![]() |
||||||||||||||||||||||||||
| Retour page d'accueil |
Social
|
|||||||||||||||||||||||||
|
Chômage, licenciements, plans sociaux... janvier 2011
Sandouville reprend le travail sans penser à l'affaire Renault Marc Parrad, Source : challenges.fr, 17 janvier 2011 SANDOUVILLE, Seine-Maritime (Reuters) -
Les quelque 2.500 employés de l'usine Renault de Sandouville ont
repris le travail après quatre semaines d'arrêt, avec trop de
soucis pour se préoccuper de l'affaire d'espionnage industriel dont
se dit victime le constructeur automobile français. INTERROGATIONS jeudi 13 janvier 2011 Ci-dessous, les emplois ardennais supprimés en 2010 dans le secteur privé. Charleville-Mézières. - Entre fin 2008 et mars 2009, 27 licenciements chez Sum-Tech ; après liquidation, « Volets de France » (Villers-Semeuse) est repris par le Belge Cezam qui sauve 42 emplois. Tournes. - Le 25 février dernier, liquidation de la Sopap (53 salariés à Tournes, 11 à La Veuve-Marne). Le 8 avril, la justice autorise la reprise par le groupe allemand Tünkers qui accepte de sauver 21 puis 26 salariés à Tournes mais ferme le site marnais. Bazeilles. - Unilin passe de 234 à 222 salariés en 2009 (dont neuf licenciements en juillet) en raison d'une baisse d'activité. Pure. - 25 suppressions de postes chez Thyssen Krupp (sur 100). Givet. - En octobre 2008, fermeture de la Sopal (55 licenciements). Janvier 2011, liquidation d'Ardenity (16). Monthermé/Bogny-sur-Meuse. - Redressement judiciaire de Raguet SA en février 2009 (184 salariés alors, 110 aujourd'hui). Au total, 51 licenciements effectifs en 2010. Revin. - Le 7 janvier 2010, mise en redressement judiciaire d'Oxame (45 salariés) autorisée à poursuivre son activité au moins jusqu'au 7 juillet ; chômage partiel cher Ideal Standard France (ex-Porcher) (165 salariés), Ardam-Electrolux (600) et Béroudiaux (50). Fumay. - En septembre, le groupe Nexans annonce la suppression de 53 emplois sur 258 (voir Aisne-Chauny). Hautes-Rivières. - Suppression de 22 emplois en mars 2009 chez Estamfor (groupe Farinia). Donchery. - Fin mars, Delphi annonce 60 licenciements « sur la base du volontariat » (sur 354 salariés). Dans les années 90, l'entreprise a compté jusqu'à 750 salariés. Plusieurs vagues de licenciements sont prévues d'ici 2012. Ils devraient concerner 293 salariés. Glaire. - Liquidation d'Enia (202 salariés) le 7 janvier 2010. Le projet de reprise de Tecsom, désormais validé, prévoit 57 licenciements. Jean-Claude ROUSSEL REVIN (Ardennes). 146 salariés au tapis. Tel est le résultat, en termes purement comptables, du nouveau drame social qui s'apprête à endeuiller les Ardennes. C'est, cette fois, Porcher qui se trouve dans la tourmente : la direction du groupe doit annoncer aujourd'hui la fermeture pure et simple du site historique revinois. On savait qu'en dépit de quelques
maigres lueurs de reprise, les conséquences de la crise allaient
encore se faire ressentir de longs mois. Porcher = qualité Une énième gifle assénée en pleine
face de tous ceux qui tentent de ramer contre le courant,
particulièrement contraire depuis bien trop longtemps : on pense aux
salariés et à leurs représentants, bien sûr, mais aussi aux élus
locaux ou aux agents de l'Etat qui s'échinent à disputer des
combats dont on aimerait qu'ils ne soient pas tous, ou presque,
perdus d'avance. Le début de la fin Scandale, argent, politique et... jeux vidéo 11 janvier 2011, Caroline Tosh Le gouvernement contraint de
s'intéresser au dossier épineux du musée des jeux vidéo. Cela faisait désormais plus de trois ans que le musée de l'informatique était établi au Toit de la Grande Arche, à Paris. Le musée des jeux vidéo l'avait récemment rejoint le 14 avril 2010. Mais, suite à un incident technique grave, les quatre ascenseurs panoramiques qui desservaient le site sont tombés en panne. Le propriétaire des lieux, le Ministère de l'Écologie et du Développement Durable de l’époque, avait alors logiquement décidé sur décision unilatérale du Cabinet de M. Borloo, de fermer le site dès le 24 avril, le temps de la réparation, soit 10 jours après l'ouverture de l'éphémère musée des jeux vidéo. Or, bien que les ascenseurs soient fonctionnels depuis le 24 juillet 2010, le site n'a jamais été ré-ouvert au public, et après plusieurs mois de flottement, le gouvernement a même annoncé la fermeture définitive du Toit de la Grande Arche, dans le but d'une reconversion des locaux dédiés entièrement au ministère. Le ministère est accusé d'avoir pris pour prétexte la réparation des ascenseurs pour discrètement mettre fin aux expositions culturelles et réorganiser les locaux (plusieurs milliers de mètres carrés) pour son propre usage, afin d’y organiser des colloques et réceptions. La polémique gonfle. En plus d'un manque à gagner considérable durant plusieurs mois où aucun public n'a été reçu (estimé à plus de 2 millions selon rue89), le projet de réorganisation est jugé coûteux et inutile. De plus, il entraîne l'expulsion définitive des deux musées et la suppression d'une cinquantaine d'emplois, au chômage technique actuellement. Les fameux ascenseurs défectueuxPhilippe Nieuwbourg, directeur du musée de l'informatique, a dénoncé un scandale financier et a interpellé le gouvernement suite aux plusieurs mois d'inactivité qui ont suivi la réparation des ascenseurs. Le dossier avait alors été confié par le Premier ministre François Fillon à Nathalie Kosciusko-Morizet et Frédéric Mitterrand, mais aucune évolution n'avait eu lieu. Suite au remaniement ministériel de novembre 2010, Philippe Nieuwbourg insiste et rédige une lettre ouverte à la nouvelle ministre de l'Écologie et du Développement Durable, Nathalie Kosciusko-Morizet. En début du mois de décembre, le directeur du musée de l'informatique reçoit une réponse du cabinet du Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il est alors assuré au sein de la lettre, la prise en main et la délégation du dossier aux deux ministres, Mme Kosciusko-Morizet et M. Besson. À ce jour, aucune solution n'a encore été trouvée, et le gouvernement est plus que jamais empêtré dans ce dossier après la décision du tribunal de grande instance de Nanterre, qui a déclaré injustifiée l'exclusion sans préavis de la société responsable de l'exploitation des locaux. Cette dernière avait signé une convention d'occupation jusqu'en 2013. Le jugement ayant été relégué en fond, l'aboutissement du conflit peut désormais prendre plusieurs années. Le gouvernement doit donc faire face au mécontentement des dirigeants des musées et à la société d'exploitation du Toit de la Grande Arche, qui réclame maintenant plusieurs millions de dommages et intérêts pour quitter prématurément les lieux. En marge du scandale, les licenciements des salariés après plusieurs mois de chômage technique ont débuté dès le mois de décembre. Pour apporter votre soutien au musée des jeux vidéo, une pétition est lancée ici. Quant à la possible réouverture du
musée, elle semble tout à fait improbable pour le moment, des
pistes sont envisagées pour le déménagement dans de nouveaux
locaux. Pour vous consoler, le site du musée des jeux vidéo vous
propose une superbe visite
interactive. Ducros Express (ex-DHL) confirme "550 licenciements secs" 6 janvier 2011 (AFP) Le président de Ducros Express
(ex-DHL), Eric Lefranc, a confirmé jeudi à l'AFP que "550
licenciements secs" devaient intervenir dans son entreprise de
messagerie en 2011 en raison de difficultés dans l'activité, comme
l'avaient annoncé lundi les syndicats. Isri France: la CGT dénonce une atteinte au droit de grève 6 janvier 2011 (AFP) La CGT métallurgie a dénoncé jeudi une atteinte
au droit de grève chez l'équipementier automobile Isri France, basé
dans le nord de l'Alsace, où 26 salariés sont menacés de sanctions
après un débrayage de quelques heures pour réclamer des
revalorisations salariales. Fralib et Netcacao : l’incertitude Mailys MEDJADJ, 5 janvier 2011, source : marsinfo « Ils vont nous retrouver une fois de plus dans leurs pattes. On ne se laissera pas mettre à la porte. Nestlé qui a beaucoup plus de poids que les banques n’y est pas arrivé ». C’est en ces mots que Norbert Sanchez, délégué CGT Netcacao réagit au report au 2 février de la décision du Tribunal de Commerce, qui devait statuer ce mercredi sur l’avenir de l’entreprise : la liquidation, un redressement judiciaire ou la poursuite de l’activité. Repris à la multinationale suisse en 2006, Netcacao affiche un carnet de commande bien rempli mais a besoin d’un fond de roulement d’entre 6 et 8 millions d’euros. D’autre part, le syndicaliste nous indique que Netcacao a déjà dû se séparer d’une entreprise de nettoyage comptant trois salariées. Des licenciements que le délégué syndical impute directement à Netcacao. « Moi j’ai beaucoup perdu. Ces gens qui se retrouvent au chômage pour moi c’est horrible ». Du côté de Fralib, les salariés sont aussi dans l’attente. Hier, trois d’entre eux étaient assignés en justice au Tribunal Correctionnel de Nanterre. Une cinquantaine d’employés se sont donné rendez-vous, devant le Tribunal de Grande Instance de Marseille pour les soutenir. Tous se souhaitaient la bonne année dans une ambiance chaleureuse et détendue. Une année qui aura probablement un goût amer pour les 182 employés de l’usine de Gémenos, menacés de licenciement. Fralib : trois salariés devant la justice Le motif : diffamation et atteinte à l’honneur de Fralib après la diffusion d’un tract. Celui-ci accusait l’entreprise « d’évasion fiscale vers la Suisse » et de baisser le grammage des sachets de thé sans en informer la clientèle. « Nous voulions faire une action en convergence à Marseille pour soutenir nos collègues » explique Serge Bonutti, responsable régional de la FNAF-CGT. De son côté, Dominique Basset, élu CGT, indique : « Au printemps dernier, une employée a été agressée physiquement par la direction. Et celle-ci n’a d’ailleurs toujours pas été assignée en justice alors que nos collègues l’ont été à peine un mois après la distribution des tracts. Nous voulions savoir où en était le dossier et avons été reçus par le Procureur de la République ». Avant d’ajouter : « On ne comprend pas cette différence de traitement. Une situation inadmissible. Nous refusons cette justice à deux vitesses. Il nous a assuré que le dossier serait traité dans quelques temps ». Vers 15 heures, coup de théâtre. Les trois salariés indiquent par téléphone que le jugement est reporté au 6 septembre prochain. La raison : l’encombrement des tribunaux. Gérard Cazorla, secrétaire CGT Fralib et salarié depuis 30 ans à l’usine de Gémenos n’est pas soulagé pour autant. « On maintient notre position. Nous avons des preuves que nous avons déjà transmises à la justice et d’autres que nous dévoilerons au moment opportun. » Cet ajournement n’entache en rien la détermination des employés de Fralib qui restent plus que jamais mobilisés. Depuis septembre dernier, ils se battent pour éviter la fermeture du site. Un site jugé moins rentable par la direction que les autres usines de Grande-Bretagne, Belgique et Pologne. Le projet alternatif des Fralib Les employés de l’usine Fralib persistent et contre-attaquent. En début de semaine, ils proposaient lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, un plan alternatif à la fermeture du site : reprendre leur activité et leur outil de travail. La forme juridique restant encore à déterminer. « Nous n’avons pas voulu nous enfermer dans une forme juridique précise. Toute personne intéressée peut ainsi tenter l’aventure » explique Gérard Garzola. Il précise : « Cette marque est née en Provence et on fera tout pour qu’elle y reste. Des familles y travaillent depuis plusieurs générations. Elle fait partie du patrimoine local ». Installé depuis 118 ans, Fralib est l’unique site de fabrication de thé et d’infusion de la marque Elephant en Provence. De son côté, la direction campe sur ses positions. Elle assure que cette offre de reprise nie les réalités économiques et ne présente aucune alternative sérieuse à la fermeture. Selon ses chiffres, « la surcapacité de production fragilise la compétitivité ». En contrepartie, elle se propose de « reclasser tous les salariés dans le bassin d’emplois de Gémenos et de participer à la création de 182 emplois nouveaux au niveau local ». Pour l’heure, les salariés de Fralib restent dans l’impasse. Un autre comité d’entreprise doit se tenir le 10 janvier prochain. Pénibilité: trafic fortement perturbé au Havre par une grève AFP - 03 janvier 2011 Le port
du Havre était fortement perturbé lundi par une grève nationale à l'appel de la
CGT qui veut ainsi peser dans les négociations sur la cessation anticipée
d'activité pour pénibilité en faveur des salariés portuaires les plus exposés,
a-t-on appris de source syndicale. Licenciements chez Michelin, Arpadis, Visteaon et Hygéna, chômage partiel chez Dassault : 2010 dans la continuité de 2009... Source : La Voix du Nord, 2 janvier 2011 En Mélantois et en Pévèle, c'est dans la zone industrielle de Seclin qu'elle a frappé le plus fort avec la fermeture du site de Michelin. D'autres aussi ont payé un lourd tribut. Revue de détail... sans omettre les quelques rayons de soleil dans un tableau assez sombre. Michelin : le site de
Noyelles-lez-Seclin fermé. Annoncée en juin 2009 pour juin 2010, la
fermeture du site Sodemeca, repoussée de six mois, est effective.
Après la fabrication du dernier pneu en juillet, les 276 salariés
quittent leur usine, où les machines sont démontées. Visteon : huitième plan social et un avenir en pointillés. En janvier, Visteon annonce son huitième plan social en huit ans. Touchée en 2009 par 56 suppressions d'emploi, l'usine de Gondecourt est épargnée, cette fois. Le site de Flins doit, lui, fermer. Vingt-quatre salariés sont reclassés à Gondecourt, où sont encore employés 650 personnes et 200 intérimaires. Ils se mobilisent en mars pour une grève en réaction à l'objectif de leur direction de réduire les effectifs de moitié d'ici à 2013 ! Début décembre, le site de Carvin ferme. Ses salariés sont transférés à Gondecourt. Dassault : du chômage partiel et la fin de l'intérim. Confrontée à une baisse sans précédent de son carnet de commandes, l'usine Dassault de Seclin réduit la voilure dès mai 2009 en se séparant de ses intérimaires et en rapatriant les tâches confiées aux sous-traitants. En 2010, les mesures de chômage partiel ne sont levées qu'en mars. Les départs ne sont plus remplacés. Arpadis Gondecourt : seize licenciements. Trois ans après la reprise des établissements Catry par le groupe belge Arpadis et le licenciement de 21 salariés, le site gondecourtois est rattrapé par la crise en mars : 16 licenciements de plus sur un effectif de 43 salariés, plus 7 postes transférés en Belgique. Après huit jours de grève, un accord pour le plan social est trouvé. Hygena supprime 37 postes à Seclin. Coupe sombre au siège social du cuisiniste, installé dans la zone industrielle de Seclin : mi-décembre, la marque annonce 118 suppressions de poste, dont 37 à Seclin. Onze magasins déficitaires sont par ailleurs fermés en France. Endivoise de Carnin : la fermeture pure et simple. Sans repreneur, l'Endivoise de Carnin ferme ses portes. Vingt-quatre salariés et une dizaine d'intérimaires se retrouvent sans travail... et peinent à toucher leurs indemnités. Des bonnes nouvelles, aussi... A Seclin, Atos poursuit son extension. Un bâtiment de 7 200 m² sort de terre. Objectif : passer de 1 000 à 2 500 salariés ces prochaines années. À Seclin toujours, la zone Unexpo se remplit. Le boulevard de la Moto accueille une nouvelle enseigne, et le projet Greencenter (15 500 m² de surfaces commerciales) est lancé. Côté Conforama, 65 ha qui attendaient un feu vert vont accueillir de nouveaux projets économiques, tandis qu'on inaugure la zone de la Broye à Ennevelin. • STÉPHANE HUBIN A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) Des attaques qui ne passent pas Lutte Ouvrière n°2211 du 17 décembre 2010 À l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, malgré un débrayage de 400 ouvriers, et le fait que la direction elle-même ait reconnu que son dossier était vide, une procédure de licenciement se poursuit à l'encontre d'un délégué CGT, Ahmed Berrazel. Jeudi 9 décembre, un comité d'entreprise était convoqué pour voter le licenciement. Cette fois, pas de débrayage possible car - bonne aubaine pour la direction - la neige tombée abondamment la veille avait amené la fermeture de l'usine pour la journée. La CGT n'en appelait pas moins les syndiqués CGT à venir soutenir Ahmed, et malgré la neige et le chômage plus d'une centaine d'ouvriers ont fait le déplacement ce jeudi après-midi. Le CE a majoritairement voté contre le licenciement d'Ahmed : même le SIA, le syndicat patronal de PSA, a prudemment préféré s'abstenir. Il reste maintenant à la direction le choix de saisir l'inspection du travail pour poursuivre la procédure et tenter d'imposer le licenciement. Aulnay n'est pas le seul site de PSA touché par des mesures de répression contre les militants. À Vélizy, deux délégués CGT sont convoqués pour des sanctions et à l'usine de Poissy deux délégués sont également convoqués, dont le secrétaire de la CGT et une infirmière syndiquée CGT, en vue de son licenciement. D'un côté, l'argent coule à flots dans les caisses des actionnaires de PSA, qui s'apprêtent à annoncer, pour 2010, leur record historique de ventes (avec 3,6 millions de voitures). En même temps, la direction continue ses attaques contre les travailleurs - suppressions de postes, chômage technique. En frappant les militants combatifs, elle espère décourager tous les travailleurs. Mais c'est peine perdue. À l'usine d'Aulnay, les réactions continuent contre les mauvais coups. Au Ferrage par exemple, des travailleurs ont réagi contre la dernière mesquinerie du patron : à des ouvriers qui n'ont pas pu arriver à l'usine lors de la tempête de neige du 8 décembre, et sont parfois restés bloqués des heures dans leur voiture en essayant de venir, il a refusé de payer la journée ! Les travailleurs ont donc fait grève pour exiger ce paiement de la journée, et ils ont gagné. C'était aussi une question de principe : pas question de baisser la tête ! Correspondant LO À Illies, la robinetterie Malbranque prend l'eau : 80 salariés sont menacés lavoixdunord.fr, 14.12.2010- Élodie BARTOLIC Malbranque, entreprise spécialisée dans la robinetterie industrielle, ferme ses portes. Valco, son propriétaire, a décidé de regrouper ses activités sur son site de Ruffec (Charente). Installée depuis plus de 60 ans à Illies, l'usine emploie actuellement 80 salariés. Hier, un piquet de grève a été monté dans la cour. « Nous voulons nous battre pour maintenir une activité sur le site », martèle Abdelmalik Chenouf, délégué CGT. Hier, 5 heures du matin, jour de la première rencontre entre la direction et le syndicat. Un piquet de grève est installé dans l'usine Malbranque. Les deux entrées sont bloquées par de grandes caisses de bois. Sur la seule et unique banderole, accrochée au grillage, on peut y lire en lettre capitale « non à la fermeture ». Dans la cour de l'usine, une partie des salariés sont regroupés autour d'un feu. La semaine dernière, les 80 employés ont appris par leur direction que leur entreprise allait fermer. « On nous a dit qu'un plan social avait été mis en place pour sauver le groupe Valco », le fond de pension norvégien auquel Malbranque appartient depuis 2003. Un coup de massue qui était cependant prévisible, selon les salariés. « Nous sommes en chômage partiel depuis août », lâche Abdelmalik Chanouf. « On savait qu'il allait y avoir des licenciements mais pas une fermeture », renchérit Jean-Claude Lessant, élu CGT. Depuis environ quatre mois, les salariés faisaient pression sur la direction pour obtenir des réponses à leurs questions. « Nous avons organisé trois blocages d'expédition. Mais à chaque fois on nous répondait que les actionnaires n'avaient pas encore pris de décision sur l'avenir du site », explique Dominique Rosiaux, élu CGT. Selon les délégués, la partie robinetterie industrielle sera transférée chez SNRI, autre entreprise du groupe, basée en Charente. L'équipement de puits, autre activité de Malbranque, aurait été revendu pour 900 000 € à Axon, une entreprise texane. Les négociations n'ont pour l'instant pas commencé. La direction a d'ores et déjà proposé une possibilité de reclassement pour 22 personnes. Selon les syndicats, 10 personnes seraient mutées chez SNRI et 12 autres personnes seraient embauchées temporairement par l'entreprise américaine Axon. « Les Américains veulent notre licence API 600A, propre aux équipements de puits et acquérir de nouveaux marchés, lâche Abdelmalik Chenouf. Leur proposition de reprendre 12 salariés, c'est de la poudre aux yeux. 12 salariés dans 12 000m², c'est absurde. » Guy Gibaru, 37 ans de boîte : « Malbranque a été industriellement pillée. Valco a pris notre savoir-faire au profit de SNRI. Mais eux n'ont pas la maîtrise. Ce ne sont pas des robinets de maison ! » L'intervention d'un expert comptable a été demandée par le syndicat « pour vérifier si les pertes annoncées sont réelles ». Autour du feu, les salariés sont dépités. « Et dire que l'an dernier, on célébrait les 60 ans de l'usine. C'est triste,lance Edmond, 37 ans de boutique, la gorge nouée. L'espoir est maigre on aimerait y croire mais c'est difficile. » « Les deux sites, Ruffec (SNRI) et Illies sont actuellement en sous-utilisation et font des pertes très importantes en 2010, a répondu Marc de Wolff, directeur Général de Valco Group France. Sans perspective de redressement, compte tenu d'un carnet de commande en forte baisse... Valco group aidera les salariés concernés à trouver une solution d'emploi en mettant en place des aides au reclassement externe. » | |||||||||||||||||||||||||