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Mort de Léo Figuères, infatigable combattant Sébastien Crépel L'Humanité 2 août 2011 Le maire honoraire de Malakoff, militant anticonialiste, ancien dirigeant des Jeunesses communistes clandestines dans la Résistance, est décédé, hier, à quatre-vingt treize ans. Une grande figure du combat pour l’émancipation humaine s’est éteinte. Léopold Figuères, dit « Léo », est décédé, hier, à l’âge de quatre-vingt treize ans, à Prades, dans les Pyrénées-Orientales de son enfance, où il séjournait en vacances. Mais sa voix rocailleuse nous parvient toujours au travers de ses nombreux ouvrages consacrés au mouvement ouvrier et au difficile chemin de la construction d’un socialisme démocratique ayant tiré les leçons des déviations tragiques du XXe siècle. D’abord typographe à Perpignan, puis reporter international pour l’Avant-Garde, le journal de la Jeunesse communiste (JC), Léo Figuères occupa d’importantes et diverses responsabilités dans le mouvement communiste, auquel il resta fidèle toute sa vie. Adhérent dès 1932, à l’âge de quatorze ans, aux JC, il devint rapidement un militant de premier plan engagé dans la construction du Front populaire, puis dans la Résistance où il fut responsable, depuis Lyon, de la JC clandestine pour la zone Sud. Dirigeant national de la JC à la Libération, Léo Figuères est délégué à l’Assemblée consultative provisoire, puis élu député de 1945 à 1946. Il sillonne ensuite plusieurs continents pour son journal, l’Avant-Garde, séjournant en Grande-Bretagne, Pologne, URSS, Chine, mais surtout au Viêt-Nam où il rencontra Hô-Chi Minh en 1950, ses écrits anticoloniaux lui valant la prison en France. Membre du Comité central du PCF de 1945 à 1976, Léo Figuères dirige ensuite la revue théorique de son parti, les Cahiers du communisme. A Malakoff (Hauts-de-Seine), ville dont il fut maire de 1965 à 1996, il laisse une empreinte indélébile. Celle d’« un homme d’union, un élu proche de sa population qui a modelé, construit le Malakoff d’aujourd’hui », confie Serge Cormier, maire-adjoint de Catherine Margaté contacté, hier, par l’Humanité. Un cahier de condoléances sera ouvert en mairie, avant l’hommage que rendra la ville à son maire honoraire, à la rentrée. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a salué, hier, le « combattant » au « tempérament entier, profondément attaché à son idéal, passionné dans ses enthousiasmes comme dans ses colères ». De son côté, Marie-George Buffet a rappelé « l’homme de convictions et de courage » qu’était Léo Figuères. Ses obsèques auront lieu à Prades, ont fait savoir ses proches, à une date qui n’était pas encore connue, hier soir.
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