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Où va le noyau dirigeant du PCF ? Jean Jacques KARMAN 10 janvier 2009 La situation devient surréaliste. A peine sorti du 34ème congrès, où :
Membre de la commission statutaire pour la proposition de l’exécutif du Conseil National, j’ai écouté Marie-George Buffet annoncer la liste de ses membres et ceux de la coordination. Plusieurs interventions, parmi les dix membres de cette commission, ont été critiques. Moi-même j’ai fait remarquer que les statuts soulignent que les directions doivent être à l’image du parti et que la liste des noms énoncés faisait l’impasse total sur deux listes alternatives. A la fin de cette commission, Marie-George Buffet n’a fait aucune modification de sa liste. Quelques minutes après, devant le Conseil National, cela a été de même. Beaucoup d’interventions critiques, mais aucune modification. Si certains membres de l’ex-exécutif (y compris des ex proches de Marie-George Buffet) sont écartés car devenus gênants, le fait le plus marquant, c’est qu’il n’y a aucun représentant des deux textes qui ont rassemblé 40 % des communistes. Devant mes remarques, Marie-George Buffet a affirmé que nous ne lui avions pas fait de proposition. En ce qui me concerne cela est vrai, puisque j’ai jugé que mes divergences politiques étaient trop importantes. Mais ce n’est pas vrai pour mon camarade André Gérin qui à deux reprises le lui a proposé. Les résultats du premier vote du nouveau Conseil National devraient faire réfléchir ce noyau dirigeant, car là aussi, c’est du jamais vu : 40% des membres du Conseil National, lors de leur premier vote, ont voté contre la liste de Marie George Buffet. Ce qui est le plus inquiétant, c’est que cette équipe dirigeante va devoir avancer des propositions de réponses concrètes à la crise qui va se développer et peut-être devenir explosive. Et tout aussi inquiétante est que l’idée de métamorphose du PCF n’est pas morte pour certains membres de cet exécutif. Le monolithisme, enfanté hier par le stalinisme, est aujourd’hui le meilleur allié de l’immobilisme réformiste. Face à la crise du capitalisme, tout le monde reconnaît que Karl Marx avait raison. Alors utilisons le marxisme comme « boussole » pour renverser ce vieux monde pourri, y compris pour un meilleur fonctionnement du PCF. Aubervilliers, le 10 janvier 2009 Jean Jacques Karman 10 janvier 2009 |
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