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Le voile intégral,
drapeau de l'aliénation de la femme Guy POUSSY 1er février 2010 En ce début du XXIe siècle où les religions sont omniprésentes dans la vie quotidienne, il est salutaire de réfléchir à ce qu’elles font subir aux femmes. Aucune religion ne pense l’égalité des sexes. Toutes préfèrent penser pour les femmes, plutôt que de les laisser penser par elles mêmes. Comment évacuer cette réalité alors qu’aujourd’hui le port de la burqa – cette tombe vestimentaire- fait débat ? En 2010, les partisans du voile intégral – expression d’un Islam dur- justifient souvent leur choix au nom du « respect des cultures », de « l’identité profonde du moi moderne » ou encore « du désir personnel d’exister ». Lors d’un débat sur RFI, un parallèle a été établi entre « L’interdiction de la mini jupe sous la dictature des colonels grecs et l’éventuelle interdiction de la burqa qui serait une attitude totalitaire. » Le débat sur le port du voile intégral n’est pas émotionnel. Il ne profite pas aux organisations fondamentalistes si les laïcs se réveillent. De même qu’il ne peut être ramené à une simple diversion, ou simple opération politicienne du pouvoir. Il s’agit bien de l’ombre montante de l’obscurantisme religieux. De l’expression du communautarisme religieux qui s’emploie à dépecer la République. Depuis quelques années, et de plus en plus, les prédicateurs du nouveau testament, de la thora et du coran- deux religions fortement teintées d’intégrisme- prolifèrent dans les médias pour nous dire ce qui est bien et ce qui est mal. Ils trouvent des connivences dans la caste politique de tous bords qui les courtise. Les ministres les consultent et se rendent à leurs invitations. Cette complaisance existe aussi dans bon nombre de pays étrangers. Au Proche et au Moyen Orient, ainsi qu’aux Etats-Unis. Ainsi à propos de la burqa, on peut lire dans le New York Times du 27 janvier : « Si une telle loi était adoptée, les talibans seraient contents, mais le reste du monde devrait manifester sa répugnance ». La laïcité ne se discute pas. L’exercice des cultes doit être respectée, chacun est libre de s’asservir à un dieu, à des tabous, à des rites, à une métaphysique, mais sans investir les institutions et sans se constituer en communauté. La laïcité, acquis de la République, reste toujours une idée neuve. La loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État ne saurait être interprétée. Elle n’est pas non plus « évolutive » et n’implique aucune condescendance, ni complaisance. Elle ne se confond pas avec une frileuse neutralité. Interdire le port du voile intégral- drapeau de l’aliénation- s’inscrit parfaitement dans cette logique. Ceux, et celles, qui le préconisent ne sont pas des apprentis sorciers. Les représentants des cultes et de leurs associations ont pignon sur rue dans les médias. Les fondements de la foi sont rarement soumis aux critères scientifiques, et ne sont pas l’objet de débats publics. Les incroyants, les athées, les agnostiques, les matérialistes, eux, sont totalement ignorés. La laïcité étant menacée, aux femmes et aux hommes laïques de la défendre avec détermination. 1 Le Monde du 24/25 janvier 2010 2 Marc Blondel, président de la Libre pensée, RFI, mardi 26 janvier2010 3 expression du président de la République
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