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Interventions au Conseil national
du 15 novembre 2006
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Patricia Latour

Tenter d’imposer notre candidature à l’ensemble du mouvement alors que nous ne sommes pas majoritaires dans ce qu’on a pu appeler la « gauche du non » serait néfaste pour l’ensemble du mouvement et grave pour le Parti.

Ce serait d’autant plus désastreux qu’existe une réelle possibilité qu’il en soit autrement. Le programme des comités est le programme politique unitaire le plus avancé. La meilleure candidature pour rassembler me semble être celle de José Bové. 

Notre implication franche, sans arrière-pensée et sans mettre notre drapeau dans notre poche est de nature à rassembler le PCF.

Caroline Andreani

On nous dit et nous répète: « n’ayons pas peur de la démocratie ». C’est exactement ce que nous faisons : nous avons peur de la démocratie, au premier chef à l’intérieur du PCF. 

A cet égard, la Conférence nationale était caricaturale et le vote aussi : il n’y a eu aucun débat en préalable au vote. Ne nous étonnons donc pas de la réaction dans les collectifs où nous fonctionnons de la même manière.

Pour ce CN, je déplore que nous ayons toujours le même débat. Le seul débat pertinent serait : que fera le PCF quand les collectifs auront rejeté la candidature de Marie-George Buffet.

Si le PCF veut éviter une catastrophe annoncée, il doit renouer avec les couches populaires et élaborer dès maintenant un programme réellement communiste.

Jean Jacques Karman

96 %, le score est sans appel. 

Trois remarques :

1) Refus de clarifier l’enjeu, les débats et articles dans l’Huma. Résultat : ma candidature vécue comme inutile.

2) Je persiste à penser qu’il est impératif de proposer à notre peuple des ruptures comme la sortie de l’Europe de Maastricht pour mobiliser en premier lieu ces 80 % de la classe ouvrière qui ont voté NON. Ruptures qui ne figurent pas dans le programme antilibéral.

3) Le score de Marie-George va renforcer les contradictions. Le vrai résultat n’est pas aujourd’hui mais sera en 2007. Il risque d’être catastrophique.