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Chronique des licenciements et fermetures de sites industriels en France depuis juin 2009 (non exhaustif...) Dégradation de l'emploi en France en septembre Par Olivier
Auguste
Le nombre de demandeurs d'emploi dans les catégories A, B et C a augmenté de 28.300 en un mois en métropole pour s'établir à 3,992 millions. Un record depuis juin 1999. Quatre millions ou presque. En hausse de 28 300 en septembre (+ 0,7 %), le nombre de chômeurs dans les catégories A, B et C les trois principales revient à un niveau jamais vu depuis plus de onze ans. Mois après mois, sans exception, il n'a cessé de monter depuis mi-2008, et a augmenté de quasiment un million depuis cette date. Encore ces chiffres, publiés mardi soir par la Dares (ministères du Travail et de l'Économie) et Pôle emploi, ne concernent-ils que la métropole ; il faut y ajouter environ 250 000 chômeurs dans les Dom. Pour la seule catégorie A (demandeurs d'emploi n'ayant exercé aucune activité au cours du mois), la tendance est moins exécrable : avec 4 600 chômeurs supplémentaires (+ 0,2 %), septembre est le deuxième mois d'affilée de hausse, après deux mois de baisse en juin et juillet. Ce qui permet à Christine Lagarde, la ministre de l'Économie et de l'Emploi, de répéter mot pour mot son commentaire du mois précédent : cette hausse limitée «n'interrompt pas la tendance à la stabilisation du marché du travail». Ces indicateurs apportent en tout cas deux
confirmations. D'abord, les effets de la crise sont loin d'être
terminés en matière d'emploi. Ensuite, l'écart va croissant entre
le nombre de chômeurs de catégorie A, dont la progression n'est
plus aussi spectaculaire que fin 2008, et le nombre de chômeurs en
catégories B et C (ayant exercé une activité réduite). Cela
signifie que les créations d'emplois qui, malgré tout, existent,
concernent surtout les «petits boulots», CDD courts et autres
emplois intérimaires. Des données cohérentes avec celles d'autres
sources comme les Urssaf. À Bercy, on rappelle que c'est
classiquement par ce type d'emplois que s'amorce toute reprise du
marché du travail. Dans le détail, la progression du chômage reste très inquiétante pour les plus de 50 ans (+ 18 % en un an) et pour les chômeurs de longue durée. Près de 1,5 million de personnes sont inscrites en catégorie A, B ou C depuis plus d'un an, soit 37 % des demandeurs d'emploi. L'«ancienneté moyenne» à Pôle emploi est de 432 jours, soit une hausse de 39 jours en depuis septembre 2009. Seule bonne nouvelle, le chômage des jeunes recule de 1,5 % en un an. Il faudra «aller plus loin», a lancé Laurent Wauquiez, mardi à l'Assemblée. Pour cela, le secrétaire d'État à l'Emploi mise sur de nouveaux efforts en matière d'« apprentissage». Et, refusant d'«opposer l'emploi des jeunes et des seniors», il veut développer «le tutorat». Autant de points qui devraient rapidement se retrouver à l'ordre du jour de discussions entre partenaires sociaux et exécutif, même si la forme reste à préciser. On notera enfin que les effectifs des catégories D (bénéficiaires d'un stage, d'une formation, d'une convention de reclassement ou d'un contrat de transition) et E (emplois aidés) progressent eux aussi, et plus vite que la moyenne. Le bond est même de 40 % en un an pour les contrats aidés. Les pouvoirs publics mentionnent généralement peu ces inscrits à Pôle emploi moins nombreux et non tenus de rechercher immédiatement un emploi dans leurs commentaires. Mais l'addition des catégories A à E, en métropole et dans les Dom, frôle les 5 millions de demandeurs d'emplois. Cinq suicides de plus chez Orange-France Télécom Novembre 2010 On vient de l’apprendre, il y a eu 5 suicides de plus en 15 jours chez France Télécom/Orange. Silence de la presse alors que Sarkozy jure qu’il fait des concessions sur la « pénibilité au travail ». Après 37 suicides en 2009, il y a eu 9 suicides début 2010. Et 5 encore. Rien n’a changé dans l’ex-plus belle entreprise publique de France ratiboisée pour le compte de ses actionnaires. Le PDG Lombard est à l’écart, bien payé, ni jugé, ni sanctionné. Le nouveau PDG Richard fait du bla-bla. Comme si on ne savait pas que tout le mal vient de la privatisation, de la suppression de 60 000 postes, de la destruction des filières et carrières professionnelles garanties et négociées. Une étude du cabinet « Technologia » avait décrit la situation l’an passé. Atmosphère d’enfer. « Les orientations, elles changent tout le temps, donc on attend avant de faire les choses. » « Je n’ai pas vu mon N +1 durant un an. Il était en attente de réorganisation ». « Plus rien n’est piloté, tout le monde le sent et le sait ». « Les gens gardent jalousement et avec agressivité leur travail : « Cela ne te regarde pas »… et d’autres sans travail essaient de s’approprier le travail des autres ». « Les applications, c’est l’enfer : déjà il faut savoir laquelle il faut utiliser, ensuite, il faut comprendre comment l’utiliser. » « Cette application, ils l’ont améliorée… c’est encore pire qu’avant ». « Les outils informatiques ne sont pas validés par des ergonomes. Les interfaces homme/machine sont médiocres, de construction obsolète » « S’il se passe une semaine sans panne informatique, c’est le paradis ! » « Pour les promotions, c’est tout du convenu, c’est incroyable, c’est à celui qui fera de la lèche ». « La vente forcée on n’est pas censés la faire… Mais dans les faits, on nous incite tout le temps à en faire : placements, placements, placements… » Le rapport de l’Inspection du travail a été envoyé au Parquet, en raison de « la mise en danger délibérée » de la vie d’autrui, pour « homicide involontaire par imprudence ». Mais placardisations, harcèlements, mobilités forcées, notations arbitraires ont continué. Il faut virer toute la direction responsable de ce désastre pour que ça s’arrête et rétablir des conventions collectives qui garantissent l’emploi et la carrière. Mais ce n’est pas le genre du patronat ni du gouvernement qui viennent de supprimer la Médecine du travail plutôt que de pousser à négocier des conventions collectives qui freinent la pénibilité mentale et physique au travail. Dans la loi UMP contre la retraite à 60 ans, ils ont introduit en première lecture, à l’Assemblée nationale, un « cavalier parlementaire », l’amendement 730, qui abroge les alinéas 2 et 4 de l’article 4622 du Code du travail. Ainsi l’appellation « médecins du travail » et l’allusion (fragile) à leur « indépendance » ont été supprimées : il y aura bientôt des « intervenants en santé » moins qualifiés et non protégés, soumis aux employeurs pour « trier » comme des bestiaux, au « cas par cas », les salariés qui pourront être « réformés » à 60 ans sans aller directement du boulot au tombeau. Travailler jusqu’à 62 et 67 ans à France Télécom/Orange dans ces conditions ? Gérard Filoche Espéraza. Six licenciements secs chez Sopyram ladepeche.fr - 29 octobre 2010 Le cœur de production de l'usine Sopyram est aujourd'hui menacé par une vague de chômage : six sur les neufs employés que compte l'unité de production espérazanaise seront sans emploi aujourd'hui. Un nouveau coup dur pour l'économie locale qui n'en avait pas besoin, déjà tristement en tête au palmarès des fermetures d'usines. L'entreprise Sopyram, fabrique depuis une trentaine d'années des sièges haut de gamme, elle est notamment spécialisée dans les fauteuils club en cuir. Seuls deux menuisiers sont épargnés, pour combien de temps ? Deux couturières, deux tapissiers, une préparatrice des carcasses et un chargé d'expédition font partie du plan. D'après nos informations seulement deux menuisiers conserveraient leurs postes, mais la question reste posée pendant combien de temps ? Le peintre, lui, serait reclassé sur Toulouse. Reprise en 2006 par Jean-Louis Pech, la société Sopyram a connu des ventes en dents de scie avec d'une année sur l'autre des périodes de chômage technique plus ou moins longues. Aujourd'hui le site d'Espéraza n'est plus viable économiquement selon la direction, malgré des investissements financiers important et l'embauche d'un designer qui devait rebooster les ventes. Du côté des salariés, on a du mal à comprendre pourquoi la direction lance des licenciements alors que de l'autre côté un nouvel atelier de fabrication est entrain de se créer dans la ville rose, au siège de la société ? Avant les vacances les employés avaient ressenti des turbulences. Confirmées début septembre. Fin octobre, ils recevaient leur lettre de licenciement. Malgré des propositions de reclassements, la plupart des employés seront au chômage et ce dès aujourd'hui, 12h30. Le PDG de la société sera quant à lui présent ce matin pour rencontrer les salariés du site de production espérazanais, une dernière rencontre avec un personnel qui aura sûrement beaucoup de chose à lui dire. Lyon: le plan social de Lejaby annulé mais pas les licenciementsSource : express.be - Le plan social du fabricant de lingerie Lejaby, prévoyant la suppression de 193 emplois, a été annulé par le tribunal de Lyon, ce dernier ayant estimé que la direction a « caché des informations » au personnel mais la menace de licenciement « demeure », a indiqué mercredi la CGT. « Le TGI a estimé qu'il y a eu un vice procédural. La direction a dissimulé au comité central d'entreprise un procès intenté par son principal actionnaire, le groupe autrichien Palmers, à l'ancien propriétaire de Lejaby, l'Américain Warnaco, sur la valeur de rachat de l'entreprise », a déclaré Janine Caillot, déléguée CGT chez Lejaby. Selon la presse autrichienne, qui avait révélé l'affaire fin mai, Palmers avait demandé devant le tribunal de commerce de Paris, d'obtenir soit une réduction du prix de la vente (45 millions d'euros), soit de faire annuler la transaction. « C'est une demi-victoire, car si ce jugement annule l'actuel plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), la direction peut décider d'un autre plan social. On repart de zéro mais on a gagné du temps pour nous préparer en vue de sauvegarder un maximum d'emplois », a ajouté la syndicaliste. Initié le 30 mars dernier, le plan social de Lejaby, qui prévoyait la fermeture de trois sites de production en Rhône-Alpes soit 193 emplois, avait poussé ses salariées à occuper pendant deux semaines le site du siège de l'entreprise, près de Lyon. Fin septembre, un accord entre la direction et les syndicats sur les primes de licenciement avait mis fin à ce siège. Lejaby appartient depuis 2008 à l'Autrichien Palmers. L'entreprise compte cinq sites et emploie 652 salariés. La direction n'était pas joignable mercredi en fin de matinée. Molex : western social L'Humanité, 15 octobre 2010 Les Molex avaient négocié un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) pour assurer l’avenir des 283 salariés. Mais la direction américaine vient de suspendre son financement. En toute illégalité. Toulouse,correspondance. « On a vu qu’on ne touchait plus nos salaires sur nos comptes. J’ai alors appelé la direction de Molex qui m’a dit qu’elle avait nommé un liquidateur amiable. » Voilà comment Denis Parise, l’un des 19 représentants du personnel, a appris que l’américain Molex suspendait le financement du PSE. Tout s’est joué le 28 septembre dernier au tribunal de commerce de Paris. « Aujourd’hui, nous n’avons plus d’interlocuteur officiel », poursuit-il. 250 anciens salariés sans reclassement ? La direction américaine avance le fait que « le PSE a été signé par Molex États-Unis et dit que Molex Villemur n’a plus d’argent. Donc on arrête de l’approvisionner », raconte Denis Parise. Au-delà des salaires des représentants du personnel, c’est l’ensemble des salariés qui risquent d’en pâtir : « La cellule de reclassement est menacée car elle ne sait pas si elle continuera à être financée. Pour le coup, 250 anciens salariés risquent de se retrouver sans reclassement. « Ils nous virent et en plus ils nous mettent en difficulté pour chercher un emploi », s’écœure Guy Pavan, lui aussi représentant du personnel. « Il a été négocié que la mutuelle soit prise à 50 % par Molex pendant dix mois de chômage, enchaîne-t-il. Est-ce que les 250 salariés sont couverts ? » demande-t-il. Derrière cette réalité affligeante du désengagement d’un groupe mondial, la surprise ne semble pas dominer dans les rangs. « Ça fait deux ans qu’on les connaît : ils ne font rien de légal, rappelle Denis Parise. On les a emmenés plusieurs fois au tribunal et on a toujours gagné. » Pour Guy, « depuis le début c’est la même chose, c’est mafieux. Je pense que c’était prémédité comme la fermeture de l’usine ». Là, il y a eu un phénomène déclencheur à la suspension. « C’est depuis que 189 salariés sont allés déposer une contestation de licenciements aux prud’hommes le mois dernier, poursuit le syndicaliste. En réponse, Molex a pris les 19 représentants du personnel en otages en leur retirant leurs salaires. » « Vous vous rendez compte ! renchérit Jean-Marc Denjean, l’avocat des salariés, le seul fait de déposer une contestation de licenciements aux prud’hommes constitue pour eux une raison suffisante pour tout arrêter ! Imaginez si les salariés avaient contesté leur licenciement dès les premiers mois ? » demande-t-il, avant de répondre, en colère : « Il n’y aurait certainement pas eu de financement du reclassement. C’est un vrai western ! » Pour lui, « c’est une insulte pour les salariés protégés mais aussi pour l’État français ! ». Le gouvernement s’est effectivement beaucoup impliqué dans le dossier. Enfin, surtout en faveur des licenciements. L’avocat rappelle : « Estrosi a cautionné le PSE, le minimum, c’est qu’il devait veiller à ce que Molex consigne bien l’argent nécessaire. Ensuite, Éric Woerth (à l’époque ministre du Travail – NDLR) a autorisé les licenciements des salariés protégés en disant que le PSE était bon. Enfin, ce PSE a été discuté très tard dans la nuit en préfecture, ce qui lui donnait du crédit. Le gouvernement est impliqué ! » Les promesses de Christian Estrosi Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, a bien réagi : « Je ne laisserai pas Molex fuir ses responsabilités et trahir un seul de ses engagements. » Martin Malvy, le président de la région Midi-Pyrénées, lui, a vite répondu : « Ce ne sont pas des surenchères verbales que nous attendons de M. Estrosi mais bien des solutions pour garantir les compensations auxquelles les salariés lésés ont droit. » Les salariés ont déjà une solution à soumettre pour rappeler Molex à ses obligations : faire pression sur les constructeurs automobiles français pour qu’ils changent de sous-traitant. En attendant, les salariés sont déterminés, comme l’annonce leur avocat : « Nous sommes prêts à agir contre les actionnaires sur le plan civil et pénal : on ne veut pas lâcher ! » Nicolas Séné Alstom annonce la suppression de 4000 postes dans le monde Elsa Bembaron 04/10/2010 - source : lefigaro.fr Le groupe va réduire les effectifs de sa branche énergie et contre-attaque dans le dossier Eurostar. Alstom accuse le coup. Le groupe, qui emploie 96 000 personnes dans le monde, a annoncé la suppression de 4 000 postes d'ici à mars 2012, dont le non-renouvellement de 1 000 emplois temporaires, dans sa branche Power (dédiée à la construction d'équipements pour centrales électriques). Parmi les pays les plus concernés par ces mesures figurent la Suisse, l'Allemagne et les États-Unis. En France, une centaine de postes pourraient être supprimés sur le site de Belfort, qui en compte 2 100. Des mesures de mobilité interne devraient être mises en place, après consultation des représentants du personnel. « Compte tenu de la baisse de la consommation électrique et de la reprise très progressive de la demande, les producteurs d'électricité disposent d'une marge de manœuvre et préfèrent reporter leurs commandes », explique au Figaro Patrick Kron, le PDG d'Alstom. La reprise du marché des centrales thermiques classiques a été beaucoup moins forte qu'attendu. Entre 2008 et 2009, les commandes ont chuté de près de 50 %. En 2009, la consommation d'électricité a baissé de 5%. Les pays matures n'ont pas regagné le terrain perdu. « La reprise est plus lente et plus progressive que prévu, il nous faut adapter nos moyens », ajoute Patrick Kron. La défense de l'EurostarEn réduisant les effectifs des usines dédiées aux centrales thermiques traditionnelles (gaz et charbon), Alstom prend aussi acte de la contraction durable de ce marché. Elle résulte à la fois de la modération de la consommation d'électricité dans le monde et de sa mutation structurelle. « Les régulateurs gouvernementaux orientent la demande vers les énergies non émettrices de CO2 », ajoute Patrick Kron. L'hydraulique, l'éolien et les services ne sont d'ailleurs pas concernés par ces restructurations. Le patron d'Alstom précise en outre que cette décision n'est « aucunement liée au rachat d'une partie d'Areva T&D. C'est un ajustement ponctuel qui survient après 30.000 embauches ces quatre dernières années ». L'autre grande préoccupation du moment pour Alstom est le renouvellement du contrat pour les Eurostars. De récentes rumeurs donnaient Siemens et la Deutsche Bahn gagnants. « Le train de Siemens ne répond pas aux normes de sécurité du tunnel sous la Manche », s'emporte Patrick Kron. Les règles de sécurité stipulent que les trains doivent faire 400 mètres de long (il y a une issue de secours tous les 370 mètres ) et être dotés de motrices et non d'une motorisation répartie. « Les trains d'Asltom répondent à ces deux conditions », tranche Patrick Kron. Ceux de Siemens ne font que 200 mètres et ont une motorisation répartie. Les salariés de SIAC et d'Ingersoll Rand se battent malgré les nuages qui s'accumulent Lavoixdumord.fr - 30 septembre 2010 Le ciel leur est tombé sur la tête il y a quelques semaines, avec l'annonce de la probable fermeture de leur usine. Les salariés d'Ingersoll Rand, à Sin-le-Noble, et de SIAC, à Flers-en-Escrebieux, ont battu le pavé hier pour défendre leur gagne-pain. Et éviter de replonger dans la galère du chômage. Portraits. Fabien Bidaud L'« opérateur commande numérique » résume sa situation d'un cinglant : « À peine trente ans et déjà deux licenciements. » Le premier, c'était en 2006, déjà au sein d'un groupe américain. Un an de chômage avant l'embauche chez IR en 2007, pour 1250 € par mois. Patatras en juillet. « Le 2e est encore plus dur. On se demande quand on va vraiment pouvoir se lancer dans la vie. Avec ma femme, on a acheté un terrain, on avait un projet de maison. Tout ça est remis en cause. » Dur, surtout lorsque l'entreprise gagne de l'argent, que le carnet de commande gonfle... « Comment expliquer qu'une telle société s'en aille ? Quand on nous parle de licenciement économique, ça nous fait sourire. » Michel Olivier, 43 ans, Ingersoll Rand. Ce comptable chez IR depuis 2003 connaît les chiffres : un carnet de commandes fermes de 2,6 M d'€, dont 700 000 € rien que pour le mois de septembre. « Ça rend les choses encore plus injustes », soupire-t-il. L'avenir ? Ce père de deux enfants le voit sombre. « Avec la situation économique de la région, comment retrouver du travail ? » À l'usine, l'ambiance est lourde. « On ne parle quasiment que de ça. On sait qu'il y a une logique financière derrière tout ça, mais on veut entendre les dirigeants nous le dire. Qu'ils arrêtent de nous parler de projet et d'impératif économique ! » Gabriel D'Agostino, 47 ans. « Quand on est déjà passé par là, on sait à quoi s'attendre. » Gabriel, colleur-monteur (salaire : 1 200 €), a déjà connu le chômage et une reconversion ratée entre 2002 et 2006. Ça recommence aujourd'hui. « Ce qui me fait peur, c'est mon âge. À près de 50 ans, c'est plus dur. » Il a trois enfants à charge, un emprunt pour la maison, un autre sur la voiture, mais la « chance » d'avoir une épouse qui travaille. « On se prépare au pire, résume-t-il. Si je dois aller à Pôle emploi, je prendrai tout ce qui se présentera... » Jean-Luc Hennebel, 57 ans, SIAC. Il est usé et désabusé, Jean-Luc. « Je n'ai plus la niaque, plus l'envie de bosser comme il y a 10 ou 15 ans... » La SIAC est la troisième « boutique » de celui qui a déjà vécu deux licenciements. Ce sera sans doute sa dernière. Il aura en janvier 42 ans de cotisation. « Je vais bosser par obligation mais je n'ai plus d'espoir dans cette usine, souffle-t-il. On travaille à la chaîne, sans aucune reconnaissance. Moi ça va, mais pour les jeunes qui se sont donnés à fond et qui risquent de se retrouver à Pôle emploi, c'est cruel. » Les ex-salariés de Dandy devront encore patienter Source : ouest.France.fr - 24 septembre 2010 Les ex-salariés de Dandy avaient rendez-vous ce matin au conseil des prud’hommes de Lorient. Il devait examiner leurs demandes d’indemnités de licenciements. Ils réclament des dommages et intérêts pour licenciements abusifs et, s’estimant toujours salariés de Terrena, qui avait racheté en 2008 la branche volaille d’Unicopa dont faisait partie Dandy, les arriérés de salaires. Cette somme atteint aujourd’hui les 50 000 € pour certains. Une somme vitale pour beaucoup. Depuis la fermeture de leur usine, peux ont retrouvé un travail stable et ceux au chômage arrivent en fin de droits. Ils devront encore patienter. Condamné pour détournement du code du travail par la cour d’appel de Rennes le 1er avril dernier, Terrena conteste aujourd’hui cet arrêt devant la Cour de cassation. Le conseil des prud’hommes devra attendre son arrêt avant de se prononcer. L’audience a été reportée au 24 juin 2011. Les ex-Molex contestent leur licenciement aux prud'hommes lexpansion.com 24 septembre 2010 L'avocat des 188 anciens
salariés du sous-traitant automobile à l'usine de Villemur-sur-Tarn
qualifie leurs patrons de "délinquants". Un combat symbolique du malaise socialFin septembre 2009,
malgré un combat
de presque un an du personnel contre la fermeture, la direction
américaine de l'équipementier automobile commençait à
déménager sous haute protection l'usine de Villemur-sur-Tarn
(Haute-Garonne), qui avait cessé de produire depuis août. Pendant
onze mois, les salariés et leur intersyndicale réunissant les cinq
centrales nationales avaient associé action ouvrière classique
(avec grève, occupation de l'usine, retenue des dirigeants),
mobilisation de l'opinion, des élus et du gouvernement, et recours
judiciaires. Seuls 80 salariés ont retrouvé un emploiIl compte s'appuyer sur
la récente condamnation à six mois de prison avec sursis de deux
dirigeants poursuivis pour avoir préparé secrètement la fermeture
sans aviser le personnel. "Ils n'ont pas fait appel, c'est
définitif et je m'appuierai dessus", a déclaré Me
Denjean. Un recours devant le tribunal administratif est par ailleurs
en cours. Les molex passent la deuxième couche Source : 20minutes.fr 23 septembre 2010 Social : 187 salariés saisiront
demain les prud'hommes pour contester leur licenciement. 200 salariés encore sur le
carreau Julie Rimbert La crise aujourd'hui : nouvelles du front... Marianne2 Jeudi 23 Septembre 2010 La crise est passée ?
L'emploi repart ? Oui, non. Le blog Economique et Social a
recensé les bonnes et les mauvaises nouvelles. Il n'y a pas photo. 1. Plan social de 20
personne sur 80 chez Piper-Heidsieck. Les conditions de ce PSE
entraînent une grève illimitée des salariés. Il s’agit du
deuxième plan. Jamais une maison de champagne n’avait annoncé une
telle mesure. Le
Parisien Et les bonnes nouvelles ?
Ne soyons pas trop négatif, voici ce que le Blog Economique et
Social a pu trouvé durant la même période : Ce n’est pas chez nous
que cela arriverait manifestement… Chez nous c’est plutôt le
gouvernement qui se chamaille avec tout le monde, l’Europe,
l’opposition, les français, les journalistes, ses propres rangs…
Hallucinant ! Fermeture de Gascogne Laminates (Sopal) : les prud'hommes se prononcent demain Source : lunion.presse.fr Charleville-Mézières (Ardennes). Le conseil de prud'hommes de Charleville doit rendre son jugement dans l'affaire de la fermeture de Gascogne Laminates (Sopal) demain. Les anciens salariés réclament 30 000 euros de dommages et intérêts. Cinquante-trois jours de grève, des nuits sans sommeil, l'angoisse du chômage, des défilés dans les rues de Givet. Après tout cela, un dernier acte va se jouer demain pour les anciens salariés de Gascogne Laminates (Sopal Givet). Après deux ans de procès, le conseil de prud'hommes de Charleville-Mézières va se prononcer sur le bien-fondé du licenciement économique de l'entreprise. Les anciens salariés réclament 30 000 euros de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Philippe Grazyk, ancien secrétaire du comité d'entreprise du site attend beaucoup du jugement qui sera rendu demain. Q : Deux ans après la
fermeture de l'ex Sopal, que sont devenus les licenciés ? Que réclamez-vous ? Comment s'organisent les
licenciés pour se rendre au tribunal ? Et vous personnellement, où en
êtes-vous dans vos recherches d'emploi ? Dans quel état d'esprit
êtes-vous ? Propos recueillis par Arlyne JEANNOT Lejaby : l'occupation du siège social se poursuitSource : lefigaro.fr, 19 septembre 2010
Le fabricant de lingerie haut de gamme prévoit la
fermeture de trois sites de production et le licenciement de près de
200 salariés en France.
Les
ouvrières de Lejaby tiennent bon. Pour la deuxième nuit
consécutive, elles ont occupé vendredi soir le site du siège
social de l'entreprise de lingerie haut de gamme à Rillieux-La-Pape
(Rhône). «Certaines ont passé la nuit dans les escaliers, d'autres
sur le parking dans leur voiture et nous sommes déterminées à
continuer», a raconté l'une de ces salariées au Progrès. Plan de délocalisationLejaby a
dévoilé, le 1er avril, son intention de fermer trois sites, sur ses
quatre usines en France, et de supprimer 197 postes sur 653 dans le
but de produire à moindre coût à l'étranger, à savoir en
Tunisie, au Maroc, en Chine et en Pologne. Le groupe a justifié sa
décision par le «fort ralentissement» de ses ventes, dont 30% de
la production est encore assurée en France, contre 0 à 5% pour la
concurrence. «Lejaby souhaite conserver son savoir-faire en
confection en maintenant entre 7 et 10% de sa production en France»,
a-t-il indiqué. Bataille judiciaire L'affaire
sera portée en justice mardi. Le tribunal de grande instance de Lyon
doit examiner une demande d'annulation de la procédure déposée par
les salariés. L'actuel propriétaire de Lejaby, le groupe autrichien
Palmers Textil, a entamé une procédure à l'encontre du précédent
propriétaire, le groupe américain Warnaco, car il lui reproche de
l'avoir trompé sur la valeur d'achat de Lejaby. Palmers Textil veut
faire annuler la vente, qui a été conclue en 2008. AFR - Douai (Nord) -140 licenciements : l'union sacrée ne sauve pas les emplois Lutte Ouvrière n°2191 du 30 juillet 2010 Arbel Fauvet Rail, une usine de Douai qui fabrique des wagons de fret, a connu une série de plans sociaux depuis des années. Dans les années 1980, il y avait encore près de 2 000 travailleurs. Ils n'étaient plus que 226 en mars de cette année quand le PDG a annoncé que l'usine était en cessation de paiement. Ce PDG était le dernier en date d'une longue liste de repreneurs qui s'étaient en leur temps présentés comme les sauveurs de l'usine. En fait de sauvetage, c'est de licenciements qu'il s'agissait à chaque fois : pour soi-disant « relancer l'usine ». Les plans étaient bien sûr assortis également de subventions sous forme d'argent public. Les derniers cadeaux en date, ce sont 10 millions d'euros venant de la Région Nord-Pas-de-Calais et de la Communauté d'agglomérations du Douaisis. La communauté d'agglo est ainsi devenue propriétaire des locaux. Cette fois, les travailleurs craignaient carrément la fermeture de l'usine, ils se sont tous mis en grève immédiatement. Les politiciens locaux se sont emparés de l'affaire. Le maire UMP de Douai, le député Front de Gauche, les conseillers généraux et régionaux du PS et du PC, tous se sont retrouvés aux côtés de la CGT dans une « bataille pour la création d'un pôle ferroviaire ». Il fallait « sauver le ferroviaire, investir massivement dans le fret pour garder l'usine à Douai ». La Communauté d'agglomérations du Douaisis a décidé de « mettre à l'abri les brevets », car il fallait, sur une idée de la CGT, ne laisser ces brevets de nouveaux wagons qu'à un repreneur qui s'engagerait à poursuivre l'activité à Douai. Les syndicalistes et les politiciens de l'union sacrée ont même rapidement choisi leur repreneur favori : ils voulaient Pascal Varin (le frère de Philippe Varin, le PDG de PSA) car « il vient du ferroviaire » (il était directeur à RFF - Réseaux ferrés de France). Ils ont finalement accepté le constructeur indien Titagahr qui amène 5 millions d'euros et confié la direction du plan à Pascal Varin. Voilà donc l'usine sauvée sur le papier ! Tous les tenants de l'union sacrée ont crié victoire dans la presse locale et devant le personnel dans les assemblées générales. Ils ont même organisé un cocktail le jeudi 15 juillet où tous étaient invités à trinquer « au sauvetage d'AFR ». Mais le cocktail ne s'est pas passé vraiment comme prévu. Car les travailleurs ont bien vu que ce plan ressemblait à tous les précédents : le prétendu sauvetage se fait encore une fois aux dépens des emplois : Titagahr ne garde que 80 travailleurs et les 140 autres sont soit licenciés, soit priés d'accepter un départ volontaire. L'usine devrait, soi-disant, embaucher dès février 2011 et passer à 130 salariés. Alors, beaucoup d'ouvriers n'ont pas voulu trinquer avec ceux qui les licencient, ils sont sortis avec un sentiment de rage et d'amertume mélangées, même si les délégués de la CGT tentaient de leur expliquer que c'était la seule solution, que les conditions de départ étaient exceptionnelles. Ceux qui ont plus de 57 ans et acceptent de partir toucheraient leur salaire jusqu'à la retraite. Mais les travailleurs de Renault Douai qui avaient accepté un départ volontaire dans les mêmes conditions ont découvert après un an qu'ils étaient en fait inscrits au chômage et qu'ils étaient dans l'obligation de chercher un emploi ! Quant aux plus jeunes qui sont licenciés, ils auront un contrat de transition professionnelle, c'est-à-dire qu'ils toucheront 80 % de leur salaire pendant un an tout en suivant une formation. Comme on le voit, vraiment rien d'exceptionnel ! Et personne n'a confiance dans les promesses de développement et de ré-embauche à AFR. Correspondant LO MOLEX : un quart des salariés occupent un nouvel emploi 29 juillet 2010, nouvelobs.com Après un congé de
conversion de neuf mois, les salariés de l'usine automobile de Molex
se sont retrouvés au chômage. Un quart environ des 283
salariés de l'usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) a
retrouvé un emploi neuf mois après la fermeture du site de
connectique automobile. 60 personnes sans emploi
et sans formation Sullair (Montbrison) : soixante-huit salariés licenciés hier leprogres.fr, 24 juillet 2010 En janvier, le Pdg américain de l'entreprise Sullair, spécialisée dans la fabrication de compresseurs à air et outils pneumatiques, avait annoncé la fermeture du site montrisonnais. Soixante-huit lettres sont parties pour
annoncer aux salariés leurs licenciements ce vendredi 23 juillet.
Les quarante-trois restants (sur un effectif global de cent onze),
resteront sur le site jusqu'au 17 décembre prochain, date maintenant
connue pour la fermeture définitive du site. Selon les représentants
du personnel, toutes les tranches d'âges sont concernées par ces
premiers départs, les plus jeunes ont tout juste 28 ans. Trois
personnes seulement ont fait valoir un départ anticipé, parce
qu'elles avaient trouvé un autre La fin d'un long feuilleton, commencé le 6 janvier par l'annonce de la fermeture, motivée par une baisse de 30 à 40 % des commandes. Malgré l'action des salariés, qui auront présenté un contre-projet, avant de manifester leur colère dans les rues, pour finir par séquestrer pendant 40 heures le manager de transition, le début de la fin vient de commencer. Chantage à l’emploi : retour sur cinq scandales L’Humanité – 22 juillet 2010 Sous l’effet d’un chantage implicite les 1 150 salariés de GM Strasbourg ont accepté une dégradation de leurs conditions de travail pour, au moins, conserver un emploi. Ces dix dernières années, de nombreuses entreprises françaises ont connu une telle évolution suivant le même schéma. Difficultés économiques, menace de délocalisation par la direction puis résignation des salariés à une détérioration de leurs conditions de travail. Un autre point commun ? Des licenciements réguliers conduisant à une réduction d’effectifs constante et une pression exponentielle sur la productivité. Rapide tour d’horizon des « cas » les plus représentatifs ces dix dernières années en France. 1. Bosch à Vénissieux (Rhône) En juillet 2004 la direction menace d’une délocalisation de l’activité en République tchèque. L’équipementier automobile « propose » alors un passage de 35 à 36 heures hebdomadaires pour la même rémunération accompagnée d’une suppression de six jours de RTT annuelle. Très vite, il faut ajouter à ces clauses l'exclusion du 13e mois dans le calcul des congés payés, le gel des salaires et de l'intéressement pendant trois ans, la suppression du pont de l'Ascension et une baisse drastique de la subvention au comité d'entreprise. Cela équivaut alors à une baisse de 12 % des coûts salariaux et une augmentation notable du temps de travail. L’année 2004 et le cas Bosch à Vénissieux marqueront l’émergence de ce qu’on appelle depuis le « chantage à l’emploi ». Aujourd’hui l’usine de Vénissieux est composée de 620 salariés. Elle risque la fermeture car sa production ne répond plus aux normes européennes et les investissements se font attendre. 2. Delphi à Donchery (Ardennes) En 2007, le fabricant de pièces détachées pour automobiles évoque une probable délocalisation en Pologne aux dépens de nombreux emplois sur le site français. Un vote en deux temps est organisé. En bref, la direction propose soit un renoncement aux RTT et un gel des salaires sur trois ans, soit la suppression de dix des quinze jours de repos contre une hausse de salaire de 1,6 %. Mais les salariés rejettent à 70 % toute modification des 35 heures. Cette décision sans appel constitue une désillusion pour le groupe américain. Après l’annonce de la suppression de 60 nouveaux emplois par Delphy début 2010, la CGT Donchery s’estime « au début d’une nouvelle épreuve ». La direction défend ces licenciements comme la seule alternative à la délocalisation. 3. Continental à Clairoix (Oise) En septembre 2007 le fabricant de pneumatiques force un passage de 35 à 40 heures de travail hebdomadaire pour les salariés. Selon le groupe allemand, cette condition est l’unique solution viable, garantissant la pérennité du l’usine jusqu’en 2012 au moins. Mais en 2009 les « Conti » sont victimes d’une véritable trahison qui reste aujourd’hui un symbole fort du chantage à l’emploi. Le groupe allemand annonce à la surprise générale la fermeture du site au mois de mars 2009, soit moins de deux ans seulement après l’accord sur les 40 heures. Acceptant de revenir sur leurs conditions de travail deux ans plus tôt, syndicats et salariés se trouvent trompés par les promesses de la direction qui garantissait un maintien de l’activité jusqu’au dernier moment. En mars 2010, suite aux licenciements massifs, la direction va jusqu’à proposer d’employer les anciens salariés pour 137 euros en Tunisie ! 4. Goodyear à Amiens (Somme) Le 26 mai 2009, le groupe Dunlop-Goodyear annonce sous prétexte de la « crise » une suppression de 820 emplois - sur un total de 1 400 salariés - de l’usine de pneumatiques d’Amiens Nord. Au mois de juin, la CGT, syndicat majoritaire, refuse le passage des trois fois huit aux quatre fois huit, équivalent à 53,5 heures de travail supplémentaires par an. Cependant le Tribunal de grande instance de Nanterre suspend le plan de restructuration. La justice souligne les bénéfices très importants engendrés par le groupe Goodyear France. En janvier 2010, la Cour d’appel de Versailles confirme la suspension du plan de restructuration en s’appuyant, toujours, sur l’indécence d’un plan social compte tenu des profits de la société. Mais aujourd’hui, la direction prévoit un plan de départs volontaires qu’elle juge « avantageux ». Par ailleurs l’avenir de 578 salariés dépend d’un plausible développement de l’activité pneus agricoles sur le site amiénois. Un avenir qui reste donc incertain. 5. Caterpillar à Grenoble (Isère) Le 17 février 2009, le groupe américain pose sur la table un plan de réorganisation prévoyant la suppression de 733 emplois - la direction parlait plus tôt de 600 emplois - pour régler le problème du « sureffectif ». Décision qui intervient en même temps que la présentation des résultats annuels du groupe où Caterpillar vante un chiffre d’affaires en hausse de 14 % et 2,8 milliards de profit net. Les salariés de Grenoble et Echirolles subissent d’autre part un chômage partiel depuis des semaines. Pendant une longue période, l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFTC dénonce une absence de négociations avec la direction. Finalement, au terme de négociations entre syndicats et dirigeants, les salariés doivent choisir - par l’intermédiaire d’un référendum - entre un plan de suppression de 733 emplois avec maintien des horaires actuels et un plan correspondant à 600 emplois supprimés avec passage du temps de travail de 36,5 à 37,5 heures hebdomadaires accompagné de 15 samedis travaillés par an et la mise à disposition intégrale des 15 jours annuels de RTT que la direction sera libre de fixer de façon collective par secteur. Les salariés refusent alors majoritairement le deuxième plan. Puis, lors d’un énième rebondissement la direction revient à 600 suppressions d’emplois. Matthieu Windey GM : un chantage qui porte ses fruits Source : L’Humanité, 20 juillet 2010 A Strasbourg les salariés de General Motors ont voté à 70 % en faveur du plan de reprise proposé par la direction. Ce référendum organisé par les syndicats approuve donc la récupération du site par la General Motors Company (GMC). Mais un tel vote - concrétisant un gel des salaires sur deux ans et une suppression d’un tiers des 16 jours de RTT - ne peut être qu’un vote par défaut. Il s’apparente pour Jean-Marc Ruhland, délégué CFDT, à « la moins pire des solutions ». Le référendum, à simple valeur consultative, était organisé par la CFDT, la CFTC et la FO. Après ce résultat favorable, il reviendra aux délégués syndicaux de signer les accords avec la direction ce qui devrait intervenir, au plus tard, vendredi. En contrepartie du gel des salaires et de la suppression d’une partie des RTT, la reprise du site par GMC s’accompagne d’une garantie pour un carnet de commande acceptable jusqu’en 2014. Au final, ces mesures conditionnent une diminution du coût de la main d’œuvre de 10% ! La CGT est le seul syndicat à s’opposer au plan de reprise proposé. Robert Roland, syndicat CGT, dénonce « toute la pression et le chantage à l’emploi de la direction ». Pour GMC, il s’agira d’obtenir la participation de la CGT à l’accord final. Mais cette dernière s’inquiète d’un « recul social » et maintient son opposition ce qui pourrait compliquer les négociations. S’accrocher à une telle position s’annonce rude face à la pression des dirigeants et des trois autres syndicats qui ont obtenu par voie de référendum le soutien d’une majorité des salariés. GMC avait entamée sa chute en 2008. Symbole de la crise du secteur automobile, l’entreprise n’avait pas hésité à répercuter ses difficultés financières sur les conditions de travail de ses salariés dans plusieurs de ses usines. Le cas présent révèle une nouvelle fois la toute puissance de la direction et l’absence d’un dialogue de fond incluant les salariés. A choisir entre le chômage et une détérioration des conditions de travail, la décision se fait par pur pragmatisme économique. Car il faut bien continuer de vivre. Aujourd’hui même, un Comité d’entreprise exceptionnel doit déterminer les projets d’accords à venir. L’usine de fabrication de boîtes de vitesse et ses 1150 salariés semblent sur le point de se résoudre aux exigences de la direction. Difficile à accepter sachant que le groupe New GM a renoué avec une phase de bénéfices importants. Lorsque l’on analyse des situations similaires, concernant la fermeture d’usines en France, le discours de la CGT apparait totalement fondé. En effet, à de multiples reprises les dirigeants menacent de licenciements massifs afin d’obtenir une réduction des coûts de la main d’œuvre. Ce fût le cas pour Bosch à Vénissieux, Goodyear à Amiens. Le fabricant de pneumatiques Continental à Clairoix dans l’Oise constitue un autre exemple flagrant et navrant. Après avoir accepté un retour aux 40 heures de travail hebdomadaire en septembre 2007, le groupe allemand avait annoncé à la surprise générale la fermeture du site en mars 2009. Les inquiétudes des salariés GM de Strasbourg se basent donc sur une rationalité violente mais réaliste. A Strasbourg la direction a ouvertement prôné un abaissement des coûts de main d’œuvre comparables à ceux pratiqués au Mexique où GMC a menacé de délocaliser. Chantage ouvert, accords forcés sur une augmentation du temps de travail, il y a dans cette affaire quelques comportements qui forcent à l’obédience des plus pauvres. Sous la pression des autres syndicats la CGT devrait vraisemblablement accepter l’accord. De plus, la perspective du chômage et ses conséquences ouvrent la voie à un pragmatisme des plus cyniques. Le plan de reprise ne garantit en rien un avenir serein. Les expériences des salariés de Continental ou Bosch, précédemment évoqués, nourrissent cette crainte. Dans cette période de négociations les prochains jours s’annoncent déterminants quant au destin du site GM de Strasbourg et de ses salariés. Matthieu Windey Les patrons veulent fermer leur usine ? D'accord, mais qu'ils paient d'abord... Source : libetoulouse.fr, 10 juillet 2010 SOCIAL. Les deux dirigeants de la Société Nouvelle de Panification (SNP) retenus depuis vendredi 19h dans leur usine tarnaise de Coufouleux ont été libérés ce samedi matin à 4h. Il n'en a pas fallu moins aux 53 salariés menacés de licenciement pour obtenir l'ouverture de négociations sur la prime de départ. Les panetiers de Coufouleux ne contestent pas la fermeture de ce site de pain et pâtisserie propriété du groupe belge Vandemoortele. Ils réclament une indemnité de départ en complément de l'indemnité légale de licenciement. Le fait que le site soit «rentable» selon le Comité d'entreprise et que la justice le reconnaisse ne suffit plus. Le juge des référés du tribunal de grande instance d'Albi a suspendu le 18 mai le plan de fermeture de l'entreprise faute de justification économique. Mais les magistrats n'ont pas les moyens de droit de forcer un patron à poursuivre son activité. Dans la même situation, les Molex et les Freescale n'ont pas fait mieux à Toulouse et ont fini par se plier aux logiques économiques de leur employeur. Exiger de partir avec la plus grosse somme possible semble rester la seule arme des salariés. Les futurs chômeurs tarnais demandent 80.000 euros de prime de départ par salarié et trois mois de salaire par année d'ancienneté, selon la CGT. Quand le droit est inopérant, c'est le bras-de-fer qui devient la règle du jeu. GLv Les ex-Champion ont gagné Par Laurent Vissuzaine larepubliquedespyrennees.fr, 4 juin 2010 La chambre sociale de la cour d'appel de Pau confirme la décision du tribunal des prud'hommes et aggrave les condamnations au titre des licenciements illicites. « Cela montre aux employeurs qu'il peut y avoir des sanctions contre les licenciements abusifs » jubile M Santi. L'avocat palois défendait les 21 salariés du supermarché Champion du centre Bosquet, licenciés en novembre 2006 lors de la fermeture du magasin géré par la société Altis (groupe Carrefour Eroski). Depuis, la bataille a été longue. Leur avocat faisait valoir la nullité des licenciements et du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE dit plan social). En effet, les licenciements avaient été effectués sans que la société n'informe le comité central d'entreprise d'une part, et le plan social était nul car aucun effort de reclassement n'avait été fait. 25000 à 40 000 euros de dommages et intérêts Le juge départiteur avait donné raison aux ex-Champion mais l'employeur avait appel. L'affaire avait été plaidée devant la chambre sociale de la cour d'appel de Pau il y a deux mois. La cour a finalement confirmé le jugement des prud'hommes du 1 décembre 2008 et est même allée plus loin. Au final, la société Altis devra verser de 25 000 à 40 000 euros à chacun des ex-Champion, augmentant cette indemnité pour huit d'entre eux. Et ce au titre de « dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse ». Elle devra également verser 3 000 euros par salarié pour non-consultation du comité central d'entreprise et enfin 300 euros par salarié pour les frais de justice. Enfin, le licenciement jugé illégitime vaudra à la société Altis de rembourser à l'Assedic les sommes versées aux salariés au titre du chômage dans la limite de six mois. L'avocat d'Altis, M Bourdeau, avait fait valoir qu'on ne pouvait confondre Altis avec Carrefour (Altis est 50 % Carrefour et 50 % Eroski) et que la société « était en perte de rentabilité » depuis la reprise en 2005 de trois hypermarchés en location-gérance dont celui de Bosquet, « structurellement en perte depuis dix ans » selon l'avocat. Quoi qu'il en soit, la nouvelle va soulager les ex-Champion qui, pour la plupart, étaient à temps partiel et au SMIC et qui, en tant qu'inscrits au chômage, arrivaient en fin de droit. Altis peut encore aller en cour de cassation mais cela ne sera pas suspensif de la décision de la cour d'appel. M Santi va donc écrire à la société pour que les ex-Champion soient payés au plus vite. « Une des clés de cette affaire, c'est que les salariés ont été solidaires de bout en bout. On gagne tous ensemble » conclut Me Santi. Les délocalisations détruisent 36.000 emplois par an Marie BARTNIK lefigaro.fr, 28/05/2010 A l'heure où le taux de chômage n'affiche toujours pas de franche tendance à la baisse, l'Insee publie une nouvelle évaluation de l'impact du commerce international sur l'emploi. 36 000 : c'est le nombre d'emplois détruits en moyenne par an du fait des délocalisations d'entreprises, selon une étude publiée ce jeudi par l'Insee. Alors que 12% des chefs d'entreprises de plus de 20 salariés déclaraient avoir délocalisé au cours de la période 2002-2007, il est intéressant de quantifier l'impact réel de ces transferts d'activités sur le marché du travail. Une évaluation épineuse à mener tant les données sont difficiles à obtenir de façon exhaustive. Utilisant une nouvelle méthode de calcul, des chercheurs de l'Insee aboutissent cependant à un chiffrage sensiblement supérieur des précédentes études, dont le principal inconvénient consistait à se limiter aux pertes du secteur industriel. En moyenne, sur la période 2000-2005 étudiée par l'Insee, les délocalisations à l'étranger ont donc généré approximativement 36 000 destructions d'emplois par an. Un chiffre qui, sans surprise, varie en fonction de la conjoncture économique. A la baisse en période de croissance, les destructions d'emploi tombant autour de 20 000 par an, à la hausse en période de crise, les pertes s'élevant alors à près de 60 000. 41 000 emplois créés par an Plus surprenant, les délocalisations, qui touchent particulièrement fortement les secteurs du textile et de l'électroménager, auraient également permis de générer 41 000 emplois supplémentaires par an en moyenne, soit plus que les emplois détruits. Le mécanisme à l'origine de ce constat est simple : certaines délocalisations - mais pas toutes, avertit E.M. Mouhoud, professeur à l'université Paris Dauphine - entraînent une baisse de prix permettant à l'entreprise de gagner des parts de marché, et donc de créer des emplois qualifiés. En concourant à augmenter le pouvoir d'achat, ces délocalisations stimulent également la demande, explique Henri Sterdyniak, directeur à l'OFCE. Il n'est pourtant pas question de souhaiter une intensification des délocalisations. « En France, où le chômage est important parmi les personnes non qualifiées, les pertes d'emplois dues aux délocalisations, qui concernent en priorité ces personnes, sont catastrophiques » explique Henri Sterdyniak. L'Insee indique qu'il n'existe pas à ce jour d'étude retraçant le parcours de ces chômeurs : contribuent-ils à la désindustrialisation en trouvant un emploi dans un autre secteur ? Restent-ils dans l'industrie, ou contribuent-ils à accroître le chômage structurel ? La question a peu été étudiée, fait savoir l'Insee. Par ailleurs, une partie non négligeable de ces transferts d'activité sont des « délocalisations de marge », précise E.M. Mouhoud. Soient des entreprises qui ne produisent pas moins cher à l'étranger pour faire baisser les prix, mais pour augmenter leurs marges. Autant de délocalisations dont l'impact sur l'emploi en France demeure essentiellement négatif. Isobox licencie 12 personnes et ferme son site de Saint-Nazaire PresseOcean.fr La direction nationale d’Isobox, fabricant de polystyrène, doit annoncer demain un plan de 39 licenciements lors d’un comité central d’entreprise. À Saint-Nazaire, ce plan va se traduire par 12 licenciements économiques et la fermeture du site implanté zone de Brais. « On savait que la situation était difficile compte tenu de la crise », explique Yves Mahé, membre du comité d’entreprise. « On s’attendait à du chômage partiel, et là on a pris le coup de massue sur la tête ». L’entreprise compte dix sites dans l’Hexagone et emploie 360 salariés. À Saint-Nazaire, un débrayage est prévu demain pendant la tenue de la réunion. CNAi :
« On a l'impression que la boîte est morte » Ouest-France.fr Les salariés du sous-traitant de STX ont débrayé à nouveau, hier. La société devrait être placée en redressement judiciaire, mercredi. La totalité du personnel de CNAi travaillant à bord du Norwegian Epic a cessé le travail, hier matin. Une preuve que l'inquiétude est de plus en plus forte dans les rangs du sous-traitant placé depuis le début de l'année sous la protection du tribunal de commerce de Saint-Nazaire. Acculé par de lourdes charges et un carnet de commandes désespérément vide, le plan de sauvegarde devait permettre à l'entreprise d'étaler ses paiements en attendant une hypothétique reprise d'activité. Après le licenciement de neuf salariés, c'est clairement la fermeture de CNAi qui est redoutée par les 69 salariés encore sous contrat. Hier, ils se sont réunis à l'heure de la visite de l'administrateur et du mandataire judiciaires nommés par le tribunal. « Ces derniers jours, on parlait d'une liquidation dès mercredi. Finalement, l'administrateur pourrait proposer un placement en redressement judiciaire », commentait Patrick Morel, délégué CGT, à l'issue de l'entretien. Cette solution pourrait laisser la porte ouverte à d'éventuels repreneurs. Spécialisée dans la réalisation de cabines de paquebots, la filiale du groupe Gorgé peut-elle vraiment rebondir ? « Honnêtement, on est un peu dépités. On a l'impression que la boîte est morte et il va y avoir de la casse. » Évoquant une réunion dès mardi en sous-préfecture, à laquelle participeront l'administrateur, des représentants de la direction départementale du travail, de la Fédération de la métallurgie et de l'USM-CGT, le délégué CGT s'attend seulement « à quelques propositions de reclassement dans le groupe Gorgé. » Et il conclut, amer : « La direction du site avait dit vouloir préserver les emplois. Alors pourquoi pas nous mettre en chômage partiel en attendant cette commande toujours pas signée. » Allusion au contrat d'un nouveau paquebot MSC, signé la semaine dernière, mais toujours pas validé par les banques. Frédéric SALLE EAK - Valentigney (Doubs) Face aux licenciements, travailleurs en légitime défense Lutte Ouvrière n°2181 du 21 mai 2010 Un directeur et deux cadres d'EAK à Valentigney ont dû passer les deux nuits du 11 et 12 mai dans leur entreprise. Sans oreiller ni pyjama, est-il nécessaire de le préciser. Cette action des salariés a aussitôt attiré l'attention dans la région. Cette usine, à 4 km de Sochaux, fabrique des airbags et des ceintures de sécurité uniquement pour Peugeot Citroën. Principaux actionnaires : Autoliv et Faurecia mais, derrière Faurecia, il y a majoritairement PSA. La fermeture de l'usine a été programmée pour 2011. Depuis un an, les journées de chômage partiel ou total se sont multipliées. Il n'y a plus que 92 salariés, en majorité des ouvrières. La direction veut en licencier dès aujourd'hui 42, et le restant l'année prochaine. C'est suite à la réponse méprisante du directeur, « Il n'y a rien à négocier », lancée aux ouvrières venues réclamer des garanties et des indemnités, que ce dernier et ses deux acolytes ont été retenus sur place. Au bout de trois jours, promesse est faite de discussion avec un responsable du groupe. Les délégués FO et CGT de l'usine rendent compte au personnel des tractations en cours. Premier coup tordu de la direction : malgré sa parole donnée, elle refuse de signer le texte mis au point par l'inspecteur du travail et les syndicats. Nouveau rendez-vous pris, nouvelle promesse de signature en sous-préfecture samedi après-midi 15 mai, et... nouvelle dérobade de la direction. Le personnel veut des garanties pour l'avenir. Mais jusqu'à présent les indemnités de départ ne dépassent pas, tout compris, 6 000 euros ! L'intersyndicale met en avant la priorité aux reclassements : « Un CDI pour un CDI », en s'appuyant effectivement sur l'obligation légale de reclassements au sein du groupe PSA-Faurecia. Mais l'état d'esprit de beaucoup de travailleuses, dont la moyenne d'âge est de 50 ans, c'est la méfiance quant aux promesses de reclassements. Comme le disait l'une d'entre elles : « Vous me voyez aller en fabrication à Sochaux ? J'ai 52 ans ! Face à ce que les patrons imposent à des jeunes intérimaires, je ne pourrai pas tenir le coup ! Alors, qu'on me donne assez de pognon pour partir ! » Lundi 17 mai, rien n'était encore obtenu, ni sur les reclassements, ni sur les indemnités. La direction fait le chantage : reprise du travail, sinon pas de négociation. « Le patron compte sur notre fatigue, mais nous avons la rage ! » commentait un délégué de l'usine. Le personnel et les syndicats FO et CGT appelaient les travailleurs de la région à venir les soutenir le 19 mai devant la sous-préfecture de Montbéliard. Correspondant LO La liste Noire Lunion.presse.fr AISNE GAUCHY
: liquidation de Tergal Industries le 28
septembre 2009 (128 licenciements). ARDENNES CHARLEVILLE-MEZIERES
: entre fin 2008 et mars 2009, 27 licenciements chez
Sum-Tech ; après liquidation, « Volets de
France » (Villers-Semeuse) est repris par le Belge Cezam
qui sauve 42 emplois. MARNE SEZANNE
: liquidation et fermeture en décembre 2009 de MAG
Design (54 licenciements). Bellevret va fermer pour de bon midilibre.com mercredi 12 mai 2010 Ales. Salles-du-Gardon La semaine dernière, le sort des 14 employés de Bellevret, en Cévennes, était encore incertain. Lundi, il était réglé : le licenciement n'est plus partiel, il est total. Les délégués du personnel, soutenus par leurs collègues d'ateliers, sont sortis dépités de la réunion exceptionnelle au siège social du groupe dans le Jura : « Ils ne nous ont pas vraiment laissé le choix. Tout était prêt », confie l'un d'eux. Les lettres de licenciement arriveront d'ici quelques semaines. La solution envisagée dans un premier temps par le mandataire – l'entreprise étant en redressement judiciaire -, la suppression de neuf postes sur 14, devait permettre aux soudeurs de terminer les commandes de bennes en cours, et laisser le temps à un éventuel repreneur de se présenter. D'après un représentant du personnel, c'est peut-être ce qui est en train de se passer. Toutefois, seule la partie jurassienne du groupe serait sauvée dans l'opération. Toujours au chômage technique, les 14 employés ont donc convenu avec le mandataire, contre 1 500 € de prime, de terminer la vingtaine de bennes en cours, ou à fabriquer, avant la fermeture des portes du site cévenol. Cette annonce est un nouveau coup dur pour l'économie du Pays grandcombien. Mais elle ne surprend qu'à moitié son président, Patrick Malavieille : « C'est un peu ce que je craignais, seul le site principal serait repris. Il peut fonctionner sans le nôtre, alors que l'inverse n'est pas vrai. » Aux Salles-du-Gardon, le licenciement des employés, « 14 drames personnels et collectifs de plus », fait suite au fiasco de PLF-Soreplast, un autre dossier douloureux. « Mais ce n'est pas parce qu'on aligne deux déconvenues qu'il ne faut plus prendre de risques. On ne baisse pas les bras, on ne tire pas un trait sur le développement économique du secteur. Il faut continuer », maintient Patrick Malavieille. Qui attend d'avoir un contact avec le Pdg, Serge Robin, « pour connaître ses intentions », et prendre une décision : « Si Bellevret est décidé à nous rendre les clés de l'atelier, on doit vite trouver de nouveaux locataires pour ne pas perdre d'argent. » Chaque mois, depuis trois ans, l'entreprise reversait 13 000 € au Pays grandcombien pour la location de ses locaux dans le cadre d'un crédit-bail. Mais Bellevret n'a pas été en mesure de s'acquitter des dix dernières échéances. Patrick Malavieille n'entend pas faire oeuvre de charité. Construits à la demande de Bellevret, ces ateliers devaient devenir sa propriété au bout de 15 ans de location. Il en faudrait encore douze, au même tarif, pour que le Pays grandcombien n'y soit pas de sa poche. Mais d'autres entreprises ont fait savoir à la communauté de communes qu'elles étaient intéressées par les locaux. Enfin, Patrick Malavieille veut voir comment repositionner les salariés de Bellevret sur le secteur. Si l'entreprise ferme ses portes pour de bon, le dossier Bellevret, lui, est loin d'être clos. Romain GOULO Keyria France Source : France3
Bourgogne Une manifestation a eu
lieu jeudi 15 avril 2010 à Paris pour protester contre un vaste plan
de licenciement. Les tensions chez Steelcase se poursuivent Source : France3
Alsace Le fabricant prévoit de
se « désengager » de Marlenheim en transférant
ses productions d'armoires métalliques et de plateaux de bureaux
respectivement vers les usines de Wisches (Bas-Rhin) et Rosenheim en
Allemagne, a confirmé la direction dans un communiqué. Annoncée
mercredi à Strasbourg lors d'un comité central d'entreprise au
siège de Steelcase International (monde hors Amérique du Nord), la
fermeture de Marlenheim pourrait intervenir d'ici à la fin de
l'année, a estimé Bruno Pannekoecke, délégué central CGT,
précisant toutefois que le calendrier « n'est pas établi ». Les civils du bureau du service national voient arriver la fermeture avec craintes La Voix du Nord, 10/04/2010 À l'été 2012, le bureau du service national fermera définitivement les portes de la caserne Vincent, où travaillent encore cent trente-quatre personnes. De cela, les quatre-vingt-seize civils en sont sûrs, depuis que la loi de programmation militaire 2009-2014 a fait une croix sur cet établissement. En revanche, pour ce qui est du reclassement des fonctionnaires et ouvriers d'État contractuels, l'incertitude plane. « Nous avions au départ un plan d'aide aux restructurations (le PAR) pour inciter certains personnels à quitter le ministère de la Défense et à trouver, avec des aides financières, d'autres emplois dans le privé, résume Claudine Manchuelle. Mais il est actuellement remis en cause, en raison des restrictions budgétaires », précise la secrétaire générale du syndicat CFDT-FEAE des personnels civils de la défense Nord - Pas-de-Calais-Picardie. Lors de l'annonce du PAR, il semblait, en effet, acquis que les ouvriers d'État, frappés par les fermetures programmées et non-reclassés, pourraient bénéficier soit d'une pré-retraite, soit d'indemnités versées en plus des allocations chômage, afin de faciliter leur reconversion professionnelle. Or, toutes les demandes des personnels en ce sens sont, pour l'heure, refusées. « On ne s'y attendait pas », déplore Léo La Cancellera, qui travaille au SILT (service interarmées de liquidation des transports) qui a été pérennisé à Denain voilà quelques années. Actuellement, la CFDT déplore qu'à « la logique militaire » se substitue « la restructuration financière » qui va fortement toucher le Valenciennois et le Cambrésis. Le transfert du BSN à Lille concernera ainsi cent dix personnes, « mais seuls cinquante-cinq postes seront à pourvoir sur critères sélectifs », observe Claude Manchuelle. De même, la dissolution totale de la base aérienne 103 de Cambrai va toucher quatre-vingt-dix civils et celle du CTAC de Lille, deux cent vingt, dont cent dix dès cet été. Sans oublier la direction des anciens combattants, qui sera supprimée en 2011, et où quatre civils sur vingt sont en cours de reclassement. « Au total, près de quatre cent cinquante personnels civils seront dans l'obligation de retrouver un emploi dans leur catégorie sous la menace d'un licenciement » insiste la représentante de la CFDT. Et même s'il est question d'installer à Cambrai un centre facturier des armées, tous les personnels ne pourront y être affectés. Sans compter que ce CLIFA - dont les travaux n'ont d'ailleurs pas débuté - doit être opérationnel en 2012-2013. Que feront les personnels qui doivent y être affectés en attendant l'ouverture iront-ils temporairement à la BA 103 qui, elle aussi, doit fermer ? Quant aux cent dix « Valenciennois » du BSN, ils pourraient certes toujours frapper à la porte des collectivités locales pour espérer un reclassement, mais les emplois n'y sont pas légion. Bref, estimant que la réforme - « ne fait pas ses preuves », la CFDT demande de « suspendre les réformes et externalisations, qui mettent en péril les compétences nécessaires pour répondre aux besoins des armées. » Thionville
: Akers tient le piquet Sept
licenciements ont été annoncés à l’usine d’Akers, la dernière
forge de Thionville. Sept sur 235 salariés, voilà qui pourrait
paraître insignifiant… Mais pour des hommes qui vivent deux jours
de chômage partiel hebdomadaire depuis le début de l’année, et
voient avec gravité les carnets de commandes se vider, ça fait
peur. «Sept aujourd’hui, combien
demain ? », interrogent-ils. Tous
comptaient sur le rapatriement de certaines activités de l’usine
Akers de Fraisse en Loire, dont la fermeture avait été annoncée il
y a quelques mois, pour rebooster les activités thionvilloises…
L’annonce des licenciements a fait d’autant plus effet de douche
froide. La justice suspend le plan social chez Freescale LEMONDE.FR avec AFP, 25 mars 2010 Le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse a prononcé, jeudi 25 mars, la suspension du "plan de sauvegarde de l'emploi" (PSE) de l'usine de composants électroniques Freescale. Le fabricant de composants électroniques avait annoncé en avril 2009 un projet de fermeture de son atelier de fabrication de Toulouse et présenté en décembre un PSE prévoyant la suppression de 821 emplois, avec un début des licenciements en mai 2011. Selon l'avocat des syndicats, Me Jean-Marc Denjean, qui a lu aux syndicalistes la décision du juge obtenue au greffe du tribunal, le juge des référés a estimé qu'il y avait eu "un trouble manifestement illicite dans la mise en œuvre du PSE". Me Denjean avait plaidé le 19 mars pour la suspension, estimant que le PSE était "vide de toute mesure de reclassement interne" et comprenait des "mesures financières discriminatoires". Du côté de la direction, on plaidait l'absence de "danger imminent", soulignant que Freescale avait volontairement annoncé longtemps à l'avance un PSE comprenant "un volet considérable en faveur du reclassement de tous les salariés". POUR LA DIRECTION, DES INVESTISSEMENTS HORS DE PORTÉE Les deux camps doivent s'affronter le 1er avril devant le TGI sur le fond du dossier, l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC réclamant "l'annulation du PSE". Les syndicalistes mettent en cause "l'absence de justification économique" du PSE. La direction explique que les galettes de silicium porteuses de microprocesseurs de Toulouse sont obsolètes et qu'une mise à niveau impliquerait des investissements hors de portée. Avant d'être rachetée en 2006 par un groupe américain, basé à Austin (Texas), l'entreprise appartenait à la firme Motorola, qui a décidé d'implanter à Toulouse, en 1968, son premier site de fabrication de composants électroniques hors des Etats-Unis. Spécialisé dans la fabrication de puces pour les marchés de la téléphonie et de l’automobile, le complexe du Mirail a déjà connu deux plans de départs volontaires depuis 2007 : 210 postes ont déjà été supprimés, à la recherche et développement et à la production, puis 170 autres essentiellement en production PCT( Produits Céramiques de Touraine à Selles sur Cher , fabriquant de bac à douche , lavabos , etc.) Mercredi 24 mars 2010 3 Blog CGT Philips EGP Dreux En effet c’est l'information que vient de communiquer la direction du groupe Sanitec au comité d'entreprise le 17 février 2010 dernier. Je rappelle que nous avons été rachetés par le groupe Sanitec en 1999, ce groupe est présent dans 17 pays différents dont la Russie, l’Ukraine et la Pologne. Dans une situation de crise financière mondiale, qui sert d’alibi à la régression aux suppressions massives d’emplois dans le public comme dans le privé. SANITEC le groupe assassin de l’emploi, actionnaire de Allia, Leda et PCT en France pèse 998 millions d’euros, ce groupe qui ferme des usines en France et qui investis en Europe de l‘Est et en Chine. Ce groupe qui a licencié 1400 salariés en Europe dont 480 en France en 2 ans. Ce groupe qui a délocalisé notre production porcelaine en 2006 et par la même occasion licencié 100 personnes la même année. 352 emplois en moins en l’espace de 8 ans à Selles sur Cher. Ce groupe de fonds de pensions Finlandais investi dans les fermetures de sites en créant la misère au lieu d’investir dans les outils de productions. PCT usine céramique, cette entreprise au savoir faire connu et reconnu de tous, dans notre région, partout en France et en Europe a structuré la vie sociale et l'activité économique d'une importante partie du sud de la Région Centre depuis des décennies. A nouveau les salariés de PCT sont menacés par les exigences de rentabilité des actionnaires, qui cette fois ci, envisagent purement et simplement de rayer de la carte presque un siècle d’existence. Rayer de la carte une entreprise, mettre au chômage ses salariés et créer un désastre économique et social. Actionnaires Assassin, vous fermez l’entreprise après avoir fait travailler les salariés comme au moyen âge, après avoir contaminé et empoisonné tous ses salariés de Silicose. La plupart des retraités de PCT vivent aujourd’hui avec des appareils respiratoires. A nouveau, la soif de profits des dirigeants de ce groupe qui n'ont que faire des humains et des activités industrielles, entendent réaliser cette énième restructuration en liquidant cette fois ci la marque de renom, les savoirs faire qui ont placé PCT parmi les marques leader dans le secteur du Sanitaire. Depuis la fin des années soixante dix, les salariés de PCT ont subi les assauts répétés des grands groupes qui se disputent les prises de contrôle des Entreprises Françaises, passant d’un effectif de mille salariés en 1972 à 118 aujourd'hui. Ce Jeu diabolique orchestré par un groupe de délinquants de la finance, avec l'aval des Pouvoirs Publics a conduit à des absorptions, fusions, cessions de l'entreprise et de son personnel, à des centaines de licenciements, à des délocalisations de productions et même à des abandons au profit d'autres grands groupes qui se disputent le marché du Sanitaire. Après avoir vidé les caisses de PCT, transféré son chiffre d’affaire et son savoir faire vers Allia et la Pologne, ces différentes opérations financières sont à l'origine du recul des capacités de productions et à occuper le créneau du haut de gamme et la capacité du Site à proposer une plus grande diversité de produits en grés, porcelaine et matériaux composites. Les choix arrêtés par ce groupe de bandits ont affaibli l'entreprise, fragilisé les salariés et amputé lourdement le niveau social. Dans cette course folle du fric pour le fric pour une poignée d’actionnaires affamés, la céramique de Selles/cher et son personnel, serait condamnée à disparaître à rejoindre le cortège des millions d'hommes et de femmes privés d'emplois, sacrifiés sur l'autel du profit. Fermer notre usine mais continuer à utiliser la marque Selles, cette marque qui porte le nom de la ville de Selles sur Cher, verra ses produits fabriqués en Pologne et en Chine On nous dit que notre société n’est plus compétitive, que nous fabriquons trop cher en France, que les coûts salariaux à Selles sur Cher sont à 23,50, contre 5,80 en Pologne. Pourquoi pas en Afrique Noir à 1€ par jour. Peut être un jour ça sera travail contre nourriture pour satisfaire la gourmandise des financiers. Comme beaucoup d'autres groupes, ils avancent comme argument la concurrence avec les Pays de l'Est et le coût des Productions sur le site !, que les salariés de PCT gagnent trop cher par rapport à leurs collègues des autres sociétés. Pour préserver les emplois, nous nous sommes sacrifiés corps et âmes, acceptant la pénibilité, la poussière les bas salaires, Les salariés de PCT ont vu leurs salaires fondre comme neige au soleil, leurs conditions de travail se dégrader avec une accentuation de la pénibilité, et l’effondrement des garanties sociales. Sacrifiés 13 jours RTT en 2001.Cela n a pas empêcher les licenciements. Ils ont profités des aides publics pour engraisser les actionnaires au détriment des investissements. Ils ont affaiblies la société en dépouillant son actif en 2006. Ils ont mis à mal PCT en délocalisant des milliers de pièces tous les ans. Même Les bâtiments et terrains sont en vente depuis un 2 ans. Ils ont démonté, ferrailler les machines dans les étages sous prétexte, d’une usine propre visuelle comme ils disent, alors que la Sté a besoin d’investissement. Les salariés qui ont produit les richesses de cette entreprise de renom ont vu celles ci détournée de sa vocation 1ère PRODUIRE PRODUIRE, à simplement organiser les délocalisations de productions et la progression constante des dividendes versés aux actionnaires. Tous les plans anti sociaux imposés aux salariés, cette casse sociale et industrielle qui coûte cher aux communes et aux départements qui ont dû verser pas mal d’argent pour aider les victimes de ces suppressions d'emplois. Sanitec n'a pas fait partie pourtant des oubliés de l'attribution des aides publiques, des exonérations de cotisations sociales et fiscales durant toutes ces années. Dans le même temps, le gouvernement et le MEDEF rejettent toute idée d’un autre partage des profits. Ils bloquent ainsi toutes mesures empêchant la délocalisation ou fermeture d’entreprise. Alors que les délocalisations, les plans de licenciements et les mises en chômage partiel, s’intensifient, dans de nombreux secteurs d’activités, empêchant l’embauche de milliers de jeunes dans des emplois utiles à la population. QU'ONT-ILS FAIT DE TOUS CES FONDS ? Pourquoi le gouvernement ne met pas en place une conditionnalité à ses aides. Rembourser l’argent public en cas de délocalisation ou de fermeture ? DES DIZAINES D'ANNEES DE PROFITS PASSES AUX OUBLIETTES Les vingt cinq pages remises aux élus du personnel pour justifier cette annonce font totalement abstraction de la prospérité du Groupe et du Site de Selles durant des années comme il n'est absolument pas question des atouts du Site et du savoir faire de ses salariés. SCANDALEUX Il n'y a pas d'autres mots pour qualifier cette véritable escroquerie orchestrée par les délinquants dirigeants de ces groupes qui affament les salariés, pillent l'argent public et les territoires. PCT DOIT VIVRE ET SE DEVELOPPER Les salariés refusent cette casse industrielle de l'emploi, ce gâchis humain et financier. Appellent les commerçants et la population à nous soutenir, à s'engager dans la lutte pour mettre en échec cette destruction programmée. Notre volonté c’est d’agir, de proposer d’autres choix et de résister ! Nous ne laisseront pas la logique financière plomber les vrais investissements dans l’emploi. Alors que des milliards d’euros sont trouvés pour les banques et les multinationales, les salariés de nos industries considèrent qu’ils n’ont pas à payer la note de la situation actuelle. Cela nous conduit à demander, avec les salariés, la mise en œuvre de véritables projets industriels qui garantissent le développement, pérennisent les activités, l’emploi et la priorité, nous demandons de : stopper cette fermeture d’usine et d’investir dans l’outil de productions Tous ensembles, unis et déterminés, les Salariés de l'entreprise et la Population nous pouvons les battre et imposer le maintien de ce fleuron des productions françaises du Sanitaire. La CGT mettra tout en œuvre pour s'opposer à la stratégie des actionnaires du Groupe Sanitec. Nous utiliserons tous les moyens, recours en justice, l’intervention d'experts comptables dans la procédure, Mobiliser les politiques jusqu’à aller frapper à leur porte s’il le faut. Face à cette situation, nous salariés, estimons nécessaire de poursuivre et d’amplifier la mobilisation. Nous appelons les politiques et ceux qui nous gouvernent, ceux qui viennent nous chercher au moment des élections à agir massivement, agir efficacement pour nous aider à préserver notre emploi. Il y a urgence, stopper cette hémorragie, refuser la fermeture de notre site. Nous nous battons depuis le 17 février dernier, nous avons écris et lancé un cri d’alarme au préfet, au ministre de l’industrie Mr ESTROSI, à Mr NOVELLI, à Christine Lagarde ministre de l’économie et des finances, mais toujours pas de réponse. Même le Préfet n’a pas le temps de nous recevoir avant le 11 mars prochain. Nous lançons un appel solennel aux président SARKOZY, le Président du pouvoir d’achat, le Président de l’emploi, le président garant de la vie rurale. C’est ce qu’il avait dit au moment des élections présidentiels. M. Le Président aux noms des 118 salariés qui vont être licenciés, aidez nous à préserver notre industrie, car le reclassement va être difficile, la moyenne d’âge est de 49 ans, la moyenne d’ancienneté est de 24 ans. 80 % des salariés sans formation initiale. Nous voulons que cette société vive et face vivre ses salariés. Défendez notre emploi et empêcher le départ des productions en Pologne. ILS VEULENT CASSER, LIQUIDER NOS EMPLOIS, NOUS DEVONS EXIGER DE CONTINUER A VIVRE AVEC NOS FAMILLES ET TRAVAILLER A SELLES SUR CHER Les dirigeants de ce groupe n'ont que faire des salariés, ils nous montrent tous les jours qu'ils n'ont d'intérêt aux activités industrielles qu'à la seule condition que tous les ans les actionnaires puissent s'en mettre plein les poches. OU EST DONC LA RESPONSABILITE SOCIALE DES ENTREPRISES ET CELLE DE L'ETAT ? Le marché français du Sanitaire est loin d'être satisfait malgré la concurrence, les pratiques commerciales douteuses qui s'exercent. PCT peut reprendre toute sa place à condition d'investir dans l'outil de travail les hommes et la formation. A condition aussi de miser sur la diversification des productions, d'utiliser toutes les capacités qu'offre le Site 15 hectares de surfaces disponibles, des locaux à perte de vue sur 3 étages et de miser sur le social et l'humain. Notre bataille continue, une baisse de rythme de 30%, un débrayage prévu le vendredi 19 03 à 10 avec une assemblée générale dans l’usine, Nous allons manifester devant l’ambassade de Suède à la fin du mois, et nous serons en tête de cortège le 23 mars à Romoranin. Beaucoup de rencontre avec les Politiques en cette période électorale. Mais moi je ne fais pas confiance aux Politiques qui gèrent le pays depuis 50 ans, ils ont rien fait avant, alors pourquoi il ferait mieux maintenant. Pour la CGT PCT :Sghir EL HARIM Par CGT PHILIPS EGP DREUX Des pertes industrielles presque irrémédiables lesechos.fr, 09mars 2010 Sur un territoire assommé par les effets de la crise et de la mondialisation, la région a investi dans l'aide à l'innovation et dans la formation d'une population souvent sous-qualifiée. Mais cela s'est fait au prix d'une très forte hausse de la pression fiscale. Guillaume ROUSSANGE De notre correspondant à Amiens. La Picardie est encore groggy. Les annonces de 800 suppressions d'emplois à l'usine Goodyear d'Amiens, de la fermeture de l'usine Continental de Compiègne (1.300 salariés) ou de celle de l'usine Nexans à Chauny (220 salariés, Aisne) ont porté des coups très durs à l'appareil de production. Elles ont renforcé le sentiment d'une désindustrialisation inéluctable de la région. Très médiatisées, ces restructurations n'ont pourtant été que l'écume d'une vague, beaucoup plus forte, qui a atteint le tissu des PME-PMI, d'abord orientées vers la sous-traitance. Le taux de chômage est reparti en flèche. Il est désormais de 11 % sur l'ensemble de la région, soit son plus haut niveau depuis dix ans. L'Aisne est à 13 % et l'Oise, d'habitude moins touchée du fait de la proximité de Roissy et de la région parisienne, est à 9,4 %. La région, qui refuse de croire à la fin de l'industrie picarde, a musclé ses actions en faveur de l'enseignement, des centres de transfert de technologie ou des pôles de compétitivité. Depuis 2004, 305 millions d'euros ont été déversés dans le développement économique. Cette politique a commencé à se faire sentir avec l'installation de deux nouvelles écoles d'ingénieurs dans l'Oise ou la création d'un banc d'essais ferroviaire high-tech dans la Somme. Cette stratégie de développement a nécessité une forte augmentation des interventions de la collectivité. Entre 2005 et 2009, le montant (en euros par habitant) consacré aux lycées a augmenté de 90 %, de 40,5 % pour la formation professionnelle ou de 45 % pour les TER. Un « hold-up fiscal » dénoncé Pour financer ses actions et compenser les transferts de charge de l'Etat, le conseil régional a commencé fortement augmenté la pression fiscale. En cinq ans, le taux des impôts directs régionaux a bondi de 36,9 %. La chambre régionale des comptes s'est en émue en octobre dernier. « Les marges de manoeuvre de la collectivité se sont réduites depuis 2007, tant pour les dépenses d'investissement que pour les ressources de fonctionnement, du fait d'une pression fiscale globale soutenue », signalent les juges financiers. Des observations qui apportent de l'eau au moulin de Caroline Cayeux. La maire de Beauvais, chef de file de l'UMP, n'a eu de cesse, durant la mandature, de dénoncer « hold-up fiscal opéré par la gauche sur les Picards ». La majorité a toujours gardé son
sang-froid. Sa politique économique n'a rencontré que peu
d'opposition. Le constat des faiblesses régionales, en particulier
le déficit de formation de sa population, est largement partagé. Et
les solutions mises en oeuvre pour faire évoluer le tissu économique
vers des secteurs à haute valeur ajoutée (biomatériaux, énergies
vertes…) font consensus. La seule voix franchement discordante qui
s'est fait entendre pendant la mandature est celle du communiste
Maxime Gremetz. Le député picard a régulièrement pointé du doigt
« les renoncements de la majorité socialiste
vis-à-vis des subventions accordées aux multinationales,
principales responsables des licenciements ». Seize salariés menacés de licenciement économique à la société Arpadis de Gondecourt 3 mars 2010, source : La Voix du Nord Trois ans après la reprise des
établissements Catry par le groupe belge Arpadis, 16 travailleurs
sont aujourd'hui menacés de licenciement économique sur le site de
Gondecourt qui en compte 43. 7 autres devraient être transférés en
Belgique, sur le site de Manage. Plan social chez Etirex (02) Source : www.lunion.presse.fr
(L’Union Champagne Ardenne Picardie) Les ouvriers de l'usine Etirex de
Noyan-et-Aconin (02) ont appris que le groupe Chromalox, auquel
l’usine Etirex appartient, prévoit un « plan social »
avec le licenciement de 26 salariés sur 140 employés. Villefranche-de-Rouergue : 19 postes supprimés aux Fromentiers de France Source : ladepeche.fr A Villefranche-de-Rouergue, les plans
de suppression d'emplois se succèdent. Après l'abattoir de canards
gras Avi d'Oc (24 licenciements à la veille de Noël), MBIA
(disparition de l'entreprise et de ses 14 emplois), l'imprimerie
Grapho 12 (8 licenciements), c'est au tour des Fromentiers de France
d'engager un Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avec la suppression
de 19 postes de production et de logistique sur la Boulange des
Bastides à Farrou. ZF Lemförder Mécacentre à Saint-Etienne 26 janvier – source : leprogres.fr Les salariés de ZF Lemförder
Mécacentre à Saint-Etienne occupaient leur usine depuis le
19 décembre suite à l’annonce par la direction de 55
licenciements, ie un salarié sur cinq. Les salariés refusaient la
logique de négociation du plan social, et voulaient préserver
l’emploi coûte que coûte. Sur les 277 salariés du site, 95 %
se sont mis en grève illimitée. Total, fermeture de la raffinerie des Flandres : 780 emplois supprimés 25 janvier – source : rue89 Le groupe pétrolier Total prévoit la fermeture de sa raffinerie des Flandres, près de Dunkerque (Nord), où travaillent 780 personnes dont 400 sous-traitants. Selon La Tribune, le groupe va convertir le site en dépôt de carburant, et emploierait entre 30 et 50 personnes. Fermeture du bureau français de AOL : 100 salariés licenciés 12 janvier – source : universfreebox.com Le bureau français d’AOL, fourniture d’accès à internet, spécialisé dans le bas débit, va fermer. Conséquence : une centaine de salariés licenciés en France, 2 500 au niveau mondial. 27 licenciements à Tourlaville chez Socoval 11 janvier – lamanchelibre.fr 27 salariés sur 59 devraient être sacrifiés par l’usine de confection textile Socoval à Tourlaville (à côté de Cherbourg), selon le « plan social » annoncé le 4 janvier par la direction. Liquidation judiciaire de l’entreprise de confection Racineux Production, à GENESTON Source : PresseOcean.fr, octobre 2009 Fin 2008, la société Racineux,
spécialisée dans le prêt à porter masculin, employait 176
salariés. Rachetée en 1997 part le groupe Retz Participation, elle
enregistrait l’année dernière son meilleur chiffre d’affaires,
avec 4,8 millions d’euros. Licenciements chez Rexam 23 octobre 2009, source : Lutte Ouvrière La société Rexam, groupe
international possédant 160 usines dans le monde, est spécialisé
dans l’emballage plastic et métal des boissons, la pharmacie et
les cosmétiques. Fermeture d’Azur Chimie à Port-de-Bouc Source : La Provence.com, 21 octobre 2009 ICIG, la holding qui détient la société Azur chimie a annoncé la fermeture du site de Port-de-Bouc pour le 31 décembre. Cette fermeture met 100 salariés à la porte. Plan social chez JB Martin à Fougères Source : Ouest France, 18 octobre 2008 JB Martin, entreprise de confection de
chaussures, vient d’annoncer un « plan social »
supprimant 70 emplois sur les 136 du site de Fougères. Dreux (Eure-et-Loir) : fermeture de l'usine Philips EGP : 218 licenciements 23 septembre 2009 Spécialisée dans la fabrication de téléviseurs à écran plasma, l'usine avait supprimé 350 emplois en 2005 et 279 en 2008. source : cocomagnanville.over-blog.com/ Pontcharra (Isère) : les 25 salariés de l’entreprise de mécanique Constructions mécaniques Bernard licenciés du jour au lendemain 31 juillet 2009 Les 25 salariés de l’entreprise
Constructions mécaniques Bernard licenciés ont appris par une note
interne le vendredi 24 juillet qu’ils étaient licenciés sur le
champ, à cause de la liquidation judiciaire de leur entreprise. Source : lepoint.fr Samro, Nort-sur-Erdre mercredi 29 juillet 2009 La direction du groupe Samro, fabricant
de remorques, annonce un plan social, en estimant qu’il y aurait
20 % d'effectif en trop sur l'ensemble de ses sites en France. Source : presseocean.fr Fermeture de l’usine ESK Ceramics à Bazet (Hautes Pyrénées) 16 juillet 2009 Lors d’un comité d’entreprise, la
direction de l’usine ESK Ceramics de Bazet (Hautes-Pyrénées) a
confirmé la fermeture du site au mois de novembre 2009. 97 emplois
vont être supprimés. Les salariés entament une grève illimité
pour demander une prime de licenciement plus importante. Source : tarbesinfo.fr MBF Technologies, Saint-Claude (Jura) : 166 licenciements secs Le 09 juillet 2009 La
direction de MBF Technologies, sous-traitant automobile, annonce en
comité d'entreprise extraordinaire, la suppression prochaine de cent
soixante-six emplois à Saint-Claude (Jura). Source : le progres.fr Mahle, à Seboncourt (Aisne), 10 licenciements 6 juillet 2009 L’équipementier automobile Mahle qui emploie 160 salariés a décidé de supprimer 10 emplois, malgré l’ouverture d’une nouvelle ligne de production sur le site. Source : aisnenouvelle.fr Papeteries Etienne à Arles : 109 licenciements 24 juin 2009 International Paper, géant américain
du papier (60 000 salariés, 19 usines dans le monde, 57
millions de bénéfice net en 2008) a annoncé aux représentants du
personnel, la possible fermeture du site d’Arles dès novembre
2009, site spécialisé dans la fabrication de cartons d'emballage à
partir de papiers recyclés. Source : laprovence.com Papeteries de Malaucène, 211 licenciements 24 juin 2009 Le Tribunal de grande instance de Carpentras a rejeté la demande de suspension du plan social des Papeteries Malaucène, propriété du groupe américain Schweitzer-Mauduit. Ce sont 211 licenciements qui se préparent avec la fermeture de cette usine. Source : laprovence.com Michelin annonce la suppression de 1 093 postes 17 juin 2009 la direction de Michelin annonce la
suppression de 1 093 postes, en affirmant qu’il n’y aura pas
de licenciements ! Source : leparisien.fr Michelin toujours 20 juin 2009 Dans le même temps il prévoit se supprimer près de 3 000 emplois en France, Michelin annonce l’ouverture d’une usine en Inde, pour un investissement d’un montant d’un milliard d’euros sur dix ans. source : info.france2.fr Chaffoteaux : la direction d’ATG, propriétaire de la marque, « hésite » entre deux plans de licenciements… Ploufragan (Côtes d’Armor) 19 juin 2009 La direction d’Arsiton Thermo Group,
propriétaire de l’usine Chaffoteaux à Ploufragan (Côtes
d’Armor), a annoncé en Comité central d’entreprise, un projet
de restructuration qui se soldera par 149 ou par 207 licenciements. Source : letelegramme.com La papeterie de Novillars (Franche-Comté) va fermer : 69 licenciements 17 juin 2009 Le groupe Otor, détenu par un fonds de pension américain, a annoncé la fermeture de la papeterie de Novillars (Franche-Comté) qui emploie 69 salariés. Source : macommune.info Arudy (Béarn) : l’usine Thyssen Krupp ferme 13 juin 2009 Depuis 2006, Thyssen Krupp avait annoncé son intention de fermer l’usine d’Arudy (Béarn), où on fabriquait des pièces pour l’automobile. C’est chose faite : le groupe a rompu les négociations avec le seul repreneur qui s’était présenté. Cette fermeture se traduit par 69 suppressions d’emplois. Source : france3.fr | ||||||||||||