à l'heure de la visite de l'administrateur et du mandataire judiciaires nommés par le tribunal. « Ces derniers jours, on parlait d'une liquidation dès mercredi. Finalement, l'administrateur pourrait proposer un placement en redressement judiciaire », commentait Patrick Morel, délégué CGT, à l'issue de l'entretien.

Cette solution pourrait laisser la porte ouverte à d'éventuels repreneurs. Spécialisée dans la réalisation de cabines de paquebots, la filiale du groupe Gorgé peut-elle vraiment rebondir ? « Honnêtement, on est un peu dépités. On a l'impression que la boîte est morte et il va y avoir de la casse. » Évoquant une réunion dès mardi en sous-préfecture, à laquelle participeront l'administrateur, des représentants de la direction départementale du travail, de la Fédération de la métallurgie et de l'USM-CGT, le délégué CGT s'attend seulement « à quelques propositions de reclassement dans le groupe Gorgé. » Et il conclut, amer : « La direction du site avait dit vouloir préserver les emplois. Alors pourquoi pas nous mettre en chômage partiel en attendant cette commande toujours pas signée. » Allusion au contrat d'un nouveau paquebot MSC, signé la semaine dernière, mais toujours pas validé par les banques.

Frédéric SALLE


EAK - Valentigney (Doubs) Face aux licenciements, travailleurs en légitime défense

Lutte Ouvrière n°2181 du 21 mai 2010

Un directeur et deux cadres d'EAK à Valentigney ont dû passer les deux nuits du 11 et 12 mai dans leur entreprise. Sans oreiller ni pyjama, est-il nécessaire de le préciser. Cette action des salariés a aussitôt attiré l'attention dans la région. Cette usine, à 4 km de Sochaux, fabrique des airbags et des ceintures de sécurité uniquement pour Peugeot Citroën. Principaux actionnaires  : Autoliv et Faurecia mais, derrière Faurecia, il y a majoritairement PSA. La fermeture de l'usine a été programmée pour 2011. Depuis un an, les journées de chômage partiel ou total se sont multipliées.

Il n'y a plus que 92 salariés, en majorité des ouvrières. La direction veut en licencier dès aujourd'hui 42, et le restant l'année prochaine. C'est suite à la réponse méprisante du directeur, « Il n'y a rien à négocier », lancée aux ouvrières venues réclamer des garanties et des indemnités, que ce dernier et ses deux acolytes ont été retenus sur place.

Au bout de trois jours, promesse est faite de discussion avec un responsable du groupe. Les délégués FO et CGT de l'usine rendent compte au personnel des tractations en cours. Premier coup tordu de la direction : malgré sa parole donnée, elle refuse de signer le texte mis au point par l'inspecteur du travail et les syndicats. Nouveau rendez-vous pris, nouvelle promesse de signature en sous-préfecture samedi après-midi 15 mai, et... nouvelle dérobade de la direction.

Le personnel veut des garanties pour l'avenir. Mais jusqu'à présent les indemnités de départ ne dépassent pas, tout compris, 6 000 euros ! L'intersyndicale met en avant la priorité aux reclassements : « Un CDI pour un CDI », en s'appuyant effectivement sur l'obligation légale de reclassements au sein du groupe PSA-Faurecia.

Mais l'état d'esprit de beaucoup de travailleuses, dont la moyenne d'âge est de 50 ans, c'est la méfiance quant aux promesses de reclassements. Comme le disait l'une d'entre elles : « Vous me voyez aller en fabrication à Sochaux ? J'ai 52 ans ! Face à ce que les patrons imposent à des jeunes intérimaires, je ne pourrai pas tenir le coup ! Alors, qu'on me donne assez de pognon pour partir ! »

Lundi 17 mai, rien n'était encore obtenu, ni sur les reclassements, ni sur les indemnités. La direction fait le chantage : reprise du travail, sinon pas de négociation. « Le patron compte sur notre fatigue, mais nous avons la rage ! » commentait un délégué de l'usine. Le personnel et les syndicats FO et CGT appelaient les travailleurs de la région à venir les soutenir le 19 mai devant la sous-préfecture de Montbéliard.

Correspondant LO


La liste Noire

Lunion.presse.fr
14 mai 2010

AISNE

GAUCHY : liquidation de Tergal Industries le 28 septembre 2009 (128 licenciements).
SOISSONS : le 2 octobre 2009, « Sitindustrie Tubes et Pipes » (ex-BSL) dépose le bilan. Reprise en février par le groupe Genoyer qui se sépare de 57 salariés (sur 144) ; en février 2010, annonce de 26 licenciements chez Chromalox (126 salariés) à Noyant-et-Aconin.
CHAUNY : en septembre, le groupe Nexans annonce la fermeture de ses deux sites de Chauny (220 licenciements) et la suppression de 53 emplois sur 258 sur son site de Fumay (Ardennes) ; Dow Chemical (ex-Rohm and Haas) annonce, en octobre 2009, neuf suppressions de postes (sur 340).
LAON : en janvier 2009, fermeture d’Impress (174 licenciements).
ETREUX : Barelec annonce en février 42 licenciements (sur 63 salariés).

ARDENNES

CHARLEVILLE-MEZIERES : entre fin 2008 et mars 2009, 27 licenciements chez Sum-Tech ; après liquidation, « Volets de France » (Villers-Semeuse) est repris par le Belge Cezam qui sauve 42 emplois.
TOURNES : le 25 février dernier, liquidation de la Sopap (53 salariés à Tournes, 11 à La Veuve-Marne). Le 8 avril, la justice autorise la reprise par le groupe allemand Tünkers qui accepte de sauver 21 puis 26 salariés à Tournes mais ferme le site marnais.
BAZEILLES : Unilin passe de 234 à 222 salariés en 2009 (dont neuf licenciements en juillet) en raison d’une baisse d’activité.
PURE : 25 suppressions de postes chez Thyssen Krupp (sur 100).
GIVET : en octobre 2008, fermeture de la Sopal (55 licenciements).
MONTHERME-BOGNY-SUR-MEUSE : redressement judiciaire de Raguet SA en février 2009 (184 salariés alors, 110 aujourd’hui). En attente d’un repreneur.
REVIN : le 7 janvier 2010, mise en redressement judiciaire d’Oxame (45 salariés) autorisée à poursuivre son activité au moins jusqu’au 7 juillet ; chômage partiel cher Ideal Standard France (ex-Porcher) (165 salariés), Ardam-Electrolux (600) et Béroudiaux (50).
FUMAY : en septembre, le groupe Nexans annonce la suppression de 53 emplois sur 258 (voir Aisne-Chauny).
HAUTES-RIVIERES : suppression de 22 emplois en mars 2009 chez Estamfor (groupe Farinia).
DONCHERY : fin mars, Delphi annonce 60 licenciements « sur la base du volontariat » (sur 354 salariés). Dans les années 90, l’entreprise a compté jusqu’à 750 salariés.
GLAIRE : liquidation d’Enia (202 salariés) le 7 janvier 2010. Deux projets de reprise sont encore à l’examen.

MARNE

SEZANNE : liquidation et fermeture en décembre 2009 de MAG Design (54 licenciements).
VITRY-LE-FRANÇOIS : 65 licenciements annoncés chez Salzgitter-Mannesmann (ex-SMP-Vallourec) (630 salariés) ; en avril, Kadan-Lamort (157 salariés) confirme un plan social de 33 suppressions de postes (départs volontaires).
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : 27 départs volontaires annoncés en août 2009 chez Grantil (80 salariés) ; 11 licenciements sur le site marnais de la Sopap (La Veuve).
EPERNAY : 38 suppressions de postes chez UTCh annoncées en mai 2009 (sur 86) ; la liquidation de Plysorol est prononcée en avril. En instance de rachat (95 emplois).
AŸ : PTPM, filiale de l’équipementier Trêves. Inquiétudes sur l’avenir du site (130 emplois) après la fermeture le 10 avril de la Sodimatex, autre filiale du groupe, à Crépy-en-Valois (Oise)..
MAGENTA : Cordier (groupe Lapeyre) annonce la suppression de 41 postes (sur 220) en septembre 2009.
REIMS : en mars, la direction du travail rejette un « plan de sauvetage de l’emploi » (!) qui prévoyait 45 licenciements chez Piper-Heidsieck (groupe Rémy-Cointreau) ; en mai 2009, fermeture de VMC (146 salariés). Environ 80 sont reclassés chez Reims-Boissons (ex-BSN).


Bellevret va fermer pour de bon

midilibre.com

mercredi 12 mai 2010

Ales. Salles-du-Gardon

La semaine dernière, le sort des 14 employés de Bellevret, en Cévennes, était encore incertain. Lundi, il était réglé : le licenciement n'est plus partiel, il est total. Les délégués du personnel, soutenus par leurs collègues d'ateliers, sont sortis dépités de la réunion exceptionnelle au siège social du groupe dans le Jura : « Ils ne nous ont pas vraiment laissé le choix. Tout était prêt », confie l'un d'eux. Les lettres de licenciement arriveront d'ici quelques semaines.

La solution envisagée dans un premier temps par le mandataire – l'entreprise étant en redressement judiciaire -, la suppression de neuf postes sur 14, devait permettre aux soudeurs de terminer les commandes de bennes en cours, et laisser le temps à un éventuel repreneur de se présenter. D'après un représentant du personnel, c'est peut-être ce qui est en train de se passer. Toutefois, seule la partie jurassienne du groupe serait sauvée dans l'opération. Toujours au chômage technique, les 14 employés ont donc convenu avec le mandataire, contre 1 500 € de prime, de terminer la vingtaine de bennes en cours, ou à fabriquer, avant la fermeture des portes du site cévenol.

Cette annonce est un nouveau coup dur pour l'économie du Pays grandcombien. Mais elle ne surprend qu'à moitié son président, Patrick Malavieille : « C'est un peu ce que je craignais, seul le site principal serait repris. Il peut fonctionner sans le nôtre, alors que l'inverse n'est pas vrai. » Aux Salles-du-Gardon, le licenciement des employés, « 14 drames personnels et collectifs de plus », fait suite au fiasco de PLF-Soreplast, un autre dossier douloureux. « Mais ce n'est pas parce qu'on aligne deux déconvenues qu'il ne faut plus prendre de risques. On ne baisse pas les bras, on ne tire pas un trait sur le développement économique du secteur. Il faut continuer », maintient Patrick Malavieille.

Qui attend d'avoir un contact avec le Pdg, Serge Robin, « pour connaître ses intentions », et prendre une décision : « Si Bellevret est décidé à nous rendre les clés de l'atelier, on doit vite trouver de nouveaux locataires pour ne pas perdre d'argent. » Chaque mois, depuis trois ans, l'entreprise reversait 13 000 € au Pays grandcombien pour la location de ses locaux dans le cadre d'un crédit-bail. Mais Bellevret n'a pas été en mesure de s'acquitter des dix dernières échéances. Patrick Malavieille n'entend pas faire oeuvre de charité. Construits à la demande de Bellevret, ces ateliers devaient devenir sa propriété au bout de 15 ans de location. Il en faudrait encore douze, au même tarif, pour que le Pays grandcombien n'y soit pas de sa poche. Mais d'autres entreprises ont fait savoir à la communauté de communes qu'elles étaient intéressées par les locaux.

Enfin, Patrick Malavieille veut voir comment repositionner les salariés de Bellevret sur le secteur. Si l'entreprise ferme ses portes pour de bon, le dossier Bellevret, lui, est loin d'être clos.

Romain GOULO


Keyria France

Source : France3 Bourgogne
15 avril 2010

Une manifestation a eu lieu jeudi 15 avril 2010 à Paris pour protester contre un vaste plan de licenciement.
Le Collectif Keyria France a manifesté à Paris, devant le siège du groupe Legris. Les salariés protestaient contre un plan de licenciement, suite au rachat de plusieurs filiales de Keyria par le groupe Legris. En Bourgogne, cela s'est traduit par la fermeture du site de Nolay, en Côte-d'Or.
L'entreprise Keyria fabrique des équipements pour les industries de la terre cuite.
Le tribunal de commerce de Paris a désigné vendredi 26 mars 2010 un repreneur pour les trois dernières filiales de Keyria qui étaient en redressement judiciaire.
New Ceric reprend notamment la filiale Ceric SA, ce qui a entraîné la fermeture du site de Nolay, en Côte-d'Or.
Au total, sur les près de 900 salariés de Keyria en France, seuls 300 sont repris par les nouveaux employeurs. Les 205 salariés du site de Nolay se retrouvent au chômage. La liquidation de l'usine bourguignonne était prévue au 10 avril 2010.
Les huit filiales avaient été placées en redressement judiciaire entre juillet et octobre 2009, alors que Keyria était en procédure de sauvegarde, après d'importantes annulations de commandes dès la fin 2008, une forte baisse d'activité depuis début 2009 et l'arrêt d'un projet de restructuration en raison d'une dégradation de ses marchés.


Les tensions chez Steelcase se poursuivent

Source : France3 Alsace
22 avril 2010

Le fabricant prévoit de se « désengager » de Marlenheim en transférant ses productions d'armoires métalliques et de plateaux de bureaux respectivement vers les usines de Wisches (Bas-Rhin) et Rosenheim en Allemagne, a confirmé la direction dans un communiqué. Annoncée mercredi à Strasbourg lors d'un comité central d'entreprise au siège de Steelcase International (monde hors Amérique du Nord), la fermeture de Marlenheim pourrait intervenir d'ici à la fin de l'année, a estimé Bruno Pannekoecke, délégué central CGT, précisant toutefois que le calendrier « n'est pas établi ».
Selon la direction, la mesure n'aboutira qu'à la suppression de 75 emplois, car elle prévoit la mutation de 97 personnes vers le site de Wisches et la création de 30 postes à Wisches et Sarrebourg (Moselle). Les licenciements seront plus nombreux car les mutations effectives seront moindres, ont en revanche estimé les représentants syndicaux. Travailler à Wisches, distant de 27 kilomètres, représentera un surcroît de déplacement qui portera l'aller-retour quotidien à plus de 100 kilomètres pour la majorité des salariés qui résident dans l'agglomération strasbourgeoise, a relevé M. Pannekoecke.
« Que les 97 suivent tous relève de la science-fiction », a renchéri Jean-Luc Braun, délégué central CFDT. L'entreprise mettra en place une navette de bus, a annoncé la direction. Selon la direction de Steelcase, la « crise sans précédent » du marché du mobilier de bureau impose le recentrage en Europe sur quatre sites spécialisés: Rosenheim et Durlangen en Allemagne, Wisches (produits métalliques) et Sarrebourg (sièges et panneaux) en France qui emploieront encore à eux deux 606 salariés.
Parmi les sites existants, Marlenheim était le plus exposé car il combine « deux produits sur deux technologies très différentes », a souligné Yvan Stehly, directeur administratif et financier de Steelcase International. L'an dernier, le groupe a vendu à d'anciens cadres une autre de ses usines alsaciennes à Rosenheim (composants métalliques). Steelcase International avait déjà supprimé 106 emplois en Alsace l'an dernier tout en recourant au chômage partiel qui ne suffit plus, selon la direction.
« Depuis, nos projections de marché ont conclu à un recul durable. En dépit des timides éclaircies pour l'économie en général, notre secteur d'activité s'installe dans la crise car il met traditionnellement plus de temps à repartir », a expliqué M. Stehly. Steelcase International a enregistré une baisse de chiffre d'affaires de 28 % l'an dernier hors effet de change, à 642 millions de dollars, ainsi qu'une perte de 35 millions de dollars dont la moitié résulte des charges de restructuration, a souligné M. Stehly. AFP


Les civils du bureau du service national voient arriver la fermeture avec craintes

La Voix du Nord, 10/04/2010
François GÉRIN

À l'été 2012, le bureau du service national fermera définitivement les portes de la caserne Vincent, où travaillent encore cent trente-quatre personnes. De cela, les quatre-vingt-seize civils en sont sûrs, depuis que la loi de programmation militaire 2009-2014 a fait une croix sur cet établissement. En revanche, pour ce qui est du reclassement des fonctionnaires et ouvriers d'État contractuels, l'incertitude plane. « Nous avions au départ un plan d'aide aux restructurations (le PAR) pour inciter certains personnels à quitter le ministère de la Défense et à trouver, avec des aides financières, d'autres emplois dans le privé, résume Claudine Manchuelle. Mais il est actuellement remis en cause, en raison des restrictions budgétaires », précise la secrétaire générale du syndicat CFDT-FEAE des personnels civils de la défense Nord - Pas-de-Calais-Picardie.

Lors de l'annonce du PAR, il semblait, en effet, acquis que les ouvriers d'État, frappés par les fermetures programmées et non-reclassés, pourraient bénéficier soit d'une pré-retraite, soit d'indemnités versées en plus des allocations chômage, afin de faciliter leur reconversion professionnelle. Or, toutes les demandes des personnels en ce sens sont, pour l'heure, refusées. « On ne s'y attendait pas », déplore Léo La Cancellera, qui travaille au SILT (service interarmées de liquidation des transports) qui a été pérennisé à Denain voilà quelques années.

Actuellement, la CFDT déplore qu'à « la logique militaire » se substitue « la restructuration financière » qui va fortement toucher le Valenciennois et le Cambrésis. Le transfert du BSN à Lille concernera ainsi cent dix personnes, « mais seuls cinquante-cinq postes seront à pourvoir sur critères sélectifs », observe Claude Manchuelle. De même, la dissolution totale de la base aérienne 103 de Cambrai va toucher quatre-vingt-dix civils et celle du CTAC de Lille, deux cent vingt, dont cent dix dès cet été. Sans oublier la direction des anciens combattants, qui sera supprimée en 2011, et où quatre civils sur vingt sont en cours de reclassement. « Au total, près de quatre cent cinquante personnels civils seront dans l'obligation de retrouver un emploi dans leur catégorie sous la menace d'un licenciement » insiste la représentante de la CFDT. Et même s'il est question d'installer à Cambrai un centre facturier des armées, tous les personnels ne pourront y être affectés.

Sans compter que ce CLIFA - dont les travaux n'ont d'ailleurs pas débuté - doit être opérationnel en 2012-2013. Que feront les personnels qui doivent y être affectés en attendant l'ouverture iront-ils temporairement à la BA 103 qui, elle aussi, doit fermer ? Quant aux cent dix « Valenciennois » du BSN, ils pourraient certes toujours frapper à la porte des collectivités locales pour espérer un reclassement, mais les emplois n'y sont pas légion. Bref, estimant que la réforme - « ne fait pas ses preuves », la CFDT demande de « suspendre les réformes et externalisations, qui mettent en péril les compétences nécessaires pour répondre aux besoins des armées. »


Thionville : Akers tient le piquet
Le Républicain Lorrain

26 mars 2010

Sept licenciements ont été annoncés à l’usine d’Akers, la dernière forge de Thionville. Sept sur 235 salariés, voilà qui pourrait paraître insignifiant… Mais pour des hommes qui vivent deux jours de chômage partiel hebdomadaire depuis le début de l’année, et voient avec gravité les carnets de commandes se vider, ça fait peur. «Sept aujourd’hui, combien demain ? », interrogent-ils. Tous comptaient sur le rapatriement de certaines activités de l’usine Akers de Fraisse en Loire, dont la fermeture avait été annoncée il y a quelques mois, pour rebooster les activités thionvilloises… L’annonce des licenciements a fait d’autant plus effet de douche froide.
Du coup, depuis mercredi, grève et piquet de grève ont été organisés aux portes de l’usine. Hier, des rumeurs de délogement sans ménagement ont circulé, mais l’ambiance s’est rapidement assagie, notamment grâce à l’intervention du maire de Thionville, Bertrand Mertz. Et si les hommes semblent vaincus, conscients qu’ils ne pourront pas aller contre ces suppressions de poste, ils demandent au moins à ce qu’on ne les laisse pas KO debout. La négociation de primes de licenciement, c’est tout l’enjeu de cette épreuve de force engagée avec le groupe suédois et son représentant local attendu aujourd’hui, Philippe Bello, directeur européen de la division Cylindres forgés.


La justice suspend le plan social chez Freescale

LEMONDE.FR avec AFP, 25 mars 2010

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse a prononcé, jeudi 25 mars, la suspension du "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE) de l'usine de composants électroniques Freescale. Le fabricant de composants électroniques avait annoncé en avril 2009 un projet de fermeture de son atelier de fabrication de Toulouse et  présenté en décembre un PSE prévoyant la suppression de 821 emplois, avec un début des licenciements en mai 2011. Selon l'avocat des syndicats, Me Jean-Marc Denjean, qui a lu aux syndicalistes la décision du juge obtenue au greffe du tribunal, le juge des référés a estimé qu'il y avait eu "un trouble manifestement illicite dans la mise en œuvre du PSE".

Me Denjean avait plaidé le 19 mars pour la suspension, estimant que le PSE était "vide de toute mesure de reclassement interne" et comprenait des "mesures financières discriminatoires". Du côté de la direction, on plaidait l'absence de "danger imminent", soulignant que Freescale avait volontairement annoncé longtemps à l'avance un PSE comprenant "un volet considérable en faveur du reclassement de tous les salariés".

POUR LA DIRECTION, DES INVESTISSEMENTS HORS DE PORTÉE

Les deux camps doivent s'affronter le 1er avril devant le TGI sur le fond du dossier, l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC réclamant "l'annulation du PSE". Les syndicalistes mettent en cause "l'absence de justification économique" du PSE. La direction explique que les galettes de silicium porteuses de microprocesseurs de Toulouse sont obsolètes et qu'une mise à niveau impliquerait des investissements hors de portée.

Avant d'être rachetée en 2006 par un groupe américain, basé à Austin (Texas), l'entreprise appartenait à la firme Motorola, qui a décidé d'implanter à Toulouse, en 1968, son premier site de fabrication de composants électroniques hors des Etats-Unis. Spécialisé dans la fabrication de puces pour les marchés de la téléphonie et de l’automobile, le complexe du Mirail a déjà connu deux plans de départs volontaires depuis 2007 : 210 postes ont déjà été supprimés, à la recherche et développement et à la production, puis 170 autres essentiellement en production


Les 118 salariés de PCT menacés de licenciements et de fermeture du site sont en lutte depuis plus d'un mois

PCT( Produits Céramiques de Touraine à Selles sur Cher , fabriquant de bac à douche , lavabos , etc.)

Mercredi 24 mars 2010 3

Blog CGT Philips EGP Dreux

En effet c’est l'information que vient de communiquer la direction du groupe Sanitec au comité d'entreprise le 17 février 2010 dernier.

Je rappelle que nous avons été rachetés par le groupe Sanitec en 1999, ce groupe est présent dans 17 pays différents dont la Russie, l’Ukraine et la Pologne.

Dans une situation de crise financière mondiale, qui sert d’alibi à la régression aux suppressions massives d’emplois dans le public comme dans le privé. SANITEC le groupe assassin de l’emploi, actionnaire de Allia, Leda et  PCT en France pèse 998 millions d’euros, ce groupe qui ferme des usines en France et qui investis en Europe de l‘Est et en Chine. Ce groupe qui a licencié 1400 salariés en Europe dont 480 en France en 2 ans. Ce groupe qui a délocalisé notre production porcelaine en 2006 et par la même occasion licencié 100 personnes la même année. 352 emplois en moins en l’espace de 8 ans à Selles sur Cher. Ce groupe de fonds de pensions Finlandais investi dans les fermetures de sites en créant la misère au lieu d’investir dans les outils de productions. 

PCT usine céramique, cette entreprise au savoir faire connu et reconnu de tous, dans notre région, partout en France et en Europe a structuré la vie sociale et l'activité économique d'une importante partie du sud de la Région Centre depuis des décennies. A nouveau les salariés de PCT sont menacés par les exigences de rentabilité des actionnaires, qui cette fois ci, envisagent purement et simplement de rayer de la carte presque un siècle d’existence. Rayer de la carte une entreprise, mettre au chômage ses salariés et créer un désastre économique et social.

Actionnaires Assassin, vous fermez l’entreprise après avoir fait travailler les salariés comme au moyen âge, après avoir contaminé et empoisonné tous ses salariés de Silicose. La plupart des retraités de PCT vivent aujourd’hui avec des appareils respiratoires.

 A nouveau, la soif de profits des dirigeants de ce groupe qui n'ont que faire des humains et des activités industrielles, entendent réaliser cette énième restructuration en liquidant cette fois ci la marque de renom, les savoirs faire qui ont placé PCT parmi les marques leader dans le secteur du Sanitaire. Depuis la fin des années soixante dix, les salariés de PCT ont subi les assauts répétés des grands groupes qui se disputent les prises de contrôle des Entreprises Françaises, passant d’un effectif de mille salariés en 1972 à 118 aujourd'hui.

Ce Jeu diabolique orchestré par un groupe de délinquants de la finance, avec l'aval des Pouvoirs Publics a conduit à des absorptions, fusions, cessions de l'entreprise et de son personnel, à des centaines de licenciements, à des délocalisations de productions et même à des abandons au profit d'autres grands groupes qui se disputent le marché du Sanitaire. Après avoir vidé les caisses de PCT, transféré son chiffre d’affaire et son savoir faire vers Allia et la Pologne, ces différentes opérations financières sont à l'origine du recul des capacités de productions et à occuper le créneau du haut de gamme et la capacité du Site à proposer une plus grande diversité de produits en grés, porcelaine et matériaux composites.

Les choix arrêtés par ce groupe de bandits ont affaibli l'entreprise, fragilisé les salariés et amputé lourdement le niveau social. Dans cette course folle du fric pour le fric pour une poignée d’actionnaires affamés, la céramique de Selles/cher et son personnel, serait condamnée à disparaître à rejoindre le cortège des millions d'hommes et de femmes privés d'emplois, sacrifiés sur l'autel du profit. Fermer notre usine mais continuer à utiliser la marque Selles, cette marque qui porte le nom de la ville de Selles sur Cher, verra ses produits fabriqués en Pologne et en Chine

On nous dit que notre société n’est plus compétitive, que nous fabriquons trop cher en France, que les coûts salariaux à Selles sur Cher sont à 23,50, contre 5,80 en Pologne. Pourquoi pas en Afrique Noir à 1€ par jour. Peut être un jour ça sera travail contre nourriture pour satisfaire la gourmandise des financiers. 

Comme beaucoup d'autres groupes, ils avancent comme argument la concurrence avec les Pays de l'Est et le coût des Productions sur le site !, que les salariés de PCT gagnent trop cher par rapport à leurs collègues des autres sociétés.

Pour préserver les emplois, nous nous sommes sacrifiés corps et âmes, acceptant la pénibilité, la poussière les bas salaires, Les salariés de PCT ont vu leurs salaires fondre comme neige au soleil, leurs conditions de travail se dégrader avec une accentuation de la pénibilité, et l’effondrement des garanties sociales.

Sacrifiés 13 jours RTT en 2001.Cela n a pas empêcher les licenciements. Ils ont profités des aides publics pour engraisser les actionnaires au détriment des investissements. Ils ont affaiblies la société en dépouillant son actif en 2006. Ils ont mis à mal PCT en délocalisant des milliers de pièces tous les ans. Même Les bâtiments et terrains sont en vente depuis un 2 ans.

Ils ont démonté, ferrailler les machines dans les étages sous prétexte, d’une usine propre visuelle comme ils disent, alors que la Sté a besoin d’investissement.

Les salariés qui ont produit les richesses de cette entreprise de renom ont vu celles ci détournée de sa vocation 1ère PRODUIRE PRODUIRE, à simplement organiser les délocalisations de productions et la progression constante des dividendes versés aux actionnaires.

Tous les plans anti sociaux imposés aux salariés, cette casse sociale et industrielle qui coûte cher aux communes et aux départements qui ont dû verser pas mal d’argent pour aider les victimes de ces suppressions d'emplois.

Sanitec n'a pas fait partie pourtant des oubliés de l'attribution des aides publiques, des exonérations de cotisations sociales et fiscales durant toutes ces années. Dans le même temps, le gouvernement et le MEDEF rejettent toute idée d’un autre partage des profits. Ils bloquent ainsi toutes mesures empêchant la délocalisation ou fermeture d’entreprise. Alors que les délocalisations, les plans de licenciements et les mises en chômage partiel, s’intensifient, dans de nombreux secteurs d’activités, empêchant l’embauche de milliers de jeunes dans des emplois utiles à la population.

QU'ONT-ILS FAIT DE TOUS CES FONDS ?

Pourquoi le gouvernement ne met pas en place une conditionnalité à ses aides. Rembourser l’argent public en cas de délocalisation ou de fermeture ?

DES DIZAINES D'ANNEES DE PROFITS PASSES AUX OUBLIETTES

Les vingt cinq pages remises aux élus du personnel pour justifier cette annonce font totalement abstraction de la prospérité du Groupe et du Site de Selles durant des années comme il n'est absolument pas question des atouts du Site et du savoir faire de ses salariés.

SCANDALEUX

Il n'y a pas d'autres mots pour qualifier cette véritable escroquerie orchestrée par les délinquants dirigeants de ces groupes qui affament les salariés, pillent l'argent public et les territoires.

PCT DOIT VIVRE ET SE DEVELOPPER

Les salariés refusent cette casse industrielle de l'emploi, ce gâchis humain et financier. Appellent les commerçants et la population à nous soutenir, à s'engager dans la lutte pour mettre en échec cette destruction programmée.

Notre volonté c’est d’agir, de proposer d’autres choix et de résister ! Nous ne laisseront pas la logique financière plomber les vrais investissements dans l’emploi. Alors que des milliards d’euros sont trouvés pour les banques et les multinationales, les salariés de nos industries considèrent qu’ils n’ont pas à payer la note de la situation actuelle. Cela nous conduit à demander, avec les salariés, la mise en œuvre de véritables projets industriels qui garantissent le développement, pérennisent les activités, l’emploi et la priorité, nous demandons de : stopper cette fermeture d’usine et d’investir dans l’outil de productions

Tous ensembles, unis et déterminés, les Salariés de l'entreprise et la Population nous pouvons les battre et imposer le maintien de ce fleuron des productions françaises du Sanitaire. La CGT mettra tout en œuvre pour s'opposer à la stratégie des actionnaires du Groupe Sanitec.

Nous utiliserons tous les moyens, recours en justice, l’intervention d'experts comptables dans la procédure, Mobiliser les politiques jusqu’à aller frapper à leur porte s’il le faut.

Face à cette situation, nous salariés, estimons nécessaire de poursuivre et d’amplifier la mobilisation. Nous appelons  les politiques et ceux qui nous gouvernent, ceux qui viennent nous chercher au moment des élections à agir massivement, agir efficacement pour nous aider à préserver notre emploi. Il y a urgence, stopper cette hémorragie, refuser la fermeture de notre site. Nous nous battons depuis le 17 février dernier, nous avons écris et lancé un cri d’alarme au préfet, au ministre de l’industrie Mr ESTROSI, à Mr NOVELLI, à Christine Lagarde ministre de l’économie et des finances, mais toujours pas de réponse. Même le Préfet n’a pas le temps de nous recevoir avant le 11 mars prochain.

Nous lançons  un appel solennel aux président SARKOZY, le Président du pouvoir d’achat, le Président de l’emploi, le président garant de la vie rurale. C’est ce qu’il avait dit au moment des élections présidentiels.  M. Le Président aux noms des 118 salariés qui vont être licenciés, aidez nous à préserver notre industrie, car le reclassement va être difficile, la moyenne d’âge est de 49 ans, la moyenne d’ancienneté est de 24 ans. 80 % des salariés sans formation initiale. Nous voulons que cette société vive et face vivre ses salariés. Défendez notre emploi et empêcher le départ des productions en Pologne.

ILS VEULENT CASSER, LIQUIDER NOS EMPLOIS, NOUS DEVONS EXIGER DE CONTINUER A VIVRE AVEC NOS FAMILLES ET TRAVAILLER A SELLES SUR CHER

Les dirigeants de ce groupe n'ont que faire des salariés, ils nous montrent tous les jours qu'ils n'ont d'intérêt aux activités industrielles qu'à la seule condition que tous les ans les actionnaires puissent s'en mettre plein les poches.

OU EST DONC LA RESPONSABILITE SOCIALE DES ENTREPRISES ET CELLE DE L'ETAT ?

Le marché français du Sanitaire est loin d'être satisfait malgré la concurrence, les pratiques commerciales douteuses qui s'exercent. PCT peut reprendre toute sa place à condition d'investir dans l'outil de travail les hommes et  la formation. A condition aussi de miser sur la diversification des productions, d'utiliser toutes les capacités qu'offre le Site 15 hectares de surfaces disponibles, des locaux à perte de vue sur 3 étages et de miser sur le social et l'humain.

Notre bataille continue, une baisse de rythme de 30%, un débrayage prévu le vendredi 19 03 à 10 avec une assemblée générale dans l’usine,

Nous allons manifester devant l’ambassade de Suède à la fin du mois, et nous serons en tête de cortège le 23 mars à Romoranin.

Beaucoup de rencontre avec les Politiques en cette période électorale. Mais moi je ne fais pas confiance aux Politiques qui gèrent le pays depuis 50 ans, ils ont rien fait avant, alors pourquoi il ferait mieux maintenant.

Pour la CGT PCT :Sghir EL HARIM

Par CGT PHILIPS EGP DREUX


Des pertes industrielles presque irrémédiables

lesechos.fr,  09mars 2010

Sur un territoire assommé par les effets de la crise et de la mondialisation, la région a investi dans l'aide à l'innovation et dans la formation d'une population souvent sous-qualifiée. Mais cela s'est fait au prix d'une très forte hausse de la pression fiscale.

Guillaume ROUSSANGE

De notre correspondant à Amiens.

La Picardie est encore groggy. Les annonces de 800 suppressions d'emplois à l'usine Goodyear d'Amiens, de la fermeture de l'usine Continental de Compiègne (1.300 salariés) ou de celle de l'usine Nexans à Chauny (220 salariés, Aisne) ont porté des coups très durs à l'appareil de production. Elles ont renforcé le sentiment d'une désindustrialisation inéluctable de la région. Très médiatisées, ces restructurations n'ont pourtant été que l'écume d'une vague, beaucoup plus forte, qui a atteint le tissu des PME-PMI, d'abord orientées vers la sous-traitance.

Le taux de chômage est reparti en flèche. Il est désormais de 11 % sur l'ensemble de la région, soit son plus haut niveau depuis dix ans. L'Aisne est à 13 % et l'Oise, d'habitude moins touchée du fait de la proximité de Roissy et de la région parisienne, est à 9,4 %. La région, qui refuse de croire à la fin de l'industrie picarde, a musclé ses actions en faveur de l'enseignement, des centres de transfert de technologie ou des pôles de compétitivité. Depuis 2004, 305 millions d'euros ont été déversés dans le développement économique. Cette politique a commencé à se faire sentir avec l'installation de deux nouvelles écoles d'ingénieurs dans l'Oise ou la création d'un banc d'essais ferroviaire high-tech dans la Somme.

Cette stratégie de développement a nécessité une forte augmentation des interventions de la collectivité. Entre 2005 et 2009, le montant (en euros par habitant) consacré aux lycées a augmenté de 90 %, de 40,5 % pour la formation professionnelle ou de 45 % pour les TER.

Un « hold-up fiscal » dénoncé

Pour financer ses actions et compenser les transferts de charge de l'Etat, le conseil régional a commencé fortement augmenté la pression fiscale. En cinq ans, le taux des impôts directs régionaux a bondi de 36,9 %. La chambre régionale des comptes s'est en émue en octobre dernier. «  Les marges de manoeuvre de la collectivité se sont réduites depuis 2007, tant pour les dépenses d'investissement que pour les ressources de fonctionnement, du fait d'une pression fiscale globale soutenue », signalent les juges financiers. Des observations qui apportent de l'eau au moulin de Caroline Cayeux. La maire de Beauvais, chef de file de l'UMP, n'a eu de cesse, durant la mandature, de dénoncer « hold-up fiscal opéré par la gauche sur les Picards ».

La majorité a toujours gardé son sang-froid. Sa politique économique n'a rencontré que peu d'opposition. Le constat des faiblesses régionales, en particulier le déficit de formation de sa population, est largement partagé. Et les solutions mises en oeuvre pour faire évoluer le tissu économique vers des secteurs à haute valeur ajoutée (biomatériaux, énergies vertes…) font consensus. La seule voix franchement discordante qui s'est fait entendre pendant la mandature est celle du communiste Maxime Gremetz. Le député picard a régulièrement pointé du doigt «  les renoncements de la majorité socialiste vis-à-vis des subventions accordées aux multinationales, principales responsables des licenciements ».


Seize salariés menacés de licenciement économique à la société Arpadis de Gondecourt

3 mars 2010, source : La Voix du Nord

Trois ans après la reprise des établissements Catry par le groupe belge Arpadis, 16 travailleurs sont aujourd'hui menacés de licenciement économique sur le site de Gondecourt qui en compte 43. 7 autres devraient être transférés en Belgique, sur le site de Manage.
La direction évoque les effets de la crise. En novembre 2009, le comité d'entreprise avait mandaté un expert comptable pour connaître la situation exacte de la société. Depuis novembre, l'expert n'a toujours pas reçu la moitié des documents demandés. Pour les obtenir, les salariés se sont mis en grève pendant une semaine, et la société a promis de fournir les documents. L'expert, lui, n'a toujours rien obtenu, alors qu'il doit présenter un rapport devant le comité d'entreprise le 9 mars...


Plan social chez Etirex (02)

Source : www.lunion.presse.fr (L’Union Champagne Ardenne Picardie)
27 février 2010

Les ouvriers de l'usine Etirex de Noyan-et-Aconin (02) ont appris que le groupe Chromalox, auquel l’usine Etirex appartient, prévoit un « plan social » avec le licenciement de 26 salariés sur 140 employés.
Cette usine, qui fabrique des composants pour l'industrie pétrolière, a été rachetée par un fonds de pension de la deuxième banque américaine, JP Morgan Chase, dont Chromalox est une composante.
Un comité d'entreprise extraordinaire, qui devait se tenir ce mercredi 3 mars, a été reporté au 10 mars. La direction d’Etirex n’a toujours pas remis les documents comptables qui permettraient au CE de donner son avis sur ces licenciements.
Les ouvriers d’Etirex et leurs représentants syndicaux soupçonnent le revente de leur usine. Ils pensent que les licenciements sont prévus pour attirer un repreneur.


Villefranche-de-Rouergue : 19 postes supprimés aux Fromentiers de France

Source : ladepeche.fr 
27 février 2010

A Villefranche-de-Rouergue, les plans de suppression d'emplois se succèdent. Après l'abattoir de canards gras Avi d'Oc (24 licenciements à la veille de Noël), MBIA (disparition de l'entreprise et de ses 14 emplois), l'imprimerie Grapho 12 (8 licenciements), c'est au tour des Fromentiers de France d'engager un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avec la suppression de 19 postes de production et de logistique sur la Boulange des Bastides à Farrou.
Ce plan doit être présenté lundi après midi par la direction au comité d'entreprise.
La Boulange des Bastides emploie 170 personnes : ce plan toucherait donc plus de 10  % de l'effectif. Il fait suite à la cession ou la fermeture, ces dernières semaines, d'une vingtaine de magasins.


ZF Lemförder Mécacentre à Saint-Etienne

26 janvier – source : leprogres.fr

Les salariés de ZF Lemförder Mécacentre à Saint-Etienne occupaient leur usine depuis le 19 décembre suite à l’annonce par la direction de 55 licenciements, ie un salarié sur cinq. Les salariés refusaient la logique de négociation du plan social, et voulaient préserver l’emploi coûte que coûte. Sur les 277 salariés du site, 95 % se sont mis en grève illimitée.
Après une semaine de grève, le 26 janvier, la direction de l’entreprise a retiré le plan social. ZF Lemförder Mecacentre est une entreprise sous-traitante de constructeurs automobiles allemands (BMW et Mercedes).


Total, fermeture de la raffinerie des Flandres : 780 emplois supprimés

25 janvier – source : rue89

Le groupe pétrolier Total prévoit la fermeture de sa raffinerie des Flandres, près de Dunkerque (Nord), où travaillent 780 personnes dont 400 sous-traitants. Selon La Tribune, le groupe va convertir le site en dépôt de carburant, et emploierait entre 30 et 50 personnes.


Fermeture du bureau français de AOL : 100 salariés licenciés

12 janvier – source : universfreebox.com

Le bureau français d’AOL, fourniture d’accès à internet, spécialisé dans le bas débit, va fermer. Conséquence : une centaine de salariés licenciés en France, 2 500 au niveau mondial.


27 licenciements à Tourlaville chez Socoval

11 janvier – lamanchelibre.fr

27 salariés sur 59 devraient être sacrifiés par l’usine de confection textile Socoval à Tourlaville (à côté de Cherbourg), selon le « plan social » annoncé le 4 janvier par la direction.


Liquidation judiciaire de l’entreprise de confection Racineux Production, à GENESTON

Source : PresseOcean.fr, octobre 2009

Fin 2008, la société Racineux, spécialisée dans le prêt à porter masculin, employait 176 salariés. Rachetée en 1997 part le groupe Retz Participation, elle enregistrait l’année dernière son meilleur chiffre d’affaires, avec 4,8 millions d’euros.
Cela n’a pas empêché sa mise en redressement judiciaire en mai, puis la décision du Tribunal de commerce de Nantes de liquider l’entreprise le 23 octobre, après six mois de mise en observation.


Licenciements chez Rexam

23 octobre 2009, source : Lutte Ouvrière

La société Rexam, groupe international possédant 160 usines dans le monde, est spécialisé dans l’emballage plastic et métal des boissons, la pharmacie et les cosmétiques.
Affichant des résultats extraordinaires en 2008 avec un bénéficie de plus de 400 millions d’euros, Rexam a décidé de licencier et de fermer des sites de production.
Elle vient d’annoncer le licenciement de 96 personnes sur le site de Simandre en Saône-et-Loire qui compte 420 salariés, et la fermeture du site de Gravelines dans le Nord mettant au chômage 140 personnes.


Fermeture d’Azur Chimie à Port-de-Bouc

Source : La Provence.com, 21 octobre 2009

ICIG, la holding qui détient la société Azur chimie a annoncé la fermeture du site de Port-de-Bouc pour le 31 décembre. Cette fermeture met 100 salariés à la porte.


Plan social chez JB Martin à Fougères

Source : Ouest France, 18 octobre 2008

JB Martin, entreprise de confection de chaussures, vient d’annoncer un « plan social » supprimant 70 emplois sur les 136 du site de Fougères.
Le 16 octobre, les salariés de JB Martin défilaient dans les rues de la ville pour protester contre la délocalisation de la production en Chine.
Quant au Président de JB Martin, Claude-Eric Paquin, il estime qu’il pourrait y avoir un « projet de reconversion » du site…


Dreux (Eure-et-Loir) : fermeture de l'usine Philips EGP : 218 licenciements

23 septembre 2009

Spécialisée dans la fabrication de téléviseurs à écran plasma, l'usine avait supprimé 350 emplois en 2005 et 279 en 2008.
Une autre filiale du groupe, Philips LG, spécialisée dans la fabrication de tubes cathodiques avait fermé ses portes en 2006 à Dreux. 1.300 emplois entre 2004 et 2006 avaient été supprimés.

source : cocomagnanville.over-blog.com/


Pontcharra (Isère) : les 25 salariés de l’entreprise de mécanique Constructions mécaniques Bernard licenciés du jour au lendemain

31 juillet 2009

Les 25 salariés de l’entreprise Constructions mécaniques Bernard licenciés ont appris par une note interne le vendredi 24 juillet qu’ils étaient licenciés sur le champ, à cause de la liquidation judiciaire de leur entreprise.
L’avocat du PDG de la société estime que les formes ont été respectées !

Source : lepoint.fr


Samro, Nort-sur-Erdre

mercredi 29 juillet 2009

La direction du groupe Samro, fabricant de remorques, annonce un plan social, en estimant qu’il y aurait 20 % d'effectif en trop sur l'ensemble de ses sites en France.
Depuis le 6 juillet, et après plusieurs mois de chômage partiel, le site nortais de la Samro qui fabrique des remorques et semi-remorques a perdu la ligne de fabrication « remorque », sa principale activité. Cela se traduit par un volume de travail pour trente personnes, sur la centaine du site de Nort-sur-Erdre.
Les salariés ont appris à l'issue du CCE du 22 juillet que le groupe Seg-Samro entendait se séparer de 20 % de ses effectifs, soit environ 100 licenciements sur les 574 du groupe : 260 à Fontenay-le-Comte, en Vendée (siège social) ; 115 à Balbigny, dans la Loire, et le reste à Nort.

Source : presseocean.fr


Fermeture de l’usine ESK Ceramics à Bazet (Hautes Pyrénées)

16 juillet 2009

Lors d’un comité d’entreprise, la direction de l’usine ESK Ceramics de Bazet (Hautes-Pyrénées) a confirmé la fermeture du site au mois de novembre 2009. 97 emplois vont être supprimés. Les salariés entament une grève illimité pour demander une prime de licenciement plus importante.
Pour les 97 employés de l’usine qui se retrouveront au chômage, un bras de fer va s’engager avec la direction allemande de l’usine, afin d’obtenir une prime de licenciement de 45 000 euros, contre les 15 000 euros proposés actuellement. Les salariés ont décidé d’entamer une grève illimitée.
La direction veut poursuivre l’activité jusqu’en novembre. Après quoi, la production et les machines seront transférées vers l’Allemagne. Le groupe mère d’ESK Ceramics, Ceradyne, justifie cette décision par une volonté de réduire les coûts face à la crise économique.

Source : tarbesinfo.fr


MBF Technologies, Saint-Claude (Jura) : 166 licenciements secs

Le 09 juillet 2009

La direction de MBF Technologies, sous-traitant automobile, annonce en comité d'entreprise extraordinaire, la suppression prochaine de cent soixante-six emplois à Saint-Claude (Jura).
Depuis mars 2009, les 546 salariés restant à Saint-Claude, contre 800 environ il y a deux ans, chôment à raison de trois semaines par mois.
La direction a tenté d’imposer un accord sur le passage aux 35 heures, rejeté par un référendum organisé au sein de l'entreprise : les salariés ont voté massivement contre. Par mesure de rétorsion, la direction de MBF Technologies a donc décidé de licencier 166 salariés.

Source : le progres.fr


Mahle, à Seboncourt (Aisne), 10 licenciements

6 juillet 2009

L’équipementier automobile Mahle qui emploie 160 salariés a décidé de supprimer 10 emplois, malgré l’ouverture d’une nouvelle ligne de production sur le site.

Source : aisnenouvelle.fr


Papeteries Etienne à Arles : 109 licenciements

24 juin 2009

International Paper, géant américain du papier (60 000 salariés, 19 usines dans le monde, 57 millions de bénéfice net en 2008) a annoncé aux représentants du personnel, la possible fermeture du site d’Arles dès novembre 2009, site spécialisé dans la fabrication de cartons d'emballage à partir de papiers recyclés.
L’usine emploie 109 salariés. La direction a prétexté en Comité d'établissement, la crise mondiale de surproduction et la chute des prix de vente sur un marché concurrentiel, malgré trois périodes de chômage partiel subies par les salariés.

Source : laprovence.com


Papeteries de Malaucène, 211 licenciements

24 juin 2009

Le Tribunal de grande instance de Carpentras a rejeté la demande de suspension du plan social des Papeteries Malaucène, propriété du groupe américain Schweitzer-Mauduit. Ce sont 211 licenciements qui se préparent avec la fermeture de cette usine.

Source : laprovence.com


Michelin annonce la suppression de 1 093 postes

17 juin 2009

la direction de Michelin annonce la suppression de 1 093 postes, en affirmant qu’il n’y aura pas de licenciements !
dans les faits, ces suppressions d’emplois se répartissent de la manière suivante : 340 postes sur 1 300 à Tours, 477 postes sur 1 400 à Montceau-les-mines (Saône-et-Loire), 276 postes à Noyelle-les-Seclin (Nord) où le site sera fermé.
Les ouvriers de Noyelle-les-Seclin se verront proposer des postes à Clermont-Ferrand…
Michelin va également proposer à 1 800 salariés des mesures de « départ volontaire ».

Source : leparisien.fr


Michelin toujours

20 juin 2009

Dans le même temps il prévoit se supprimer près de 3 000 emplois en France, Michelin annonce l’ouverture d’une usine en Inde, pour un investissement d’un montant d’un milliard d’euros sur dix ans.

source : info.france2.fr


Chaffoteaux : la direction d’ATG, propriétaire de la marque, « hésite » entre deux plans de licenciements… Ploufragan (Côtes d’Armor)

19 juin 2009

La direction d’Arsiton Thermo Group, propriétaire de l’usine Chaffoteaux à Ploufragan (Côtes d’Armor), a annoncé en Comité central d’entreprise, un projet de restructuration qui se soldera par 149 ou par 207 licenciements.
Dans le premier cas, ATG exige des pouvoirs publics des exonérations d’impôts et des investissements lourds de la communauté d’agglomération pour s’établir dans un nouveau site. Dans le deuxième cas, seuls resteront 41 salariés en R&D…

Source : letelegramme.com


La papeterie de Novillars (Franche-Comté) va fermer : 69 licenciements

17 juin 2009

Le groupe Otor, détenu par un fonds de pension américain, a annoncé la fermeture de la papeterie de Novillars (Franche-Comté) qui emploie 69 salariés.

Source : macommune.info


Arudy (Béarn) : l’usine Thyssen Krupp ferme

13 juin 2009

Depuis 2006, Thyssen Krupp avait annoncé son intention de fermer l’usine d’Arudy (Béarn), où on fabriquait des pièces pour l’automobile. C’est chose faite : le groupe a rompu les négociations avec le seul repreneur qui s’était présenté. Cette fermeture se traduit par 69 suppressions d’emplois.

Source : france3.fr