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Approches Marxistes
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(mi 2006)

Etat et stratégie

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(fin 2006)

Le PS, gérant loyal du capitalisme

Numéro 10
(début 2007)
Les présidentielles et nous !

HISTOIRE DE L'UNION EUROPENNE

Pierre Pignot


Depuis les origines, l’histoire de l’Europe se confond avec celle de l’évolution de la production et des échanges, et celle parallèle de la lutte des classes. Sans vouloir remonter jusqu'à Charlemagne, les classes dominantes ont toujours souhaité étendre leur influence et leurs territoires pacifiquement ou militairement.

En 1620, le duc de Sully (le fameux ministre d’Henri IV) imaginait «  un corps politique de tous les Etats d’Europe qui pût produire entre ses membres une paix inaltérable et un commerce perpétuel ».

A partir du 18e siècle et l’émergence du capitalisme, les bourgeoisies prenant le pouvoir ont conquis et transformé leurs États nationaux comme en France et en Angleterre ou les ont forgés comme en Allemagne ou en Italie poursuivant en cela l’évolution amorcée sous les monarchies féodales. Ces constructions étatiques se sont appuyées sur les sentiments nationaux installés ou naissants dont les langues étaient bien entendu un des principaux vecteurs.

En même temps, la volonté de dominer le continent européen demeurait : conquêtes napoléoniennes, volonté hégémonique de la Prusse sur tous les États d’Allemagne et sur l’empire d’Autriche, domination maritime de l’Angleterre… Pour résoudre les problèmes de marchés liées à la révolution industrielle du 19e siècle, les bourgeoisies anglaises et françaises ont accéléré les conquêtes coloniales tandis que les capitalistes allemands et italiens – aux prises avec les Austro-hongrois sur les questions d’unification – prenaient du retard dans cette course aux matières premières et à la main d’œuvre soumise et gratuite.

Mais la lutte des classes se menait dans chacun de ces pays, les mouvements ouvriers et prolétaires se développaient avec très tôt l’idée de la construction d’une organisation internationale et d’une unification des luttes à l’échelon européen.

Toutefois, le développement des contradictions inter capitalistes et la trahison idéologique et politique des dirigeants sociaux-démocrates ont fait échouer ces aspirations pour conduire en 1914 à la première guerre mondiale.

Défaite des mouvements ouvriers révolutionnaires en Europe occidentale en 1914, mais victoire en Russie en 1917, l’avènement de l’URSS venait changer la stratégie des bourgeoisies occidentales quant à leur désir de domination en Europe. Leurs politiques extérieures allaient viser désormais la destruction de l’État socialiste et leurs politiques intérieures consister, dans l’ensemble, à endiguer ou à combattre les mouvements ouvriers et à empêcher les soulèvements révolutionnaires.

Intervention militaire anglaise et française pendant la guerre civile russe, répression (par les sociaux-démocrates) de la révolution allemande, soutien aux régimes les plus réactionnaires en Europe centrale, abdication devant la menace fasciste et nazie au nom de l’antibolchévisme. On préférait Hitler, Mussolini et Franco à la démocratie bourgeoise car on croyait qu’ils pouvaient mieux garantir le maintien du système face à l’URSS.

En France, l’existence d’un mouvement ouvrier et d’un parti communiste puissants a obligé la bourgeoisie et le patronat à faire des concessions pendant le Front populaire de juin 1936 : respect de la liberté syndicale et élections des délégués du personnel ; établissement des conventions collectives : semaine de 40 heures ; congés payés ; prolongement de la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 14 ans ; réorganisation de la Banque de France ; nationalisation des industries d’armement.

Mais ceux-ci ont repris l’initiative dès 1937 et en 1939, avec l’entrée en guerre contre l’Allemagne nazie : interdiction du PCF, et abolition de tous droits sociaux après la capitulation de 1940 et l’installation du régime pétainiste.

L’unification continentale européenne aurait très bien pu se faire à l’époque (non sans contradictions) sous le joug fasciste et nazi. Les visées des grands capitalistes allemands et d’Hitler étaient clairs : redistribution de la production et des échanges à leur profit par le pillage des richesses des pays conquis, militarisation de l’économie, généralisation de l’esclavage salarié. Les gouvernants américains n’étaient pas à priori hostiles à ce projet du moment que leurs intérêts n’étaient pas immédiatement menacés et que cela pouvait constituer un rempart efficace à la menace soviétique. Leurs inquiétudes allaient plutôt vers la menace japonaise sur leurs débouchés dans le Pacifique.

Mais les plans des impérialistes japonais et de leurs alliés fascistes étaient globaux et visaient à la conquête du monde, donc à la destruction des autres bourgeoisies . les Anglo-saxons et une fraction de la bourgeoisie française, ne voulant pas disparaître, ont organisé la contre-attaque et s’alliant (la mort dans l’âme) avec l’Union Soviétique, ont fait en sorte que les nazis et les fascistes japonais soient écrasés.

Les régimes fascistes espagnols et portugais, considérés comme inoffensifs et suffisamment aptes à réprimer les mouvements populaires, sont restés en place après la guerre. En revanche, il n’a pas été possible aux capitalistes occidentaux d’empêcher la création de nouveaux États socialistes en Europe de l’Est, notamment en Allemagne avec la création de la République Démocratique Allemande.

En France, le poids des communistes du fait de leur action armée dans la résistance, était tel que la bourgeoisie affaiblie a du à nouveau reculer et faire des concessions politiques, économiques et sociales importantes de 1944 à 1948 : ministres communistes ; droit de vote des femmes ; création des comités d’entreprise ; hausse de 18 % des salaires ; création du salaire minimum vital ; création de la Sécurité sociale ; nationalisations des charbonnages, d’Edf-Gdf, de la Ratp, d’Air France, de la marine marchande, de Renault ; nationalisation du crédit : Caisse des dépôts, Banque de France, sept banques de dépôt, 34 compagnies d’assurance, 2 mutuelles…

Cela dit, l’Europe étant dévastée, les États-Unis, dans un but évidemment économique et politique, lancent en 1947 le plan Marshall. Ce plan visait à reconstituer les mécanismes économiques européens pour faciliter les exportations et éviter la crise aux USA, prévenir les troubles sociaux en Europe, et contenir la « menace communiste et soviétique ».

« Depuis dix ans la situation est très anormale. Les fiévreux préparatifs de guerre et l'activité encore plus fiévreuse déployée pour soutenir l'effort de guerre ont détruit toutes les branches des économies nationales. L'outillage industriel n'a pas été entretenu, a été endommagé ou est tout à fait démodé…. Les relations commerciales anciennes, les institutions privées, les banques, les compagnies d'assurances et les compagnies de navigation ont disparu, faute de capitaux, par suite de leur absorption lorsqu'elles ont été nationalisées, ou simplement parce qu'elles ont été détruites.

Dans beaucoup de pays, la confiance en la monnaie nationale a été rudement ébranlée. L'effondrement de la structure commerciale de l'Europe s'est produit pendant la guerre… la reconstruction de la structure économique de l'Europe demandera évidemment beaucoup plus de temps et des efforts plus grands que nous ne l'avions prévu…... Le système moderne qui repose sur la division du travail et l'échange des produits est en danger de s'effondrer. La vérité, c'est que les besoins de l'Europe pendant les trois ou quatre prochaines années en vivres et en autres produits essentiels importés de l'étranger notamment d'Amérique - sont beaucoup plus grands que sa capacité actuelle de paiement. Elle devra recevoir une aide supplémentaire très importante ou s'exposer à une dislocation économique, sociale et politique très grave. Le remède consiste à briser le cercle vicieux et à restaurer la confiance des habitants de l'Europe tout entière….En dehors de l'effet démoralisant qu'a le désespoir des peuples en question sur le monde entier, et des troubles qu'il peut provoquer, les conséquences de cette situation pour l'économie des États-Unis devraient être évidentes pour tous. Il est logique que les États-Unis doivent faire tout ce qu'ils peuvent pour aider à rétablir la santé économique du monde, sans laquelle la stabilité politique et la paix assurée sont impossibles. » (G.Marshall, extraits du discours du 5 juin 1947 à Harvard).

Marshall conclut son discours en disant : « un accord devra être réalisé par les pays de l'Europe sur leurs besoins actuels et ce que ces pays de l'Europe feront eux-mêmes pour rendre efficaces toutes les mesures que ce gouvernement pourrait prendre (…) Ce programme devrait être général et établi en commun par un grand nombre de nations européennes, sinon par toutes. »

À travers ce discours, on comprend bien la conception américaine : contrôler le relèvement économique de l’Europe considérée dans son ensemble, en faisant des différents États aidés, des vassaux politiques. En 1946,Winston Churchill (premier ministre britannique) avait préparé le terrain en appelant de ses vœux "les États-Unis d'Europe".

Seize pays à l’exception de l’Espagne franquiste bénéficieront du plan Marshall : Grande-Bretagne, France, Allemagne de l'Ouest, Italie, Grèce, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Turquie, Norvège, Danemark, Irlande, Suède, Trieste, Portugal et Islande.

Les mécanismes nécessaires au démarrage du système vont se mettre en place progressivement.

En 1948 est crée l’Organisation Européenne de Coopération Economique (OECE, siège à Paris), chargée de « coordonner la distribution de l’aide Marshall entre les pays membres, promouvoir la coopération les programmes nationaux de production pour hâter la reconstruction de l'Europe, abaisser les droits de douane et autres obstacles au développement des échanges, étudier la possibilité de créer une union douanière ou une zone de libre-échange, instaurer les conditions propres à permettre une meilleure utilisation de la main-d’œuvre » (archives OCDE).

En 1949, les Américains estimant que leur « aide » ne favorisait pas suffisamment l’intégration économique européenne font pression pour une plus grande libéralisation des échanges. En juin 1950, Stikker, Président du Conseil de l'OECE, présente un plan d'action pour « l'intégration économique de l'Europe prévoyant une spécialisation des activités, une division du travail et la création d'un marché unique européen » (archives OCDE).

On connaît la suite. Malgré les résistances d’une fraction de la bourgeoisie française personnifiée par De Gaulle et les mouvements gaullistes (alliés un temps des communistes), malgré les mouvements sociaux et populaires (principalement en France et en Italie), malgré les changements politiques (ou grâce à eux), le processus d’intégration européenne sous influence américaine se poursuit sans discontinuer depuis 1950. Parallèlement, la lutte contre le communisme continue, notamment par la transformation des grands partis communistes occidentaux en partis réformistes ; quant à l’entreprise de destruction du camp socialiste, elle s’accélère à partir de 1989.

Cependant, l’opposition à l’Europe du grand Capital et à l’hégémonie américaine ne disparaît pas. Les luttes sociales et politiques se poursuivent et aboutissent parfois à des victoires et à de nouvelles conquêtes.

En 1950, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, propose, dans une déclaration historique, la mise en commun des ressources de charbon et d'acier de la France et de l'Allemagne dans une organisation ouverte aux autres pays d'Europe. Cette déclaration a été élaborée par Jean Monnet, alors Commissaire au plan.

En 1951, six pays, l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent le Traité de Paris instituant la première Communauté du charbon et de l'acier (CECA).

En 1957, le 25 mars, les mêmes six pays signent le Traité de Rome créant la Communauté économique européenne (CEE ou Marché commun) : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas.

En 1962, la première politique communautaire, la PAC, Politique agricole commune, voit le jour.

En Mai 1968 en France, trois semaines de grève permettent d’obtenir les accords de Grenelle : augmentation des salaires (35 % pour le SMIG) ; 4e semaine de congés payés en 1969 ; lois de 1970 et 1971 sur la formation permanente. La même année, en juillet, l'Union douanière est réalisée entre les six pays.

Le 1e janvier 1973, le Danemark, le Royaume-Uni et l'Irlande rejoignent la CEE. En 1974,les chefs d'États ou de gouvernements des pays membres décident de se réunir régulièrement en Conseil européen pour fixer les grandes orientations de la politique européenne.

En 1979, est créé le Système monétaire européen (SME) destiné à assurer la stabilité des monnaies européennes. L'Ecu (European Currency Unit) est né. Les européens élisent pour la première fois leurs députés au Parlement européen au suffrage universel direct.

En 1980, la mort de Tito annonce le début du processus de démantèlement de la Yougoslavie socialiste. Le 1er janvier 1981, la Grèce entre dans l'Europe.

Le 10 mai 1981, aux élections présidentielle en France, la gauche arrive au pouvoir. Elle prend une série de mesures sociales de 1981 à 1984 : majorations du SMIC, du minimum vieillesse, des allocations familiales, de l’allocation logement ; semaine de 39 h ; 5e semaine de congés payés ; retraite à 60 ans ; limitation du recours au travail temporaire et aux CDD ; création des chèques vacances… Et elle poursuit le programme de nationalisations : CGE, Saint-Gobain, Pechiney, Rhône-Poulenc, Thomson), 39 banques et 2 institutions financières (Suez et Paribas), Usinor et Sacilor.

En 1986, l'Espagne et le Portugal rejoignent la CEE en janvier. En février, l'Acte unique européen fixe la réalisation du Marché unique au 1er janvier 1993.

En 1989, la chute du mur de Berlin et de la RDA sont suivis de l’effondrement des républiques populaires d’Europe de l’Est. En 1990, c’est la réunification allemande. En 1991, on assiste à l’éclatement de la Yougoslavie, puis à la dissolution de l’URSS.

En 1992, les Douze reconnaissent la Slovénie et la Croatie. La même année est adopté le traité de Maastricht, qui ouvre la voie à l’union monétaire (la course à l’Euro commence), à la déréglementation et étend les pouvoirs du Parlement européen. Il crée une « citoyenneté européenne » et limite la souveraineté des Etats en matière de politique étrangère et dans les affaires judiciaires et de sécurité interne.

Voici ce qu’en dit le Comité National pour l’abrogation du traité de Maastricht : « Au nom du traité de Maastricht, des exigences de la monnaie unique, le gouvernement s'attaque à l'ensemble des services publics. L'Union européenne l'exige, le gouvernement s'exécute.

" La privatisation de France-Telecom est faite explicitement en référence à ce traité réactionnaire. Aujourd'hui, c'est au nom d'un vote du Conseil européen, que le statut des électriciens et gaziers est remis en cause, d'une directive européenne que la SNCF devrait être démantelée par le régionalisme.

" L'Europe des régions contribue au démantèlement de la République "Une et indivisible".

" La réforme de l'Etat qui remet en cause le principe de l'égalité des citoyens devant la loi, l'ensemble des administrations et services publics s'inspire du principe de subsidiarité cher à l'Union européenne. L'Europe de Maastricht remet en cause la laïcité à l'école. Elle exige que soit remise en cause la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

" Au nom d'une circulaire européenne signée par Delors, le travail des enfants a été relégalisé en France. L'Union européenne se dresse contre les organisations syndicales. Au nom de Maastricht, on ruine les paysans, on désertifie les campagnes. »

En 1995, l'Autriche, la Finlande et la Suède entrent dans l’Union Européenne. Les Norvégiens refusent d'entrer dans l'Europe lors d'un référendum. En décembre 1995 en France, un gigantesque mouvement ouvrier et populaire de résistance aux plans de démantèlements sociaux de Chirac et Juppé dure plusieurs semaines.

En 1997 s’achève la révision du traité de Maastricht. Le traité d'Amsterdam doit être ratifié par chaque État membre avant d'entrer en application. En France, la « gauche plurielle » accède au pouvoir. Les 35 heures sont programmées mais aussi la plus grande vague de privatisations de l’histoire du pays.

En 1998 s’ouvrent des négociations en vue de l'élargissement de l'Union européenne aux pays d'Europe centrale et orientale et à Chypre. L’Union détermine les pays qui adopteront la monnaie unique au 1er janvier 1999. Une vague de grèves dans l’éducation nationale et les transports éclate en France.

En 1999, la Serbie est attaquée par l’OTAN. C’est le début de la mainmise militaire américaine sur les Balkans.

En janvier 1999, débute le passage à la monnaie unique dans onze pays ; Le 1er mai 1999, le traité d'Amsterdam entre en vigueur. Il aggrave les conditions de Maastricht en limitant encore plus la souveraineté des Etats. Le 13 juin ont lieu les élections du Parlement européen ; le 25 septembre 1999, la nouvelle Commission européenne est nommée.

Le 7 décembre 2000, la Charte européenne des droits fondamentaux de l'Union européenne  est proclamée. Le 26 février 2001, le traité de Nice est signé. Ce nouveau traité prévoit une réforme des institutions de l'Union européenne en vue de l'élargissement. Le 1er mars 2002 s’ouvre la convention sur l'avenir de l'Europe destinée à élaborer le projet de Constitution Européenne avec pour objectif principal de pérenniser par un texte fondateur le système capitaliste. En d’autre mots de rendre son renversement anticonstitutionnel ! ! !

Le 15 mars 2002 s’ouvre le Sommet européen de Barcelone. Chirac, président de « droite » et Jospin premier ministre de « gauche », tous deux adversaires et candidats à l’élection présidentielle, s’alignent sur les positions  européennes les plus « ultra-libérales » : la privatisation de l'énergie, l’allongement du temps de travail, les facilités accrues pour procéder aux licenciements, les priorités fiscales données aux entreprises disposant de salariés payés à bas prix, la fin programmée des préretraites, la perspective de travailler jusqu'à 63 ou 65 ans, le financement des retraites par des fonds de pension.

Le président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar le dit : « Il n'y a pas de divergences entre les gouvernements européens, y compris français, mais des débats sur le  rythme et la vitesse des réformes. »

Au printemps 2003 en France, un énorme mouvement de grève et de manifestation dans le secteur public et une partie du privé dure plusieurs semaines.

Le 17 avril 2003, un Traité d'adhésion de dix nouveaux pays à l'UE est signé qui prévoit l’intégration de plusieurs pays : Chypre, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie.

En mars 2004,  en France : la droite essuie une cinglante défaite électorale aux élections régionales. Le 1er mai 2004 est prévu l’entrée des 10 nouveaux pays dans l’UE. À noter que les peuples des pays accueillants n’ont jamais été consultés sur les nouvelles adhésions.

En juin 2004 doivent avoir lieu les élections au Parlement européen de Strasbourg. Ses pouvoirs sont réduits par rapport à ceux de la commission de Bruxelles non élue et sous influence de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce, créée et dirigée par les multinationales  principalement américaines).

On pourrait désespérer devant une telle avalanche de coups portés aux classes ouvrières et aux peuples mais on constate que si les capitalistes poursuivent leur course folle au profit et à l’exploitation , les luttes ne s’arrêtent pas non plus et que la victoire est possible. À certaines conditions… Mais comme dirait Rudyard Kipling auteur révolutionnaire bien connu, ceci est une autre histoire.

Et pour terminer, peut-être pourrait on paraphraser Victor Hugo qui écrivait au 19e siècle : « Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d’Amérique et les États-Unis d’Europe, placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie »… en ajoutant après chacun des « États-Unis » cet adjectif très qualificatif « socialistes ».