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Proche Orient
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Communiqué de presse de l'association Oxfam
Le boycott financier plonge les Palestiniens dans la pauvreté et porte atteinte aux services essentiels mai 2007 Une enquête d'Oxfam démontre que
le boycott financier plonge les Palestiniens dans la pauvreté et porte atteinte
aux services essentiels. Une enquête commanditée par
l'organisation internationale de développement Oxfam et rendue public
aujourd'hui démontre que la suspension de l'aide occidentale et le refus
d'Israël de transférer l'argent dû à l'Autorité Palestinienne (AP) ont eu des
conséquences humanitaires importantes pour les Palestiniens. L'enquête menée par le Palestinian
Centre for Public Opinion (PCPO) souligne que plus des quatre cinquièmes des
677 familles interrogées déclarent avoir connu une baisse de revenus suite au
boycott imposé à l'Autorité Palestinienne depuis un an. La moitié des familles
ont avoué avoir perdu plus de la moitié de leurs revenus. Le PCPO a également interrogé 67
responsables d'écoles, d'hôpitaux et de services liés à l'eau en Cisjordanie et
à Gaza. Les neuf dixièmes confirment que leurs services ont été négativement
affectés par le boycott. La moitié des responsables de services essentiels ont
reconnu avoir dû réduire de 50 pour cent la fourniture des services du fait du
manque de financement. Les Palestiniens luttent pour
joindre les deux bouts depuis que des donateurs clés comme les Etats-Unis,
l'Union européenne ou le Canada ont suspendu leur aide directe au gouvernement
palestinien en avril 2006, suite à la victoire du Hamas aux élections
parlementaires. Peu après, Israël a cessé de transférer les recettes fiscales
et douanières dues à l'AP. Les donateurs occidentaux ont
expliqué que leur but n'était pas de punir le peuple palestinien, mais plutôt
de changer les politiques du gouvernement dirigé par le Hamas. Mais l'enquête
d'Oxfam démontre que le boycott financier a eu un impact dévastateur sur la
population civile. « L'aide internationale
devrait être fournie de façon impartiale, sur base des besoins, et non servir
d'outil politique destiné à changer les politiques d'un gouvernement »
a déclaré Jeremy Hobbs, le directeur exécutif d'Oxfam International. « Oxfam
s'oppose à toute violence commise à l'encontre de civils et soutient le droit
d'Israël d'exister aux côtés d'un Etat palestinien viable et indépendant. Mais
suspendre l'aide et confisquer les revenus fiscaux (en violation d'accords
internationaux) ne constituent pas des moyens éthiques et efficaces pour
parvenir à ce résultat. Dans ce cas-ci, cela n'a pas fonctionné et cela a
poussé les parents à s'endetter, les enfants à quitter l'école et les familles
à ne plus avoir accès aux médicaments et aux soins de santé », a
poursuivi Hobbs. Les efforts de l'Union
européenne pour continuer à soutenir les populations civiles palestiniennes en
effectuant des paiements directs à de nombreux fonctionnaires et bénéficiaires
d'aide sociale ont échoué à éviter la spirale de la pauvreté : selon les
Nations unies, la pauvreté a augmenté de 30 pour cent en 2006. « Lors de leur prochaine
réunion à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont
l'occasion de restaurer la confiance des Palestiniens vis-à-vis de l'Union
européenne. Ils ne doivent pas rater cette opportunité », a déclaré
Hobbs. « Si elle a salué la mise en place d'un gouvernement d'unité
nationale, l'Europe a toutefois échoué à remettre en marche le déboursement de
l'aide. Face à l'effondrement des institutions palestiniennes et à
l'augmentation de la violence, la reprise de l'aide internationale à l'Autorité
Palestinienne est nécessaire pour éviter une souffrance accrue et permettre un
règlement juste et durable basé sur le droit international », a conclu
Hobbs. Note : L'enquête, commanditée par Oxfam,
a été réalisée par le Palestinian Centre for Public Opinion entre le 12 et le
19 mars 2007. Au total, 677 ménages ont été interrogés, ainsi que 67
responsables d'institutions de santé, d'éducation et d'infrastructures sanitaires.
L'enquête a été menée dans différents districts de Cisjordanie et de Gaza. Elle
ne constitue pas un échantillon représentatif de l'ensemble de la population. Faits importants : - Les Nations unies estiment qu'un
million de Palestiniens dépendent des salaires de 161.000 employés de
l'Autorité Palestinienne (AP). - L'AP gère plus de 1.600 écoles
et plus de 400 centres de santé et hôpitaux. La Banque Mondiale estime que l'AP
a perdu 60 pour cent de ses revenus en 2006. - La Banque Mondiale estime que les transferts de revenus
fiscaux et douaniers par Israël à l'Autorité Palestinienne s'élevaient à 814
millions de dollars en 2005; la même année, l'aide internationale apportait 349
millions de dollars au budget de l'AP. - En juin 2006, l'Union européenne
a établi un Mécanisme Temporaire International destiné à effectuer des paiement
directs aux Palestiniens en ne passant plus par le gouvernement. - Au regard du Droit International
Humanitaire, Israël – en tant que force occupante – doit garantir le bien-être
des Palestiniens. Source : http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3856 |
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