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sur les luttes de classes
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PDV N1

Edito. de Jean Jacques Karman

▬« Points de vues sur les luttes de classes » est une nouvelle publication de la Gauche Communiste. Aux côtés d’Approches Marxistes, notre revue théorique et de « La lettre de la Gauche Co », notre lettre électronique, « Points de vues sur les luttes de classes » est un 4 pages papier mensuel comblant un trou de notre intervention. Il est ouvert au débat, à d’autres points de vues (courts) qui seront aussi publiés.
▬Par cette publication, nous voulons donner des informations et notre point de vue sur les luttes de classes en France et dans le monde. En ce début d’année 2010, nous souhaitons à tous une bonne année, de belles et bonnes luttes de classes.
▬Le fait le plus important me semble être ce début de débat sur la nécessité d’une 5ème Internationale pour aider les prolétaires du 21ème siècle à renverser dans chaque pays le capitalisme par la révolution sociale. Et de construire un socialisme du 21ème siècle qui doit être démocratique en tenant compte des conditions, des cultures et histoires nationales. Les partis au pouvoir en Iran ne peuvent faire partie de cette 5ème Internationale.

▬L'écologie est aujourd’hui à la mode. Elle soulève de vrais problèmes qui ne peuvent attendre le changement de société. Agir dès maintenant ne signifie pas que l’écologie est en dehors de la lutte des classes. Le capital exploite l’humain et la nature dans le même but : le taux de profit maximum dans le plus court laps de temps. En ce sens le capitalisme est l’ennemi principal de toute écologie. Contradictoirement, le capital peut même marchandiser une partie de l’écologie et faire illusion. C’est aussi pour cela que l’on ne peut réformer ou réguler le capitalisme. Si le régime nouveau socialiste n’est pas contradictoire avec la logique de l’écologie, il y a nécessité que ce socialisme soit démocratique et écologique car nous avons connu des déformations du socialisme réel qui ont produit des erreurs écologiques graves.
▬Sur les régionales, pour les 3 mois de ce début 2010, il nous faut obtenir le score et le nombre d’élus communistes maximum.


Front de Gauche : négociation ou marchandage ?

Les trois (PCF, PG et GU) du Front de gauche… dans l’ultime négociation avant le meeting du 10.

« Les calages sont compliqués mais j’ai bon espoir que l’on finisse par atteindre un équilibre en fonction d’un certain nombre de critères », espère Christian Picquet (GU). La GU n’a pas à se plaindre, les propositions du PCF la favorisent.

Tous pour la pluralité du Front de gauche, tout comme son élargissement à d’autres forces (Alternatifs, Fédération…), mais les discussions bloquent, d’autant que tout le monde ne part pas du même point de départ. « Le PCF a de loin le plus grand nombre d’élus et doit en quelque sorte faire de la place aux autres, qui doivent aussi respecter l’audience communiste », commente Christian Picquet. Faire la place ou respecter l’audience ?

Selon le PCF, la plus grande visibilité de la diversité du Front de gauche est de permettre à chacune de ses composantes de conduire une des trois grandes régions (Île-de-France pour le PCF, Rhône-Alpes pour le PG et Midi-Pyrénées pour la GU) : cela est discutable, en fonction des forces de chacun dans chaque région.

Or le PG persiste à revendiquer la tête de liste de la région parisienne où le PCF est la force dominante. En plus de Rhône-Alpes, le PCF propose au PG quatre autres têtes de liste régionales (Aquitaine, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire) et dix-sept têtes de liste départementales. « C’est une nouvelle et belle proposition. Cela représente 30 % des têtes de liste, c’est exactement ce que souhaitait le PG », soutient Francis Parny (PCF). Le parti de Jean-Luc Mélenchon estime pour sa part que le compte n’y est pas et revendique six têtes de liste régionales et vingt-deux têtes de liste départementales. « Rien n’a bougé dans les propositions. On s’éloigne de l’esprit du Front de gauche des européennes », regrette Éric Coquerel, qui réclame davantage de places en position éligible pour sa formation.

Or, on se souvient des Européennes où les gains ont été à 100 % pour le PG.

« Nous sommes interrogatifs sur les réticences de nos partenaires. Notre proposition respecte chacun », souligne Francis Parny. Lequel se dit prêt à « une ultime réunion permettant de faire des ajustement». En espérant que ces ajustements ne pénalisent pas le PCF. Le refus de la direction nationale du PCF d’une « ligne » nationale pour les régionales ne va-t-il pas s’accompagner d’un marchandage de marchands de tapis ?

Dernière minute : Jean-Luc Mélenchon déclare sur son blog, le mardi 5 janvier, « Si les Verts écartent le Modem, compte tenu du rapport de force électoral, ils ont vocation à mes yeux à être le centre de gravité de la recomposition générale de la gauche dont le pays a besoin. » Une chose est sûre après cette déclaration, l’avenir du Front de Gauche ne sera pas rose…


Unité pour l’interdiction des licenciements !

Six travailleurs et syndicalistes de Continental Clairoix ont été condamnés, en première instance, à des peines de trois à six mois de prison avec sursis et au remboursement du montant des dégâts constatés lors de la manifestation qui s’est déroulée le 21 avril 2009 à la sous-préfecture de Compiègne.
Contrairement à l’engagement qu’il avait pris dans les accords de fin de conflit, le ministère de l’Intérieur n’a pas retiré les deux plaintes déposées.
Nous dénonçons de telles pratiques, qui relèvent d’un complot contre des travailleurs jetés à la rue par des patrons avec le soutien de l'État alors que sa vocation devrait être de leur procurer du travail et d’interdire les licenciements.
Les six travailleurs et syndicalistes condamnés doivent passer en appel le 13 janvier 2010 devant le tribunal d’Amiens. Nous condamnons toute répression contre des ouvriers, a fortiori contre des syndicalistes.
Les vrais, les seuls responsables sont les spéculateurs qui licencient ou font licencier, ainsi que les représentants de l'État qui refusent d’intervenir pour empêcher les plans de licenciement, condamnant ainsi des milliers de travailleurs à la précarité et à la misère.


L’interdiction des licenciements et des délocalisations !

Le contrôle des travailleurs sur toute la gestion des entreprises, la nationalisation des entreprises qui licencient ou délocalisent, la gestion démocratique réelle (salariés, élus et Etat) des entreprises et sociétés nationalisées sont des objectifs à obtenir.


Congrès de la CGT

Le point de vue de Thierry Bonus, militant CGT à la Ville de Paris

*Thierry, tu as été délégué au congrès de la CGT qui s'est tenu à Nantes en décembre. Qu'est-ce qui t'a frappé dans ce congrès ?
*Thierry Bonus : Ce qui était immédiatement perceptible dans ce congrès, c'est que les jeux étaient faits d'avance. Nous savions tous, dès le début du congrès, que Bernard Thibault allait être réélu secrétaire de la CGT. En deuxième lieu, j'ai été frappé par la « CFDTisation » de la CGT. Je ne suis plus dans un syndicat révolutionnaire, un syndicat de lutte de classes. Tout cela, l'abolition du salariat, la Charte d'Amiens... est derrière nous ! Dans le rapport introductif, Thibault a été plus offensif qu'il ne l'a été dans la dernière période. C'est un effet, à mon avis, de la contestation dans la CGT. J'ai également entendu Delannoy, le syndicaliste de la métallurgie, qui n'avait aucune chance face à Thibault. Il a fait une intervention intéressante. Ce qui était gênant, en tout cas au niveau de mon syndicat, mais ça doit être la même chose dans d'autres endroits, c'est que les délégués étaient élus sans mandat impératif. Et pourtant, ils ont pris part aux votes du congrès.

*Quels étaient les enjeux de ce congrès ?
*Thierry Bonus : Il y avait la volonté de casser le mode de fonctionnement de la CGT, de faire disparaître les unions départementales, les unions locales, les syndicats de site, qui sont l'âme et la base du fonctionnement démocratique de la CGT. Il y a eu une première tentative au congrès précédent avec la question de la réversion des cotisations, puisque la confédération veut percevoir directement les cotisations et reverser ensuite aux syndicats. Dans mon syndicat, à la Mairie de Paris, nous avons refusé ce système. Nous percevons nos cotisations et nous reversons l'équivalent de 4 mois de cotisation par adhérent. Cette indépendance financière nous permet de militer comme nous l'entendons et d'avoir des ressources quand nous en avons besoin.

*Dans une période marquée par des fermetures d'usines en cascade, n'est-il pas un peu curieux que les discussions aient été focalisées sur des questions de fonctionnement interne ?
*Thierry Bonus : Il y a également eu des discussions sur la situation générale. Par exemple, dans la métallurgie, j'ai entendu de nombreuses interventions pour soutenir les mouvements syndicaux comme celui des Contis. Mais les textes du congrès étaient très décevants, complètement en dehors des réalités vécues. On n'y trouve plus de référence à la lutte de classes ni à l'anticapitalisme. Dans la période que nous vivons, c'est hallucinant.

*Que tires-tu comme enseignements de congrès ?
*Thierry Bonus : Bernard Thibault a été réélu sans problème : on s'y attendait tous, d'autant que la seule candidature qui s'opposait à celle de Thibault, Jean-Pierre Delannoy, a été rejetée. Par contre, dans les votes sur les textes de congrès, il y avait en moyenne une opposition de 20 à 30 % des congressistes. C'est beaucoup plus qu'au 48e congrès. Ça montre une opposition importante et en augmentation à la ligne de la confédération. Ce qui me désole, c'est de voir qu'il se passe à la CGT la même dérive social-démocrate qu'au Parti communiste. Et cette dérive n'est bonne pour personne, en tout cas pas pour les travailleurs. Je n'aimerais pas assister au prochain congrès à une « mutation » réformiste.


Fidel Castro
« Chaos politique » et « traitement humiliant » à Copenhague

Le 10 décembre 2009 – Déclaration : Fidel Castro accuse le président américain Barack Obama d'être "faible" face à l'oligarchie irresponsable et aveugle des États-Unis, opposés à toute mesure de lutte contre le réchauffement climatique.

Selon lui, Barack Obama devrait « prendre des mesures sans s'occuper du Congrès » américain. Si un accord intervient à Copenhague, « ce sommet aura constitué une modeste avancée » dans la recherche de solutions pour lutter contre le réchauffement climatique, affirme Fidel Castro.

Fidel Castro a affirmé que le sommet de Copenhague sur le climat avait été l'occasion d'un « chaos politique » et d'un « traitement humiliant » pour les dirigeants de petits pays ou les représentants de mouvements sociaux.

« La répression brutale de manifestants pacifiques par la police a rappelé la conduite des troupes d'assaut nazies qui ont occupé le Danemark en avril 1940 », a-t-il également affirmé. « Si dans la capitale danoise on est parvenu à quelque chose de significatif, c'est que l'opinion mondiale a pu, grâce aux médias, assister au chaos politique ».

Pour lui, le président américain Barack Obama a prononcé « un discours trompeur et démagogique, plein d'ambigüités dans lequel il n'y avait aucun compromis » pour la lutte contre le réchauffement climatique. L'accord trouvé - dénoncé par Cuba - découlait d'une « initiative antidémocratique et virtuellement clandestine », écrit-il encore. « Il y a peu, on discutait sur le type de société dans lequel nous vivrions. Aujourd'hui, on discute sur la survie de la société humaine », estime Fidel.


Hugo Chávez pour la 5ème !

Lors d’une rencontre internationale des partis et mouvements de gauche le 20 novembre 2009 à Caracas, Hugo Chávez a proposé la création d’une Cinquième Internationale, et a convoqué une seconde rencontre mondiale à Caracas en avril 2010, qu’il souhaite beaucoup plus large. « Il n’y a pas de temps à perdre. S’il revient au PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela) et à un autre parti de ce monde de constituer le premier noyau, nous le ferons. Mais je suis sûr que seront plus nombreux ceux disposés à la tâche, qui est d’une extrême urgence, parce que la crise mondiale s’accélère », a-t-il expliqué.

La proposition d’une nouvelle Internationale a créé pour le moment plus de débats en Amérique latine qu’en Europe, mais elle concerne l’ensemble de la gauche anticapitaliste internationale.

Dans son discours devant le Congrès du PSUV le 21 novembre, Hugo Chávez a réitéré sa proposition : « Je demande à ce Congrès extraordinaire du Parti Socialiste Uni du Venezuela(PSUV) qu’il mette dans son agenda en débat la proposition de convoquer les partis politiques et courants socialistes pour créer la 5e Internationale socialiste comme une nouvelle organisation qui corresponde au temps et aux défis que nous vivons, et qui soit un instrument d’unification et d’articulation de la lutte des peuples pour sauver cette planète ».


Etaient présents à cette rencontre : 26 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 7 d’Europe, et 6 d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. Cette rencontre a été conçue comme plate-forme pour élaborer des propositions démocratiques à partir d’une vision socialiste impliquant les peuples du monde.

Ont participé à la rencontre, notamment : le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) et diverses organisations alliées au PSUV, le Parti Communiste du Venezuela (PCV), le parti Patrie Pour Tous (PPT), les Partis Communistes de Cuba, de France, d’Italie, de Grèce, de Chine et du Vietnam, le Mouvement Vers le Socialisme (MAS, Bolivie), le Parti des Travailleurs (PT, Brésil), le Front Farabundo Marti pour la Libération Nationale (FMLN, Salvador), le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI, Mexique), le Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN, Nicaragua).


Les premières réactions :

Cette proposition de création d’une 5ème Internationale a été soutenue par les représentants présents du MAS de Bolivie, du FMLN du Salvador et du FSLN du Nicaragua. Les représentants d’autres organisations présentes, dont le Bloc de gauche (Portugal), Die Linke (Allemagne) et le Parti de gauche (France), ont annoncé qu’ils soumettront ce projet à leurs organisations, alors que nombre de partis communistes présents, en particulier les PC grec (qui lui souhaite la reconstruction d’une 3ème Internationale) et brésilien, se sont déclarés opposés. Parlant au nom du PT brésilien, Valter Pomar a expliqué que c’était le Forum de Sao Paolo qui constituait sa priorité et non une cinquième Internationale.

Le PCF n’a pas officiellement pris position, mais la tendance est à la méfiance envers ces déclarations.

La Gauche Communiste, fidèle à ses positions, appelle à la constitution d’un comité en France pour une 5ème Internationale, non pas socialiste (car la 2ème Internationale « socialiste » sociale-démocrate existe toujours) mais pour le socialisme. Les Rouge Vifs de Marseille et d’autres groupes dans ou hors du PCF semblent partisans d’une telle initiative.


Enfin, l’appel de Chavez à une 5e Internationale constitue un point d’appui lorsqu’il pose la question d’une nouvelle Internationale, indépendamment de la IIe dont sont membres des organisations comme les partis sociaux-démocrates, le PRI mexicain ou le PT brésilien. Mais il faut aussi clarifier une question dans la construction d’une nouvelle Internationale, c’est la différence entre les politiques d’État et la construction d’un projet politique. Une chose est de conclure des accords économiques et commerciaux avec des États dirigés par des gouvernements anti-impérialistes, d’en conclure avec d’autres États, y compris dotés de régimes réactionnaires, ou encore de s’opposer à des attaques de l’impérialisme contre certains pays, autre chose est le soutien politique apporté à des régimes comme ceux du Parti communiste chinois ou de la République Islamique d’Iran… Le projet d’une Ve Internationale ne peut de près ou de loin être associé à ces régimes.

Encore une fois, cet appel crée les conditions d’une nouvelle discussion internationale, indissociable de la solidarité avec la révolution bolivarienne. C’est dans cet esprit que la IVe Internationale, ses organisations et ses militants, répondront « présents » !

François Sabado, membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale


Créons ensemble
le comité pour la 5ème Internationale

L’histoire de la libération humaine se poursuit, chaque époque connaissant des moments décisifs. Karl Marx participa activement, en 1864, à la nécessaire création de la 1ère internationale, aujourd’hui c’est du continent américain, où les forces révolutionnaires avancent, que l’appel à la création d’une 5ème Internationale nous parvient.

Le camarade Président Hugo Chavez propose aux partis qui luttent pour le socialisme de se réunir dans un comité préparatoire et de créer ensemble la 5ème Internationale, le 10 avril 2010 à Caracas.

Le moment est venu de fonder la 5ème Internationale !

La Gauche communiste du PCF a depuis des années exprimé la nécessité de créer une 5ème Internationale pour le socialisme. Aucune des quatre premières Internationales créées dans le passé n’a ressemblé aux précédentes.

La 5ème Internationale innovera, elle aussi. Elle ne pourra pas avoir un centre ou un Parti guide, elle devra créer les conditions d’une organisation de rencontres, de confrontations d’idées, d’entraides, de solidarités pour faciliter l’action pour le socialisme et la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme dans l’arène internationale de la lutte des classes, tout en respectant l’indépendance de chaque parti qui la constituera.

Au moment où le capitalisme est en crise ouverte, que les peuples le mettent de plus en plus en cause, où il est incapable de résoudre les grands défis sociaux, démocratiques, écologiques et de solidarité de notre époque, où l’impérialisme tente d’imposer par la force sa domination planétaire, la création d’une 5ème Internationale est une nécessité historique.

La gauche communiste du PCF estime que ce serait une grave erreur si le Parti Communiste Français, qui était présent lors de la rencontre Internationale des Partis de Gauche à Caracas du 19 au 21 novembre 2009, quand Hugo Chavez a lancé l’appel à la création de la 5ème Internationale, prenait la décision de ne pas participer au comité préparatoire.

La Gauche communiste lance cet appel national auprès des communistes pour que le PCF participe au comité préparatoire. Dans un deuxième temps, pour qu’une consultation démocratique soit organisée sur les conditions d’adhésion à cette 5ème Internationale.

La Gauche communiste prendra toutes les initiatives nécessaires, pour faciliter la création de cette 5ème Internationale pour le socialisme du 21ème siècle !

Camarades !

Soutenez la création de la 5ème Internationale

pour le socialisme du 21ème siècle !


Premiers signataires

Caroline ANDREANI (93), Marie-Simone BABEL (93), Danielle BALLAIS (93), Jean-Pierre BALLAIS (93), Thierry BONUS (93), Francis COMBES (93), Marie GONZALES-FRETUN (93), Brenda JORIOZ (92), Jean Jacques KARMAN (93), Marie KARMAN (93), Pierre MARTIN (94), Didier MAZANON (69),  Michel MELINAND (95), Marcel MENDY (93), Philippe MERCADER (93), Jean-Louis REMANDE (76), Gérard REQUIGNY (93), Antoine WOLHGROTH (93)