La nation est une communauté humaine
stable qui s’est constituée historiquement, sur la base de quatre
caractères fondamentaux : la communauté de langue, la
communauté de territoire, la communauté de vie économique, une
mentalité commune s’exprimant dans la culture nationale.
a) LA NATION : UNE COMMUNAUTE
HUMAINE, STABLE, HISTORIQUEMENT CONSTITUEE
La nation française est le produit
d’un long développement : elle s’est constituée de vingt
races : Ligures, Ibères, Celtes, Romains, Germains, Arabes,
Normands… qui, à travers les siècles, se sont installés sur son
sol et l’ont tous marquée de leur empreinte. Ces peuples se sont
peu à peu fondus dans cet immense et bouillonnant creuset que fut et
que reste notre pays.
Ainsi les Français n’ont pas été
réunis par une race, mais par une histoire commune.
Cette communauté humaine,
historiquement constituée, est une communauté stable, qu’il
serait vain aujourd’hui de vouloir démanteler.
L’exemple de la nation française –
comme de toutes les autres – montre la fausseté des théories
racistes, produit de l’idéologie bourgeoise.
Instrument du fascisme, la thèse selon
laquelle race et nation seraient deux données qui se confondraient,
a servi de justification à maintes agressions impérialistes contre
telle ou telle nation (exemple : agressions hitlériennes en
Europe).
Aujourd’hui, elle sert encore
d’instrument aux colonialistes qui visent à maintenir dans un état
de sujétion les peuples d’outre-mer et qui, dans ce but,
prétendent que ces derniers appartiennent à des races inférieures.
b) COMMUNAUTE DE LANGUE
La communauté de langue est un des
caractères fondamentaux sur la base desquels naît la nation. Il est
nécessaire, que d’un bout à l’autre du territoire, les hommes
puissent se comprendre. En France, une seule langue commune est
parlée par tous et enseignée (bien que des patois, dialectes dans
lesquels s’expriment les traditions populaires, aient encore des
emplois locaux).
La langue française, aux origines
latines, provient de l’ancien langage de l’Ile-de-France
(autrefois domaine royal) qui s’est enrichi d’autres éléments
et transformé peu à peu.
c) COMMUNAUTE DE TERRITOIRE
La communauté de langue ne suffit
pas ; l’histoire des Etats-Unis est à ce sujet très
caractéristique. Les Anglais, transplantés, sur le Nouveau
Continent, coupés de leur nation d’origine, se sont mêlés à
d’autres hommes venant d’autres nations d’Europe. Avec eux, sur
une territoire nouveau, ils ont fondé une nouvelle nation : la
nation nord-américaine.
La réunion sur un même territoire des
individus parlant la même langue est un des éléments constitutifs
de la nation.
d) COMMUNAUTE DE VIE ECONOMIQUE
La cohésion économique entre les
différentes parties du territoire intéressé est aussi un élément
constitutif de la nation. En supprimant les douanes intérieures, en
développant les moyens de communication, la Révolution de 1789
resserra, du point de vue économique, les liens entre les
différentes régions de France.
Quant en France, au Moyen Age, chaque
région travaillait pour elle, produisant et fabriquant ce qui lui
était nécessaire (blé, cuir, etc.), quand il fallait payer des
droits pour transporter les marchandises d’une province, voire
d’une ville à une autre ; quand les poids et les mesures
variaient d’un endroit à l’autre, l’unité nationale ne
pouvait être considérée comme réelle. C’est la raison pour
laquelle, si l’unité française a de lointaines origines, elle est
cependant un fait moderne. La nation française s’est constituée à
l’époque du capitalisme ascendant, sous la direction de la
bourgeoisie en lutte contre le morcellement féodal, pour la
formation d’un marché national unique.
e) MENTALITE COMMUNE S’EXPRIMANT DANS
LA CULTURE NATIONALE
Il y a une esprit français, comme il y
a un esprit anglais ou italien, que l’on retrouve aussi bien dans
la manière de cultiver le sol et de composer le chansons, d’aimer
ou de se tenir au combat, de faire la cuisine ou de concevoir la vie.
Cet esprit français se manifeste de façon originale dans les œuvres
des écrivains et des artistes de notre pays.
Ce caractère national français s’est
trempé, formé dans les épreuves, les succès, les revers, toutes
les gloires et les misères partagées en commun par ceux qui ont
travaillé le sol de notre pays.
* * *
Ainsi, la nation est une réalité ;
les liens qui unissent les Français sont des liens réels. La
division de la société en classes antagonistes ne nie en aucune
manière la réalité de la nation ; tous les indices sont
communs à toutes les classes de la nation ; leurs intérêts de
classe opposent les ouvriers aux capitalistes et les unissent aux
ouvriers des autres pays ; cependant les ouvriers français ont
en commun avec les autres classes de la population la langue, le
territoire, une histoire commune, etc.
La nation française est le produit
d’une longue histoire, des combats et des efforts de tout un
peuple.
Cet héritage, il convient non
seulement de le conserver mais de la faire fructifier.
Qui peut continuer la France dans le
sens de la vraie grandeur ? Cela nous amène à étudier le rôle
des différentes classes dans la nation.
II. LES MONOPOLES CONTRE LA NATION
1) LES INTERÊTS DE LA BOURGEOISIE ONT
COÏNCIDE, A UNE EPOQUE, AVEC L’INTERET NATIONAL
- A la fin du XVIII° siècle, le
régime féodal constituait un obstacle au développement du mode de
production (1) capitaliste qui s’était formé dans son sein. Le
développement des forces productives (2) du capitalisme, était
freiné par les entraves corporatives qui excluaient la liberté
d’entreprise, la liberté du commerce, etc. par les douanes
provinciales, etc., instituées par le régime féodal. Pour se
développer, le capitalisme avait aussi besoin d’ouvriers
« libres » ; or, la grande majorité des paysans
étaient serfs, attachés à la terre, etc.
- La domination de la classe féodale
était un obstacle à la marche en avant de la société.
Pour défendre son régime contre les
forces économiques nouvelles, la classe féodale chercha appui
auprès de la réaction étrangère (Prusse, Autriche…) Elle
s’était détachée de la nation et la trahissait ouvertement.
- Par contre, à cette époque, la
lutte de bourgeoisie, alors classe montante, pour la destruction du
régime féodal, coïncidait avec l’intérêt national : en
luttant pour ses intérêts de classe, pour la destruction du régime
féodal, elle libérait les masses paysannes de l’oppression
féodale, détruisait les entraves qui gênaient l’essor économique
et la formation d’un marché national unique, extirpait les racines
de la trahison.
Ces faits sont l’illustration d’une
des lois que l’étude scientifique des sociétés humaines a permis
de dégager :
Quand une classe a achevé son rôle
historique et devient en conséquence un obstacle au développement
de la société, elle se détache de la nation, tandis que les
intérêts de la classe montante coïncident avec l’intérêt
national.
Cette loi historique se vérifie à
nouveau de nos jours.
(1) Mode de production : manière
dont les biens matériels sont produits dans une société donnée.
(2) Forces productives : englobent
les moyens de production-fabriques, machines-outils, etc.) et les
hommes qui les utilisent.
2) A NOTRE EPOQUE, LA DOMINATION ET LA
POLITIQUE DES MONOPOLES SONT CONTRAIRES A L’INTERET NATIONAL DANS
TOUS LES DOMAINES
a) Les intérêts de la classe de la
bourgeoisie sont en contradiction avec ceux de la nation.
Le développement du capitalisme a
donné naissance aux monopoles (1). La bourgeoisie a achevé sa
mission historique : le régime capitaliste, fondé sur la
propriété privée des moyens de production, est devenu un obstacle
au développement de la société.
La grande bourgeoisie, qui tire du
système capitaliste des profits énormes, cherche à tout prix à la
maintenir. La politique qu’elle mène en conséquence pour imposer
sa domination l’oppose à la nation et la mène à la trahison
ouverte de ses intérêts fondamentaux. Cette contradiction entre les
intérêts de classe de la bourgeoisie et ceux de la nation se
manifeste dans tous les domaines, en politique intérieure, comme en
politique extérieure.
Cette contradiction entre les intérêts de classe
de la bourgeoisie et ceux de la nation se manifeste dans tous les
domaines, en politique intérieure comme en politique extérieure.
(1) Voir cours n° 1 : Les
classes sociales et l’exploitation capitaliste
b) La recherche exclusive du profit est
une source d’affaiblissement de la nation
La recherche exclusive du profit est le
but de la production capitaliste. Il en résulte la paupérisation de
la classe ouvrière, sa dégradation physique et intellectuelle ;
ainsi la domination des monopoles s’accompagne du gaspillage et de
la destruction de la plus importante des forces productives : la
classe ouvrière.
La domination des monopoles a aussi
pour conséquence la paupérisation et la ruine de la majorité de la
paysannerie ; l’aggravation de la tendance à la
prolétarisation des artisans, petits commerçants…
En accumulant la richesse à un pôle
de la société dans un nombre de mains de plus en plus restreint, et
la misère à l’autre, du côté de ceux qui produisent les
richesses, elle conduit à l’aggravation des antagonismes de
classes et, de fait, accentue la division de la nation.
La recherche exclusive du profit
engendre une tendance au freinage de certaines branches de
l’économie.
Plutôt que d’investir leurs capitaux
en France, où ils permettraient d’améliorer l’équipement
national et d’accroître les richesses, les capitalistes préfèrent
les « exporter » notamment vers les pays coloniaux ou
dépendants, où les manières premières et la main d’œuvre sont
bon marché : c’est ainsi par exemple que les gisements
pétrolifères du Sud Ouest de la France sont négligés.
De la même manière, la recherche
exclusive du profit conduit très souvent les capitalistes à
entraver le progrès technique ; les trusts du pétrole font
obstacle à l’utilisation de l’énergie nucléaire et au
développement de la production charbonnière.
c) La limitation de la démocratie est
contraire à l’intérêt national
-Pour imposer le maintien de sa
domination et de sa politique de classe, pour tenter d’entraver la
lutte de la classe ouvrière et des masses laborieuses, la
bourgeoisie s’efforce de limiter, voire de liquider la démocratie.
Elle s’efforce de restreindre les
plus possible la participation des masses à la vie politique
(truquage électoral réduisant la représentation populaire,
atteintes aux libertés communales, restrictions apportées au droit
de grève, aux libertés syndicales, etc.)
-Elle détourne l’armée de sa
véritable mission en l’utilisant contre la volonté d’indépendance
des peuples opprimés et en voulant lui faire jouer un rôle de
police dirigée contre les forces vives de la nation.
-La masse des travailleurs se voit
refuser l’accès à l’éducation et à la culture ; faute de
revenus suffisants, les travailleurs ne peuvent faire poursuivre des
études secondaires ou supérieures à leurs enfants ; faute de
ressources et de loisirs, ils ne peuvent accéder à de nombreuses
sources de culture (livres, théâtre, etc.)
-Le développement de la culture et de
science est entravé.
La politique de la bourgeoisie entraîne
des dépenses militaires considérables et prive ainsi le budget de
l’éducation nationale et de la recherche scientifique des crédits
indispensables. La recherche est en outre orientée aux fins de ses
intérêts et de sa politique, ce qui ne permet pas à la science et
à la pensée de contribuer à la grandeur française (l’étude des
applications pacifiques de l’énergie nucléaire par exemple est
sacrifiée à la fabrication d’une bombe A).
-N’ayant plus confiance dans la
science, dans l’avenir, la bourgeoisie a recours à une offensive
obscurantiste et cléricale (politique d’asphyxie de l’école
publique – mise à l’écart de la réforme de l’enseignement,
offensive anti-laïque, etc.)
d) Par intérêt de classe, la grande
bourgeoisie pratique vis-à-vis des peuples coloniaux une politique
contraire à l’intérêt national.
Depuis 15 ans, la bourgeoisie s’est
révélée incapable de résoudre les problèmes posés par le
mouvement de libération des peuples coloniaux.
Le colonialisme, s’il assure des
profits élevés à une poignée de capitalistes, a par contre des
conséquences matérielles, humaines et morales néfastes pour la
nation. Les guerres coloniales affaiblissent la nation : elles
sacrifient des dizaines de milliers de vies humaines ; elles
portent atteinte au moral de la jeunesse ; elles mettent en
difficulté l’économie nationale et la paralysent à double
titre : en premier lieu, parce qu’elles investissent une
fraction très importante des ressources nationales dans des dépenses
improductives (armements, etc.) ; en second lieu, parce qu’elles
empêchent l’établissement de relations nouvelles avec les peuples
qui accèdent à l’indépendance (Viêt-nam, Tunisie, Maroc,
Guinée) et privent ainsi notre économie d’échanges commerciaux
très fructueux. Enfin, les guerres coloniales constituent un danger
pour la démocratie ; elles favorisent les entreprises
fascistes : c’est la guerre d’Algérie qui a rendu possible
le complot du 13 mai.
e) La politique étrangère de la
grande bourgeoisie tourne dos, dans tous les domaines, à l’intérêt
national
La trahison de la bourgeoisie n’est
pas une donnée récente.
En France, la trahison de la grande
bourgeoisie s’est déjà manifestée lors de la guerre
franco-allemande de 1870-71 et de la répression de la Commune de
Paris, mais elle a acquis un caractère plus profond, permanent à
l’époque actuelle, en raison de la nature décadente du
capitalisme à l’époque de l’impérialisme (1).
-Les monopoles, en effet, sont reliés
par mille combinaisons financières qui passent par dessus les
frontières : par exemple, Schneider a d’importantes
participations dans le grand trust sidérurgique luxembourgeois
Arbed. L’Arbed elle-même est liée en Allemagne aux Tréfileries
et Laminoirs « Felten et Guillaume Carlswerk » (firme
dans laquelle Pferdemenges, conseiller d’Adenauer, représente les
intérêts allemands…), etc.
-A ceci s’ajoute que la grande
bourgeoisie, pour assurer la maintien de ses privilèges contre les
forces démocratiques, par peur du peuple, n’hésite pas à
chercher appui auprès de la réaction étrangère.
Les accords de Muncih, en septembre
1938, par lesquels les gouvernements anglais et français laissent à
Hitler et Mussolini les mains libres à l’Est sont un exemple
typique de cette collusion criminelle du grand capital avec les
forces réactionnaires étrangères, mortellement ennemies de la
nation française ; dès 1936, les hommes du grand capital
disaient : « Plutôt Hitler que le Front Populaire » ;
la France fut la première victime de cette politique : Hitler
attaqua d’abord à l’Ouest.
Par la suite, la collaboration avec les
hitlériens, pendant l’occupation, fut une trahison ouvert e de
l’intérêt national.
La trahison de la grande bourgeoisie
n’a pas cessé avec la défaite hitlérienne. Elle se poursuit de
nos jours par sa collusion avec le grand capital américain et
allemand.
L’acceptation du plan Marshall, puis
l’adhésion au Pacte Atlantique et la participation à la guerre
froide menée sous direction US, aujourd’hui, la mise en
application du Traité de Marché Commun, la création de l’axe
Bonn-Paris ont placé et placent la France dans la dépendance
économique, politique et militaire à l’égard des impérialistes
américains et allemands.
-Cette politique sacrifie les intérêts
de l’immense majorité de la nation.
Le Marché Commun, par exemple, aboutit
à l’abaissement du niveau de vie des travailleurs, ouvriers et
paysans ; nombre de petites et moyennes entreprises françaises
seront victimes de la concurrence des grands monopoles étrangers.
La politique de guerre froide, en
privant notre économie d’échanges avec l’Union soviétique, la
Chine, les démocraties populaires, met obstacle à son développement
et affecte aussi bien les classes moyennes que la classe ouvrière.
-Cette politique, qui se traduit par le
sacrifice de l’indépendance nationale, constitue en outre une
menace pour la sécurité même de la France. Elle affaiblit sans
cesse notre pays vis-à-vis d’une Allemagne de l’Ouest
revancharde qui se renforce constamment et qui pourrait voie en elle
une proie plus facile encore qu’en 1940, car la France est plus
faible et plus isolée aujourd’hui qu’elle n’était alors.
(1) Impérialisme : étape
nouvelle dans laquelle est entré le capitalisme depuis le début du
XX° siècle et qui est caractérisée essentiellement par la
domination des monopoles dans la vie de la nation.
3) LA GRANDE BOURGEOISIE TENTE DE
MASQUER LE CARACTERE ANTINATIONAL DE SA POLITIQUE
a)Elle développe des théories
nationalistes et chauvines : c’est-à-dire qu’elle tente
d’utiliser les sentiments nationaux légitimes du peuple, l’amour
de la patrie, au profit de ses intérêts de classe ; elle
prétend notamment que la prospérité et la grandeur de la France
seraient liées à l’exploitation des peuples coloniaux ; elle
pousse à un nationalisme exacerbé (chauvinisme) : « Qu’il
ait tort ou qu’il ait raison, mon pays est mont pays »,
« tout ce qu’il fait est bien », ce qui vise à rien
moins que justifier par exemple les tortures en Algérie.
-Elle utilise les sentiments
internationalistes, pacifiques du peuple ; elle s’efforce de
les faire servir ses intérêts de classe ; elle tente par
exemple de justifier la CECA, le Marché Commun, etc. – qui ne
correspondent qu’aux intérêts de la grande bourgeoisie – en
invoquant la nécessité de « faire l’Europe », de
réaliser ma « réconciliation franco-allemande »,
d’assurer la consolidation de la paix, etc.
-Elle recourt à l’anticommunisme.
C’est ainsi par exemple que la bourgeoisie pour tenter de justifier
sa politique d’aliénation de l’indépendance nationale : le
Pacte Atlantique, l’installation de bases US dans notre pays, le
soutien à la remilitarisation de l’Allemagne de l’Ouest, etc.,
invoque la prétendue agressivité de l’Union soviétique.
b)La social-démocratie s’efforce de
faire pénétrer dans la classe ouvrière ces thèses de la
bourgeoisie :
C’est ainsi que Guy Mollet soutient
que « les Algériens arriérés sont incapables de se
gouverner », justifiant ainsi la poursuite de la guerre
d’Algérie. De même les dirigeants socialistes ne cessent de
prôner des idées « européennes » (« l’idée de
la souveraineté nationale est une idée périmée ») qui font
le jeu du grand capital français, allemand et américain et
apportent leur soutien à toutes les campagnes anticommunistes et
antisoviétiques.
III. LE ROLE NATIONAL DE LA CLASSE
OUVRIERE
La bourgeoisie a achevé sa mission
historique ; c'est la classe ouvrière qui incarne et exprime les
intérêts de la nation trahie par la bourgeoisie.
1) LA CLASSE OUVRIERE, CLASSE DE
L'AVENIR, LUTTE POUR LA NATION TOUTE ENTIERE
a)La classe ouvrière, seule classe
révolutionnaire de la société capitaliste
La classe ouvrière est liée à la
forme la plus avancée de la production, c'est à dire à la forme de
l'économie qui a l'avenir devant elle. Sa concentration dans les
grandes entreprises et dans les grands centres prolétariens facilite
son développement politique, la formation de sa conscience de classe
et son organisation.
Enfin, elle est éminemment
révolutionnaire car elle n'a rien à perdre dans la transformation
de la société.
« Les prolétaires n'ont rien à
perdre, que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner ».
Manifeste du Parti communiste
b) La classe ouvrière pour la nation
tout entière
*La production est devenue une
opération de plus en plus collective, sociale. Les moyens de
production (1) sont restés propriété privée. Il y a donc une
contradiction entre la forme privée de la propriété et le
caractère social de la production. La propriété privée constitue
un obstacle croissant au développement des forces productives (2).
Le développement de la production, de l technique et de la science
exige un régime social nouveau: le socialisme, où la forme de la
propriété est en harmonie avec le caractère nouveau de la
production.
C'est la classe ouvrière , alliée
aux classes moyennes, qui met en harmonie la forme de la propriété
avec le caractère de la production, en instaurant le socialisme,
faisant accomplir ainsi à la société un bond décisif. Pour cette
raison essentielle, la classe ouvrière est la classe de progrès,
la classe montante.
*Le régime socialiste libère la
nation de toute exploitation. Dans le passé, lorsqu'un système
social était remplacé par un autre (le système féodal par le
système capitaliste par exemple), l'exploitation demeurait du fait
du maintien de la propriété privée des moyens de production. La
classe ouvrière au contraire, en faisant des moyens de production la
propriété du peuple, instaure une société dans laquelle toute
exploitation est abolie.
La « lutte a atteint une étape
où la classe exploitée (le prolétariat) ne peut plus se libérer
de la classe qui l'exploite et l'opprime sans libérer EN MEME TEMPS
ET POUR TOUJOURS la société tout entière de l'exploitation, de
l'oppression et des luttes de classes. »
Engels
En supprimant les antagonismes de
classes, la société socialiste réalise l'unité morale et
politique de la nation ; elle assure la satisfaction des besoins
croissants de tous les membres de la société et la prospérité de
la nation. En engendrant l'essor de la culture, des sciences et des
techniques, en établissant une démocratie véritable, en menant une
politique extérieure garantissant l'indépendance du pays et la
paix, la société socialiste assure la grandeur nationale.
(1) Moyens de production : usines,
mines, machines, outils, terre, moyens de transport et de
communication, etc.
(2) Forces productives : ensemble des
moyens de production et des hommes qui les utilisent ; voir
démonstration chapitre II, point 2, paragraphes b et c.
2) DANS LE PRESENT, LA CLASSE OUVRIERE
EXPRIME ET DEFEND TOUS LES GRANDS INTERETS NATIONAUX
a)La lutte contre l'exploitation
capitaliste
En luttant contre l'exploitation et la
surexploitation dont elle est victime, la classe ouvrière lutte
d'abord pour la santé et la vie normale du peuple, seule façon
d'assurer l'avenir de la France.
Sa lutte pour l'augmentation des
salaires, la limitation des profits capitalistes favorise
l'accroissement de la demande, la reprise et l'extension des affaires
dont les couches moyennes sont également bénéficiaires (paysans,
commerçants) ; elle contribue donc au développement de l'économie
française.
b)La lutte pour la démocratie
Le pouvoir personnel, fondé sur le
mépris de l'homme, n'attend que du génie d'un seul le salut et
l'avenir.
La démocratie seule, en faisant appel
à l'initiative créatrice de chaque citoyen, assure la véritable
grandeur nationale.
c)La lutte contre l'obscurantisme
La
classe ouvrière lutte contre la régression intellectuelle,
l'obscurantisme et l'offensive antilaïque, pour la réforme de
l'enseignement nécessaire pour continuer et grandir la France.
d)La lutte pour des rapports nouveaux
avec les peuples coloniaux
-Guidée par le Parti communiste, la
classe ouvrière de notre pays lutte pour la paix en Algérie, pour
la négociation avec les représentants du gouvernement provisoire
de la République algérienne, sur la base de la reconnaissance du
droit du peuple algérien à l'indépendance.
Elle combat pour l'établissement de
rapports nouveaux avec les peuples coloniaux, basés sur l'égalité
des droits et la réciprocité des avantages.
-Ces objectifs sont conformes à
l'intérêt national. La reconnaissance des aspirations légitimes du
peuple algérien et des autres peuples à l'indépendance
favoriserait le développement économique, social et culturel de
notre pays.
L'Algérie, Madagascar, les pays
d'Afrique noire, devenus indépendants auraient d'énormes besoins.
Ils chercheraient à s'industrialiser, à moderniser leur
agriculture, à construire des routes, des barrages, etc. Pour cela
la coopération des pays plus avancés économiquement leur serait
nécessaire ; entre la France et les peuples coloniaux, des liens
existent sur les plans économique, culturel, qui se sont établis au
cours de l'histoire. Il n'est pas douteux qu'ils se tourneraient
alors vers notre pays qui aurait ainsi la possibilité d'accroître
considérablement ses échanges (actuellement les exportations
françaises vers les pays coloniaux ne représentent que 3% du total
des exportations). Des accords pourraient être signés, avec
l'Algérie par exemple, y compris en ce qui concerne l'exploitation
du pétrole saharien.
Par ailleurs beaucoup d'intellectuels
algériens ont été formés dans les universités françaises ;
ils se sont attachés à notre culture et écrivent souvent leurs
oeuvres en français. Il serait donc possible d'espérer que dans une
Algérie indépendante, aux côtés de l'arabe qui aurait reconquis
sa juste place dans l'enseignement et la culture nationale, le
français bénéficierait d'une position privilégiée. la culture
française serait appelée à un développement qui n'aurait
absolument rien de comparable l'état de chose actuel.
Enfin la reconnaissance de
l'indépendance des peuples coloniaux contribuerait à la
restauration de l'indépendance nationale française ; elle
faciliterait la lutte pour la restauration de la démocratie en
France.
e)La lutte pour l'indépendance
nationale et la paix
La classe ouvrière est à la tête de
la lutte pour l'indépendance nationale et pour la paix.
Le respect des principes de la
coexistence pacifique des Etats ayant des systèmes économiques et
sociaux différents, leur reconnaissance comme base de la politique
extérieure de notre pays, rétablirait du même coup l'indépendance
et la souveraineté nationale, aujourd'hui aliénées par la
vassalité atlantique et la sujétion à la Petite Europe. Il
entraînerait l'interdiction des armes de destruction massive et le
désarmement, faciliterait la liquidation du militarisme allemand. Il
conduirait à la coopération et au développement des relations
commerciales et culturelles avec tous les pays sans discrimination.
Les effets d'une telle politique se
conçoivent :
Elle favoriserait l'essor économique,
social et culturel de la France.
Elle assurerait en même temps sa
sécurité.
Elle grandirait enfin son autorité et
son rayonnement dans le monde.
* * *
Ainsi, étant donné sa place au sein
de la société capitaliste, la classe ouvrière est porteuse des
intérêts présents et à venir de la nation.
Cependant, elle ne joue pas son rôle
spontanément. Pour cela, la direction du Parti communiste est
nécessaire.
C'est grâce à l'activité du Parti
que la classe ouvrière est intervenue de plus en plus dans
l’histoire nationale comme la continuatrice de la France. Il suffit
d'énumérer quelques grands chapitres de sa lutte : contre
l'occupation de la Ruhr : 1923 et la guerre du Maroc :
1925 ; pour le front populaire antifasciste ; contre la
non-intervention en Espagne et la trahison de Munich ; pour la
libération nationale pendant l'occupation hitlérienne ; pour
la renaissance nationale : 1945-1947 et la restauration de la
souveraineté nationale française ensuite.
Aujourd'hui, sous la direction du Parti
communiste, la classe ouvrière est à l'avant-garde du combat pour
la rénovation démocratique et nationale.
IV. LE PARTI COMMUNISTE A LA POINTE DU
COMBAT POUR LA DEFENSE DES INTERETS NATIONAUX
Le Parti communiste est le parti de la
classe ouvrière dont les intérêts s'identifient à ceux de la
nation. Il est armé de la théorie marxiste qui lui permet
d'apporter des solutions justes aux problèmes posés devant le pays
à chaque étape de son histoire.
C'est pourquoi il est à la pointe du
combat pour la défense de tous les grands intérêts nationaux.
Le Parti communiste joue aujourd'hui
son rôle de représentant de l'intérêt national authentique en
travaillant de toutes ses forces à l'unité de la classe ouvrière
et au rassemblement de la classe ouvrière et de toutes les victimes
des monopoles.
1)LA CLASSE OUVRIERE EST LA FORCE
DIRIGEANTE DE LA LUTTE POUR LA RENOVATION NATIONALE
Parce qu'elle est la classe dont les
intérêts sont en contradiction absolue avec ceux de la bourgeoisie,
la classe ouvrière est objectivement la force dirigeante de la
bataille commune contre les monopoles pour la rénovation de la
démocratie, pour la paix, pour la rénovation nationale.
Seule, de nos jours, elle peut
rassembler autour d'elle les victimes de la domination et de la
politique des monopoles.
Les classes moyennes, du fait de leur
manque d'homogénéité, du fait qu'elles jouent un rôle secondaire
dans la production et qu'elles n'ont pas d'intérêts communs
fondamentaux ,e peuvent assumer ce rôle dirigeant.
La classe ouvrière ne peut jouer
pleinement son rôle de force dirigeante de la lutte nationale que
dans la mesure où elle est unie :; elle ne peut d'autre part
réaliser ses objectifs immédiats et d'avenir et en conséquence
assurer la grandeur nationale que dans la mesure où se rassemblent
autour d'elle toutes les victimes des monopoles.
2)L'UNITE DE LA CLASSE OUVRIERE :
CONDITION DU RASSEMBLMENT DE TOUTES LES FORCES DEMOCRATIQUES ET
NATIONALES
Divisée, la classe ouvrière ne peut
atteindre, ni ses objectifs d'avenir, ni simplement ses objectifs
immédiats. L'unité est la condition du succès de toutes les luttes
économiques et politiques.
L'histoire en fournit de nombreux
exemples : unie, la classe ouvrière a pu, en 1936, imposer la
constitution d'un gouvernement de progrès social ; elle a pu
obtenir la semaine de 40 heures, les congés payés, etc. ;
divisée en mai 1958 et dans la période qui a précédé, elle n'a
pu s'opposer victorieusement à l'instauration du pouvoir personnel.
Unie, la classe ouvrière devient
capable d'entraîner dans sa lutte d'autres couches de la population.
Les classes moyennes de par leur nature, sont hésitantes
politiquement ; si leurs intérêts les opposent en fait au
grand capital, leur idéologie est bien souvent au contraire celle de
la bourgeoisie, ce qui les entraîne à se méprendre sur le sens de
la lutte à mener. Elles sont particulièrement sensibles au rapport
des forces entre la classe ouvrière et la capitalisme et ont
naturellement tendance à s'unir au plus fort dans l'espoir de
défendre leurs intérêts.
C'est pourquoi l'union de la classe
ouvrière et l'efficacité que cette union donne à son action sont
la condition essentielle de l'intervention des classes moyennes dans
la lutte à ses côtés? L'histoire le prouve également? Après 1934
la force de la classe ouvrière, unie dans l'action, devint
irrésistible ; elle entraîna avec elle les classes moyennes
contre les « 200 familles » ; le « Front
populaire », mot d'ordre des communistes, devint le mot d'ordre
du peuple, qui le réalisé et le fit triompher aux élections de
1936.
Par contre lors du complot de 1958, et
après, les classes moyennes par suite de la faiblesse relative de la
classe ouvrière due à sa désunion se tournèrent vers De Gaulle.
3)L'ALLIANCE DE LA CLASSE OUVRIERE ET
DES COUCHES MOYENNES, CONDITION DE LA RENOVATION NATIONALE ET
DEMOCRATIQUE
« La question de savoir qui, du
prolétariat ou du grand capital monopoliste, les entraînera
finalement (les classes moyennes) de son côté est une des plus
importantes que nous ayons eu à résoudre pour l'avenir comme pour
l'immédiat ».
Maurice Thorez, rapport au XV° Congrès
L'alliance avec les classes moyennes
est un principe fondamental, permanent de la politique du Parti
communiste.
a)C'est une nécessité à toutes les
étapes de la lutte
La classe ouvrière, même unie, ne
peut vaincre seule. A l'heure actuelle, seul un mouvement d'une très
grande ampleur peut mettre en échec le pouvoir personnel et il
n'atteindra l'ampleur nécessaire que dans la mesure où il associera
toutes les couches qui sont victimes de la politique gaulliste,
ouvriers, paysans, anciens combattants, laïques, intellectuels,
artisans, petits et moyens commerçants, petits fabricants, etc.,
etc.
De même, la classe ouvrière
n'instaurera pas seule le socialisme. La Révolution d'octobre 1917
en Russie ne fut victorieuse que parce que la classe ouvrière sut
entraîner dans le combat l'immense masse des travailleurs paysans.
b)L'alliance de la classe ouvrière et
des classes moyennes est possible :
Les petits propriétaires et les petits
fermiers ont tout à gagner au progrès et à la victoire du
prolétariat.
La majorité de la paysannerie, y
compris les paysans moyens et même les paysans aisés, est
aujourd'hui victime des monopoles qui rejettent sur elle, comme sur
la classe ouvrière, les charges de leur politique. Elle a intérêt
à ce que cette politique soit mise en échec, donc à unir ses
forces avec celles de la classe ouvrière et autres couches qui
luttent contre le pouvoir personnel.
La paysannerie travailleuse est l'alliée principale du prolétariat.
La grande masse des employés et des
fonctionnaires se trouve e,n fait dans la situation des travailleurs
salariés ; le niveau de leur rémunération dépend pour
beaucoup du salaire ouvrier. Leur sort est donc lié à celui de la
classe ouvrière.
Les intérêts de la petite bourgeoisie
artisanale et commerçante sont objectivement en contradiction avec
ceux des monopoles ; la lutte aux côtés de laclasse ouvrière
contre ces derniers correspond à leurs intérêts réels.
La couche des ingénieurs, cadres et
techniciens comporte une grande diversité de situations sociales.
Cependant, si ces éléments supérieurs
sont liés avec les milieux capitalistes, il n'en reste pas moins que
l'avenir des ingénieurs et des techniciens comme réalisateurs et
créateurs, dépend du libre développement des forces productives,
donc de la transformation de la société.
Ainsi, dans leur majorité, les
éléments des classes moyennes peuvent être gagnés à la cause de
la classe ouvrière, à la cause de la démocratie.
c)L'alliance de la classe ouvrière et
des classes moyennes des villes et des campagnes a pour base la lutte
pour la défense des intérêts communs contre la politique des
monopoles.
Elle ne se réalise pas spontanément.
Elle exige que :
« La classe ouvrière et son
Parti défendent résolument les revendications de la paysannerie
laborieuse, des intellectuels, des ingénieurs, cadres et
techniciens, ainsi que des artisans, des petits commerçants et
fabricants et des autres couches moyennes, contre la politique du
capital financier par exemple, contre les privilèges accordés aux
monopoles,, contre la fiscalité antidémocratique, contre les prix
de monopole imposés par les trusts, contre la réduction des crédits
destinés à l'habitat, à l'équipement rural et à la santé
publique, contre la destruction des libertés républicaines, contre
le démantèlement de l'université, l'étouffement et
l'assujettissement de la Recherche scientifique, contre la politique
antinationale du Pacte atlantique, du Marché commun, de la guerre
d'Algérie.
Ces revendications démocratiques et
nationales correspondent aux intérêts de classe du prolétariat,
avant-garde consciente et résolue de la lutte pour la rénovation de
la démocratie, pour l'avenir de la nation et de la culture? »
Thèses du XV° Congrès, point 23
4) LE PROGRAMME IMMEDIAT DE RENOIVATION
NATIONALE ET DEMOCRATIQUE DU PARTI COMMUNISTE
Pour donner une plate-forme concrète à
l’alliance entre la classe ouvrière, la paysannerie laborieuse,
les intellectuels, les classes moyennes des villes, à l’alliance
du Parti communiste et des autres partis démocratiques, le XV°
Congrès du Parti communiste français à élaboré un programme de
rénovation des institutions républicaines et de la vie nationale.
Ce programme propose :
-sur le plan politique :
L’adoption d’un système de
gouvernement vraiment démocratique, garantissant le rétablissement
des libertés publiques.
-sur le plan économique :
Assurer les bases matérielles de
l’indépendance et de la grandeur du pays, pourvoir au
développement d’une économie moderne et à la mise en œuvre de
tourtes les ressources nationales.
-sur le plan social et culturel :
des mesures destinées à relever le
niveau de vie de la classe ouvrière, de la paysannerie laborieuse,
des classes moyennes des ville, de la jeunesse, à faire progresser
la culture, l’enseignement et la science française.
-dans le domaine des rapports avec les
peuples coloniaux :
L’établissement de rapports nouveaux
basés sur la franche reconnaissance de leur indépendance, de
l’égalité des droits et des avantages mutuels.
-en politique extérieure :
Une politique indépendante fondée sur
la reconnaissance du principe de la coexistence pacifique, visant au
désarmement, s’opposant au réarmement allemand, travaillant à la
coopération dans tous les domaines avec tous les pays sans
discrimination.
Ce programme correspond aux intérêts
fondamentaux de la nation ; il conduit à une France libre,
forte et heureuse.
La faire connaître et lutter pour sa
réalisation est une tâche essentielle. Il peut jouer en effet, dans
la pratique, un rôle mobilisateur considérable.
« Il indique la voie de l’avenir
aux masses les plus larges de travailleurs et de petites gens, que la
défense des revendications immédiates éveille dès maintenant à
l’action. Il permet leur rassemblement pour des intérêts communs
bien réels et en vue d’une perspective clairement définie. Sur la
base du programme, le mouvement des masses, seul moyen de remporter
la victoire sur lé régime autoritaire et la réaction peut se
développer avec ampleur, avec assurance. »
Maurice Thorez, XV° Congrès
5) L’ATTACHEMENT IDEFECTIBLE DES
COMMUNISTES A L’INTERNATIONALISME PROMETARIEN CORRESPOND A
L’INTERET BIEN COMPRIS DU PEUPLE DE FRANCE
L’internationalisme prolétarien a
pour base la communauté d’intérêt de la classe qui unit les
travailleurs du monde entier en lutte pour leur émancipation. La
classe ouvrière d’un pays n’a pas d’intérêts opposés à
ceux du prolétariat d’un autre pays ? bien plus, en étant
tous intéressés à l’abolition de l’exploitation capitaliste
ainsi qu’à la garantie de la paix et de l’indépendance
nationale, les travailleurs du monde entier sont tous solidaires.
Aujourd’hui par exemple, la classe
ouvrière et l’ensemble du peuple de France, ainsi que les peuples
de l’URSS et des pays socialistes, ont un intérêt vital au
désarmement, à bannir définitivement la guerre de la vie de
l’humanité, à écarter la menace représentée par le militarisme
allemand, danger principal pour la paix en Europe.
Le succès de la lutte du peuple de
France pour sa sécurité, la paix, l’indépendance nationale,
exigent la solidarité avec les pays socialistes, en particulier avec
l’Union soviétique, rempart de la paix et de l’indépendance des
peuples. Elle exige aussi la solidarité avec tous les peuples épris
de paix et surtout le peuple allemand (RDA et forces pacifiques de
l’Allemagne de l’Ouest).
En luttant pour l’amitié avec
l’URSS, dont les intérêts ne sont nulle part en contradiction
avec ceux de la France, avec les autres pays socialistes et tous les
peuples, le Parti communiste est donc le champion le plus conséquent
et le plus efficace de la défense des intérêts nationaux.
De même, le combat commun des peuples
français et algérien contre leur ennemi commun, la grande
bourgeoisie monopoliste, est une condition nécessaire pour la fin
des hostilités en Algérie.
En témoignant au peuple algérien sa
solidarité, le Parti communiste ait en pleine conformité avec les
intérêts nationaux qui exigent la fin rapide de la guerre,
l’établissement de rapports nouveaux ouvrant la voie à la
collaboration amicale entre les deux peuple. Ces exemples montrent
qu’une politique de véritable grandeur nationale ne peut être
fondée que sur l’amitié avec tous les peuples.