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Lettre n° 18
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33e congrès du PCF LE
DIFFICILE CHEMINEMENT Lors du 33e congrès du PCF, pour la première fois depuis 1927, une liste alternative à celle de la direction a été présentée sur la base des textes alternatifs soumis à la consultation des militants lors du choix de la « base commune ». Ces trois textes, « Fier(e)s d'être communistes », « Colère et espoir », « Remettons le Pcf sur les rails de la lutte de classes », qualifiés par certains d'identitaires ou d'orthodoxes, ont recueilli au total 25 % du vote des militants. Dès ce moment, les résultats de certaines fédérations laissaient entrevoir des manipulations peu démocratiques au profit du texte de la direction nationale du PCF. Une seconde étape a été franchie lors de la constitution des délégations départementales pour le congrès : des 25 % exprimés lors du vote de la base commune, l'opposition a été réduite à 8,7 % en moyenne nationale. Non contente de cette manipulation, la direction nationale a poursuivi dans sa tentative de réduire l'opposition de gauche à son orientation. Le vendredi, lors du congrès, elle déclare aux journalistes que l'opposition ne pourra pas présenter de liste alternative, car elle n'aura pas les 5 % de délégués nécessaires d'après les statuts pour parrainer sa liste. Ce que la presse publiera le lendemain… Heureusement pour la démocratie, une cinquantaine de délégués au congrès ont parrainé la liste alternative, malgré les pressions exercées contre certains. Les incidents avec notre camarade Maxime Gremetz, dont la responsabilité incombe en grande partie à la direction du Parti, nous ont conduits à ne pas faire de liste commune. Ce qui nous a posé problème pour réunir, dans la nuit de samedi à dimanche, les noms des 240 adhérents nécessaires. Car le nombre d'élus n'est pas proportionnel au nombre de voix obtenues : il est calculé en fonction du nombre de candidats présentés, et se rajoute à la liste de la direction élue à 100 %. Malgré le filtrage des délégations, notre liste a obtenu 8,7 % de voix. C'est un échec pour la direction nationale, contrairement à ce que l'article de L'Humanité et la presse en général ont rapporté. Normalement, les 8,7 % devraient nous doter de 21 élus au Comité national, soit 7,9 % du CN. Remarquons qu'à chaque étape, notre représentativité baisse. Non contente de ce résultat antidémocratique, la direction a décidé d'invalider 9 des 21 élus au motif qu'une centaine de nos candidats ne seraient pas “réglementairement” adhérents. Parmi les invalidés, plusieurs sont en situation totalement régulière, certains même ont été délégués aux congrès départementaux. Après ce nouveau coup de force, l'opposition de gauche ne représente plus que 4,9 % du CN. Depuis le vote des adhérents sur les textes, grâce aux manipulations de la direction nationale du PCF, notre représentativité a donc été divisée par cinq. BELLE DEMOCRATIE ! Lors de la première réunion du Comité national du vendredi 31 mars, avant toute discussion, Jean Jacques Karman a interpellé Marie Georges Buffet, réélue Secrétaire nationale, pour lui faire remarquer qu'il manquait à cette réunion neuf camarades élus de la liste de l'opposition. Devant son silence sur cette question, il a annoncé que la commission des conflits serait saisie des cas litigieux. avril 2006 |
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