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Il y a quelques semaines,
après un processus de près de 10 ans pour déterminer le corps
électoral, des élections présidentielles se tiennent en Côte
d’Ivoire. Leur résultat est approuvé par la Commission électorale
ivoirienne, mais récusé par le Conseil constitutionnel ivoirien. Il
fait état de fraudes massives au nord du pays, qui faussent les
résultats et invalident les élections.
Immédiatement la France,
dans le sillage des Etats-Unis, avec l'aval des Nations Unies, prend
position en faveur d’Alassane Ouattara. Pour quelle raison ?
Il a été secrétaire général adjoint du FMI, c'est l’homme des
Américains et du grand capital. Laurent Gbagbo a cessé de plaire.
La France, présente physiquement sur place à travers ses centaines
de « coopérants », ses entreprises qui pillent le pays
depuis des décennies, ses bases militaires, rêve d’une
intervention militaire pour mâter celui qu’elle qualifie de
« mauvais perdant » qui veut « se maintenir coûte
que coûte au pouvoir »… Prendre position dans les affaires
intérieures de son ancienne colonie, voilà bien un privilège
réservé à l'ancienne puissance colonisatrice. On imagine la
réaction des responsables politiques français si la Côte d'Ivoire
se mêlait de nos affaires intérieures.
Au même moment, alors
que la Tunisie vit des émeutes de la faim d’une ampleur
exceptionnelle, où toute la jeunesse défile pour protester contre
une société bloquée et sans perspective, la France est
curieusement muette. Les défilés de la jeunesse tunisienne
pourraient donner des idées à d’autres jeunesses, ailleurs dans
le monde. Après tout, la France ne connaît-elle pas, elle aussi, la
concussion, les passe-droits pour les « enfants de » ?
La France n’est-elle pas, elle aussi, une société bloquée et
sans perspectives pour sa jeunesse ? Quant à Ben Ali, ce grand
ami de la France, on ne souhaite certainement pas en haut lieu lui
poser plus de problèmes qu’il n’en a déjà.
Les médias accusent sans
preuve Gbagbo d’envoyer l’armée ivoirienne massacrer les
partisans de Ouattara. Mais quand l’armée tunisienne massacre près
de 50 civils en moins d’une semaine, la France des droits de
l’homme ne s’offusque pas.
Enfin, les deux jeunes
Français assassinés lors d’une opération commando de l’armée
française à la frontière du Niger et du Mali. La ministre
Alliot-Marie déclare que les « terroristes » font la
guerre à la France. Au Niger ? Au Mali ? Mais que fait la
France dans ces pays ? A quel titre des militaires français
jouent les cow-boys sur des territoires souverains ? N’est-on
pas en pleine Françafrique ? Voilà deux jeunes sacrifiés sur
l’autel de la mégalomanie d’un président qui passe en pertes et
profits la vie de ses concitoyens, pourvu qu’il puisse démontrer
au monde entier sa « fermeté ».
On incrimine Al Qaïda au
Maghreb : c’est une farce honteuse ! Al Qaïda n’existe
pas plus au Maghreb qu’ailleurs : c'est la nouvelle
justification des interventions impérialistes, comme naguère les
pays colonisateurs invoquaient leur « mission civilisatrice ».
Il est plus facile de vendre à l’opinion publique française Al
Qaïda que les conséquences des politiques néo-coloniales menées
par la France depuis les années 60.
Les guerres, les émeutes
de la faim, la dislocation des Etats africains sont une des
conséquences de la crise internationale. La France, directement
concurrencée par les Etats-Unis et la Chine sur les territoires
qu’elle considérait jusqu’à présent comme son pré-carré,
cherche à maintenir ses intérêts à toutes fin. Quitte à n'être
plus que le supplétif des Américains, comme en Côte d'Ivoire.
Le sous-développement,
l’exploitation éhontée et le pillage des richesses locales, la
mise sous coupe réglée des économies africaines ont des
conséquences politiques et sociales dramatiques. Une fois de plus,
ce sont les peuples qui en font les frais. Jusqu’à quand ?
Les manifestations populaires en Tunisie montrent que quand les
peuples se dressent contre leurs dirigeants, le système capitaliste
tremble. Alors, continuons !
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Plus de 3 millions de
mal-logés en France selon l'INSEE
Selon la
dernière étude de l'Insee rendue publique début janvier, 33 000
personnes sont sans-abri en France, « entre la rue et les
dispositifs d'accueil d'urgence ».Elle dénombre également
100 000 personnes dans des services d'hébergement social pour
des durées longues.
L'étude
dénombre près de 2,9 millions de personnes « mal logées »,
dans des habitations de fortune (85 000) ou dans des logements
privés de confort ou surpeuplés (2,77 millions) (immeubles
insalubres ou cumulant deux défauts concernant le chauffage,
l'isolation, des infiltrations d'eau, l'électricité, ou l'absence
de sanitaire ou de cuisine.
La Fondation
Abbé Pierre évalue, elle, à 3,6 millions le nombre de
mal-logés en France. Selon un responsable de la Fondation, « ces
chiffres ne prennent pas en compte l'aggravation de la situation qui
a eu lieu avec la crise financière de 2008 ».
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Un appel
à la résistance linguistique
Dans un appel lancé par
Initiative communiste et le Manifeste progressiste pour la défense
de la langue française, les initiateurs de l'appel mettent en cause
la tentative d'imposer partout dans le monde le « business
English » :
« Bien
entendu, la langue anglaise n’est en rien coupable de cette
redoutable entreprise « globalitaire » : car ce que
promeuvent, en y investissant des milliards, les transnationales et
les institutions politiques à leur service n’est pas l’anglais
de Shelley ou de Hemingway : le
« business English » est un code appauvri et
idéologiquement formaté, totalement coupé de l’histoire des
peuples, de leurs besoins et de leurs luttes,
un mode de communication qui véhicule
partout subrepticement l’idéologie dominante du capital financier
mondialisé :
à
la langue unique correspond ainsi le projet hégémonique et
liberticide d’un marché, d’une pensée, d’une politique et
d’un mode de gestion économique uniques ne
laissant aucune place à la diversité des projets politiques et
intellectuels dont la culture a besoin pour vivre et pour se
développer. Ce projet
uni-linguistique et mono-culturel
est d’autant plus dangereux
qu’il est « vendu » aux peuples sous l’étiquette de
l’« avenir » et de la « liberté »…
Pour
vous y associer : www.defenselanguefrancaise.com
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