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Europe
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Déclaration commune de 39 partis communistes et ouvriers juillet 2007 Les partis communistes et ouvriers
européens signataires de ce texte protestent vivement contre le déploiement de
bases « anti-missiles » américaines en Pologne et en République
Tchèque ainsi que contre les soi-disant « bases militaires classiques »
en Roumanie et en Bulgarie. Ces projets, rejetés de manière
catégorique par les peuples de ces pays mais aussi par un mouvement qui ne
cesse de prendre de l'ampleur dans tous les pays européens, violent les accords
internationaux sur la réduction des effectifs militaires et des arsenaux
nucléaires en Europe. Ils sont en contradiction avec la profonde aspiration au
désarmement, à la sécurité collective et à la paix. Nous rejetons les raisons
officielles données pour ce « Système de défense nationale anti-missile »
comme autant de prétextes et la présentation « défensive » de sa mise
en place comme de la propagande pure et simple. Le but réel du « bouclier
anti-missile » est de renforcer encore les positions militaires
américaines et la suprématie des Etats-Unis en créant de nouvelles capacités
d'attaque contre d'autres pays sans être exposé à représailles. Les Etats-Unis sont déjà le plus
grand producteur au monde ainsi que le plus grand détenteur d'armes de
destruction massive. Leur politique agressive, avec le soutien de l'OTAN, cause
guerres, interventions impérialistes et instabilité. Avec la doctrine de la « guerre
préventive », et en cataloguant les nations qui s'opposent à sa politique
comme des « Etats-voyous » faisant partie de l’« Axe du Mal »,
la machine de guerre américaine représente la plus grande menace pour la paix
dans le monde. La mise en place du « bouclier
anti-missile » ne pourra qu'encourager l'administration américaine à renforcer
sa position « d'unique superpuissance mondiale », alimentant ses
ambitions impérialistes : être à la fois le procureur, le juge et l'exécuteur
dans le cadre des relations internationales. Certaines initiatives menées par
d'autres pays européens, par l'OTAN et l'Union Européenne pour soutenir ces
projets soulignent les dangers auxquels doivent faire face tous les peuples
européens, résultant de la même logique agressive, peu importe qu'ils aient
comme origine les ambitions impérialistes des USA ou de l'UE. Désormais il est plus qu'évident
que les nouvelles bases américaines accéléreront la course aux armements et la
militarisation, aggraveront les antagonismes entre puissances impérialistes et
mèneront à de nouvelles et profondes attaques contre les droits démocratiques
et sociaux. C'est la raison qui fonde
l'opposition, large et légitime, à cette politique. Nous saluons et exprimons notre
solidarité avec les actions de masse effectives engagées par les communistes,
des forces progressistes, des organisations et mouvements pacifistes en
Pologne, République Tchèque, Roumanie, Bulgarie et dans d'autres pays, contre
le déploiement de missiles américains et contre l'impérialisme. Cette protestation courageuse
constitue une contribution importante à la résistance croissante en Europe et
dans le monde à la guerre, aux bases militaires étrangères et à l'OTAN. Exprimant notre ferme
détermination à intensifier notre lutte, notre coopération et notre solidarité,
nous exigeons : - L'arrêt immédiat des projets de
déploiement de nouvelles bases de missiles et de stations radars américaines en
Pologne et en République Tchèque, aussi bien que d'installation de bases
militaires en Roumanie et Bulgarie. - L'arrêt immédiat de toute mesure
des gouvernements nationaux, de l'Union Européenne et de l'OTAN visant à
faciliter la réalisation des plans américains. - La ratification du traité sur la
réduction des troupes stationnant en Europe et l'interdiction totale de toutes
les armes nucléaires. - Le soutien le plus large à
toutes les actions contre la légitimation du déploiement des missiles et bases
américaines. Parmi les 39 partis signataires : les partis
communistes de Bohème-Moravie (KSCM-République tchèque), de Chypre (AKEL), de
Grèce (KKE), du Luxembourg, de Pologne, du Portugal, de Slovaquie, de Turquie,
le parti communiste allemand (DKP), le Parti des communistes italiens (PdCI). |
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