collage
Retour à la page d'accueil
Lettre n° 20
Lettres de la Gauche Co
Communiqués
Interventions au CN
Tracts
Approches Marxistes
Archives
Liens
Contributions
International
News
Nous contacter
Non du 29 Mai, lutte contre le CPE

LA LUTTE CONTINUE !

     Dominique de Villepin et son gouvernement persistent et signent. Dans le cadre de la présentation du budget de l'État pour 2007, le Premier ministre annonce la suppression de 15 000 postes de fonctionnaires, dont 8 700 dans l'Education nationale. La droite se félicite : de Villepin poursuit "sa" "politique de réformes", malgré le mouvement contre le Contrat première embauche.

     Les choix budgétaires du gouvernement répondent à deux exigences. Premièrement, la "réduction des déficits", imposée par les critères de convergence de l'Europe de Maastricht. Deuxièmement, la poursuite de la politique de démantèlement social réalisée pour satisfaire le capital.
De Villepin, comme Raffarin en son temps, joue le rôle du "pompier pyromane". Tout en claironnant sur une soi-disant politique de cohésion sociale, le gouvernement détruit méthodiquement les éléments constitutifs de la cohésion.

     Quelles seront les conséquences de la suppression de 8 700 postes dans l'Education nationale ? Nos responsables politiques n'ont décidément rien compris au mouvement d'octobre-novembre 2005. Comment peut-on prétendre restaurer la "cohésion sociale" en détruisant son fondement même, l'Education nationale ? Elle est la seule à diffuser des connaissances et une culture communes. Elle constitue le seul tremplin pour des milliers de jeunes qui progressent et s'en sortent grâce à l'éducation.

     Malgré le revers du CPE, de Villepin est maintenu en place avec un objectif : aller le plus loin possible pour permet-tre à l'équipe politique qui suivra de n'avoir qu'à assurer une gestion tranquille de la main de fer du capital. Que cette équipe soit de droite ou qu’elle soit de "gauche", peu importe. Depuis des années, les équipes politiques qui se sont succédées, RPR/UMP  comme PS, maintiennent le cap : casse du droit du travail, de la protection sociale et des retraites, du système de santé, de l'Education nationale, des services publics… Ce sont tous les acquis de la Libération qui sont attaqués ou détournés les uns après les autres, au nom de l'harmonisation européenne. L'objectif affiché étant de rendre le marché du travail "compétitif" pour relancer la croissance et donc l’emploi, dixit nos dirigeants. En clair, de casser les droits des travailleurs pour permettre au patronat d'imposer des conditions toujours plus draconiennes au monde du travail.

     Dans ce cassage systématique, les acquis sociaux et le droit du travail restent le gros morceau. Il ne sont pas encore anéantis et la résistance est forte. Qu'elle s'exprime par le rejet du Traité constitutionnel, par le mouvement contre le Contrat première embauche, par le mouvement des stagiaires, elle constitue à frein à l'ambition du capital. Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus nous laisser aux sirènes du capital, quels que soient ses cache-sexes : libéralisme, ultra-libéralisme, "liberté d'entreprendre"… Continuons à nous battre et à résister : la lutte paye!

Juin 2006