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Points de vues
sur les luttes de classes |
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Numéro 2 - février 2010 Edito de Caroline ANDREANI Depuis des mois, sous l'action combinée d'un gouvernement ultra-capitaliste et de la très grave crise du système, la situation sociale en France est de plus en plus difficile. Le gouvernement ne cache pas son ambition : liquider les acquis sociaux et tout ce qui peut freiner l'exploitation capitaliste. L'Etat, qui ne remplace qu'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, est le principal responsable du chômage. Il est suivi par les grands groupes monopolistiques qui ferment des sites de production et licencient, prenant prétexte de la crise pour recomposer leur système de production. Car l'enjeu n'est pas de maintenir le taux de profit, mais d'accroitre ce taux de profit. Toujours plus : c'est en somme la devise de l'élite capitaliste mondialisée. D'où l'annonce de Total de fermer la raffinerie de Dunkerque, celle de Philips d'arrêter son usine de Dreux, etc. Dans une période où les centrales syndicales sont aphones, où les partis politiques n'ont plus qu'une ambition élective, où les victimes du système capitaliste résistent finalement peu et mal, on constate que le capitalisme continue à avancer le plus loin possible. Jusque où ? La France compte actuellement 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement lui-même reconnaît qu'en 2010, un million de chômeurs arrivent en fin de droits et qu'aucun dispositif n'existe pour les aider. Dans l'agriculture, c'est une exploitation sur deux qui est passe de mettre la clé sous la porte. Les artisans, les petits commerçants sont en faillite par dizaines de milliers. Quant aux retraités, ils manifestaient la semaine dernière pour la revalorisation des retraites parce qu'ils sont de plus en plus nombreux à avoir recours à l'aide sociale pour pouvoir joindre les deux bouts. A l'exception des banques et des grands groupes comme Total, Bouygues, Véolia, Danone, Auchan... qui affichent des bénéfices scandaleux, le reste de la société est pressuré à l'extrême. Mais il manque un parti politique réellement communiste, révolutionnaire, conscient des enjeux de classes. Et ce n'est pas avec la campagne mollassonne et sans contenu du Front de Gauche que le Parti communiste risque de remonter le pente et de redevenir crédible ! Mais gageons qu'au rythme où vont les choses, le peuple devrait se rappeler au bon souvenir de ceux qui l'exploitent ! Et ce jour là, il faudra des partis et des organisations syndicales à la hauteur des enjeux et des besoins. Une grave faute politique ! « Marie-George Buffet n'a pas exclu mardi la possibilité que le Front de Gauche, qui réunit le PCF et le Parti de gauche, présente un candidat commun à la présidentielle de 2012, ce qui correspondrait aux attentes des partisans de Jean-Luc Mélenchon, probable candidat. » AFP - le 23 février 2010, 18h59. Faire une telle déclaration à 19 jours des régionales et à 4 mois du congrès du PCF est une vraie provocation. Les communistes décideront en juin prochain, mais le risque est réel. Il suffit de voir les réactions qu’elle a déclenchées pour en mesurer les enjeux. « Dans
l'entourage de ce dernier, leader du Parti de gauche (PG), on juge
"positives" les déclarations de Mme Buffet "si elles
sont la porte ouverte à une candidature unie : le paquet des
trois élections (régionales, présidentielle, législatives) qu'on
a proposé est en train de prendre corps", estime Eric Coquerel,
secrétaire national du PG dont le congrès aura lieu après celui du
PCF. Si la lutte des classes ouverte est prioritaire, première et urgente, la bataille d’idées pour l’existence du parti révolutionnaire est aussi indispensable. Oui, la crise du capitalisme mondialisé est grosse d’une explosion ou d’explosions sociales dans un ou plusieurs pays. La situation en Grèce ou en France peut créer des situations révolutionnaires où la nécessité du parti révolutionnaire sera incontournable. Oui, les deux dernières élections présidentielles ont été catastrophiques pour le PCF. L’absence de projet révolutionnaire en est la cause principale. En 1965 et 1974 nous n’avions pas présenté de candidat communiste et nous avons fait le lit de François Mitterrand, de la social-démocratie et créé les bases de la situation d’aujourd’hui. Avoir un bon candidat communiste avec un projet révolutionnaire aux présidentielle de 2012 est une question de vie ou de mort pour le PCF. Avec
la ligne « auberge espagnole » de la direction du PCF Des communistes sur des listes socialistes dès le 1er tour ou qui les soutiennent Avec l’accord de leur fédération et de la direction nationale : en Bretagne, Basse Normandie, Bourgogne, Champagne-Ardenne et Lorraine. Sans l’accord de leur fédération et de la direction nationale : En Picardie : Robert Hue implante son MUP, dont le délégué régional est Marc Lelong. « Pour les élections régionales, dès le premier tour, le MUP propose au PS une liste de rassemblement de la gauche conduite par Claude Gewerc PS », indique un communiqué du Mouvement, citant nommément Daniel Beurdeley et Patrice Carvalho (Oise) ainsi que Françoise Van Hecke et Olivier Chapuis-Roux (Somme) comme faisant partie de ceux qui « travaillent avec confiance à la conclusion rapide d'un accord » avec le président de région sortant. Ajoutons que dans l’Aisne, l’un des plus connus est Roland Renard, ancien député communiste de ce département. En Languedoc-Roussillon : Avec Frêche, 4 vices-présidents communistes, Henri Garino (Aude), Jean-Claude Gayssot (ancien ministre, Hérault), Josiane Collerais (Hérault), Jean-Paul Boré (Gard). Cinq élus communistes de Limoux et de la Haute vallée de l'Aude ont affirmé leur soutien aux « quatre vice-présidents communistes ». Il s'agit de Colette Lagoutte et Annie Del Vals, adjointes au maire de Limoux, de Jean Verza, adjoint au maire de Couiza, de Gérard Audouy et Jean-Louis Rodriguez, adjoints au maire de Quillan, qui ne soutiendront donc pas le Front de gauche. En Ile de France : Déclaration d’Alain Lhostis, conseiller communiste de Paris sur l’élection régionale : « Tout faire pour aboutir à des listes communes avec le Parti socialiste dès le premier tour. » Ce sont sept candidats pour le parti de Robert Hue, dont 5 en position éligible, sur la liste du PS. Dans le Val d’Oise, auprès d’Ali Soumaré, les 3 candidats du MUP sont Robert Hue, sénateur, Marie-Jo Cayzac, adjointe au maire d’Argenteuil et Laurent Dumond, vice-président de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise. En Seine-et-Marne, c’est Dimitri Bandini (conseiller d’Avron et membre du CN du PCF) qui sera candidat MUP. Gilles Catoire, maire, a rappelé que Clichy était une ville historique de rassemblement en comparant Robert HUE à Charles AUFFRAY, député communiste qui est devenu maire de Clichy au moment du Front Populaire et avait crée le parti d’Unité Prolétarienne pour soutenir Léon BLUM. Mais il a oublié de préciser qu’ensuite, il avait adhéré au Parti Socialiste. « Ceci montre que Clichy est une ville ouverte au rassemblement »… après avoir viré les communistes de la majorité municipale il a quelques mois ! Dans le Nord-Pas de Calais : Le sénateur Ivan Renar a définitivement rompu les amarres avec la direction du Parti communiste. Il a rejoint le mouvement lancé par Robert Hue. Dans une interview, il concède un bon bilan au président sortant de la région. En Provence-Alpes-Côte d'Azur : Joël Canapa, vice-président PCF de la Région PACA, sera sur la liste socialiste dès le premier tour. Il est aussi conseiller municipal de La Garde. Les listes socialistes au 1er tour avec des candidats de droite ouvrent une situation difficile pour les communistes au 2ème tour. En Rhône-Alpes : Jean-Jack Queyranne a placé sur sa liste, en position éligible Gérard Perrissin-Fabert, maire du Grand-Bornand et président pour la Haute-Savoie du Parti Radical de Jean-Louis Borloo, autrement dit d’un parti affilié à l’UMP. En Poitou-Charentes : Cinq candidats du Modem figureront sur les listes socialistes dès le premier tour en région Poitou-Charentes avec la socialiste Ségolène Royal, présidente sortante. Sondage - national Un sondage TNS SOFRES Ile-de-France confirme la progression du Front de Gauche. Le sondage TNS SOFRES paru le 19 février pour Le Monde constitue la cinquième enquête encourageante pour les listes Ensemble à gauche. Ces résultats, à quatre semaines du scrutin, doivent être analysés avec prudence. Ceci dit, mieux vaut qu’ils poursuivent une augmentation (pour Le Front de gauche, cela se joue à 0,5 %) plutôt que l’inverse. Si l’UMP reste à ce niveau, une défaite mémorable attend la droite mi-mars, une défaite qui encouragerait le combat social. Sondage
TNS SOFRES pour la région parisienne :
Un 2ème appel pour la cinquième Internationale Le
20 novembre dernier, lors d’une rencontre internationale des partis
de gauche à Caracas, Hugo Chavez a appelé à la constitution d’une
Vème Internationale qu’il a définie comme un « espace où
les partis, les mouvements et courants à orientation socialiste
pourront coordonner une stratégie commune contre l’impérialisme
et pour le renversement du capitalisme par le socialisme. » Premiers signataires du 2ème appel : Francis Combes (poète et éditeur) – Patricia Latour (journaliste, membre du conseil national du PCF) – Pascal Acot (Historien de l’écologie scientifique) – Jean-Louis Lippert (écrivain) – Yvon Quiniou (philosophe) – Yves Vargas (philosophe, communiste) – Jean-Pierre Bastid (écrivain, cinéaste) – Bertrand Duffort (président d’Athéisme international) - Bruno Drweski (universitaire) – Jean-Luc Despax (poète) – Bernard Noël (écrivain) – Stathis Kouvelakis (philosophe) – Samir Amin (économiste, président du Forum mondial des alternatives, directeur du forum du Tiers monde – Marc Viellard (écrivain) – Tony Andréani (historien).- Roger Bordier (écrivain) – Claude Piermont (ingénieur ) – Maurice Cury (écrivain) – Françoise Leclerc (psychologue praticienne) - Bernard G. Landry (écrivain)… |
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