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Lettre
n° 30
Septembre 2008 |
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Le scandale du RSA La grande innovation sociale du gouvernement Fillon, vous n’avez pas pu y échapper : c’est le RSA, revenu de solidarité active. Présenté par Martin Hirsch à grand renfort de publicité, le RSA est la énième illustration de la manière dont les élites politiques et économiques se fichent ouvertement du monde du travail. Une nouvelle illustration de la lutte de classes, en somme. Premier scandale : les salaires sont trop bas. Des milliers d’hommes et de femmes qui travaillent à temps partiel imposé ou à temps plein en sont réduits à vivre dans la rue, à rogner sur leurs dépenses, et notamment leurs dépenses de santé, alors qu’ils devraient pouvoir vivre dignement de leur travail. Deuxième scandale : l’Etat encourage la précarité pour rendre notre pays soi disant « compétitif », en cassant le code du travail, en permettant aux employeurs de multiplier les CDD, en encourageant le temps partiel, les « petits boulots » … Troisième scandale : au lieu d’imposer une augmentation générale des salaires, le gouvernement met en place un dispositif qui permet aux employeurs de maintenir un très bas niveau de rémunération. Le nécessaire complément, le RSA, sera versé par l’Etat. En quoi est-ce le rôle de l’Etat ? En quoi peut-on justifier que l’Etat, en puisant dans l’épargne des classes populaires et moyennes, verse ni plus ni moins qu’un complément de salaire ? Quant au « versant social » du RSA, qui permettrait de faire retravailler des personnes exclues, les travailleurs sociaux sont les premiers à dénoncer de maigres résultats. Le RSA met des travailleurs, des salariés, dans une situation où on leur fait l’aumône. Vous travaillez ? Et bien non, vous n’êtes pas des travailleurs à part entière, vous êtes des miséreux auxquels on consent un RSA. Est-ce cela, la « valeur travail », le mépris qui vient s’ajouter à la précarité ? Enfin, qui croyez-vous, financera cette fameuse « réforme sociale » ? Le dispositif consiste à faire payer les classes moyennes, par une ponction sur les produits d’épargne. Vous ne vous attendiez tout de même pas à une ponction sur les revenus du capital, sur les bénéfices des actionnaires ou sur les revenus boursiers ? Il faut refuser ce modèle économique et social délirant. Le RSA permet au patronat de continuer à sous-payer le travail, afin de dégager des bénéfices supplémentaires pour des actionnaires. Combien de temps un tel système peut-il tenir ? |
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Tous ensemble, nous refusons Après avoir ouvert largement le capital de France Telecom, favorisé la création d’entreprises privées de distribution du courrier et des colis, créé la Banque postale, et placé le service public de la Poste dans l'incapacité de fonctionner normalement notamment en réduisant de manière très importante le nombre d'emplois, le gouvernement engage à marche forcée la privatisation de la Poste. C'est une nouvelle attaque contre les services publics. Les victimes seront les habitants – principalement ceux qui vivent à l’écart des centres urbains, qui paieront plus cher la distribution du courrier pour une couverture minimum–, au premier rang les personnes âgées, ainsi que l'ensemble des salariés appelés à travailler toujours plus. Il ne fait aucun doute que les services aux entreprises seront performants alors que tout ce qui « coûte » sera encore réduit. Les organisations syndicales de la poste ont décidé d'appeler de façon unitaire (sauf la CGC) à une journée nationale de grève pour le 23 novembre. Cela fait des années que les travailleurs se mobilisent profession par profession, seuls, les uns après les autres sur des sujets qui concernent toute la population. A chaque fois, quelle que soit l'importance de la mobilisation, ce type de lutte est sanctionné par l'échec (électricité, gaz, éducation, régimes spéciaux pour ne prendre que les plus récents). Les services publics sont un enjeu de société. Ils doivent mobiliser l'ensemble de la population afin de donner un coup d'arrêt à la politique néo-libérale qui s'est accélérée depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy. La Gauche Communiste appelle l'ensemble de la population, actifs, chômeurs, retraités, à se mobiliser en signant la pétition « Nous refusons la privatisation de la poste » et en participant aux manifestation du 23 septembre. |
Nous, soussigné(e)s,
refusons Le gouvernement et la direction de La poste préparent le changement du statut de la première entreprise de France qui regroupe 300.000 salariés. En clair, il s’agit pour le gouvernement de privatiser la Poste en lui donnant le cadre juridique de société anonyme. Ainsi le gouvernement entend devancer les directives européennes qui prévoient la libéralisation totale du courrier dès 2011. Cette liquidation du service public est inacceptable. Aujourd’hui la Poste est un des seuls services de proximité qui demeure sur un territoire de plus en plus exsangue en terme de services public. La poste doit rester publique et ne pas être offerte en pâture aux appétits voraces du marché. Nom – Prénom – Profession – Ville/département – e-mail – signature |
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Le
34e congrès du Pcf
On peut en douter à la teneur des discussions du Conseil
national. L’adoption de la « base commune » s’est caractérisée par un
manque d’ouverture complet. Aucun amendement, autre que de pure forme, n’a été
retenu. Aucune discussion réellement politique n’a eu lieu.
Quand les problèmes de fonds sont évoqués, on nous rétorque que tout vient des « tendances » ! Lesquelles, celles que la direction nationale s’efforce de museler ? Est-ce cela, un fonctionnement démocratique ? Quel est le problème ? Que le Conseil national soit un espace de débats, ou que la ligne rampante de liquidation poursuive son œuvre ? A suivre… |
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