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Jean-Jacques
Karman
La catastrophe sera
pire que celle de 2002, les sondages le prouvent.
Marie-George sera
candidate, la seule question pour elle est : « A quel niveau se fera
la rupture avec certains des comités et qui en portera la responsabilité ? ».
2 % pour Marie- George, et pourtant 80 % de la classe ouvrière a voté
NON. Sur la base de son vécu, la classe ouvrière peut rejoindre des
propositions comme NON à cette Europe.
Le programme est la
question centrale qui peut faire bouger la situation. Proposons 3 nons, 3
ruptures pour un vrai changement. Non à la dictature de la commission européenne,
rupture avec Maastricht, pas pour une « Europe sociale » mais une Europe des
peuples. Non à la Ve
République
pas pour une VIe
bourgeoise,
mais une première république démocratique et sociale. Non à la barbarie de la
mondialisation impérialiste, contre l’impérialisme américain et, en France, en réintroduisant
les avancées ouvrières supprimées depuis 1945.
Camarades, votez pour «
une orientation communiste de rupture révolutionnaire ».
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Caroline
Andreani
Les choix stratégiques
opérés lors de la conférence nationale vont peser sur l’avenir du Parti, qui
risque de ne pas survivre à l’impasse actuelle. Les collectifs sont plus un
carcan qu’un outil de rassemblement. M.G. Buffet ne sera pas désignée par les
collectifs, les communistes ne feront pas campagne pour un candidat autre que
communiste.
Le Parti n’ose pas présenter de candidat. Nous donnons
l’image de ce que nous sommes : un parti à bout de souffle, sans
perspectives, sans idéologie. Redonnons des perspectives à nos militants, nos
sympathisants, nos électeurs, celles d’une rupture avec le système capitaliste,
celles d’une révolution.
Pour moi, M.G. Buffet,
ministre d’un gouvernement de gauche plurielle qui a plus privatisé que la
droite, qui a participé à une guerre impérialiste, cassé la Sécu, accepté le
diktat du sommet de Barcelone, n’est pas une candidate valable.
Sur l’enjeu du deuxième
tour : irons-nous ou non vers une alliance avec le PS dans les pires
conditions ? Ce sera alors la disparition du Parti.
(intervention non prononcée, publiée sur le site du Pcf) |