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Approches Marxistes
journal théorique de la Gauche communiste

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Numéro 1
(début 2004)

Spécial congrès

Numéro 2
(mi 2004)

Sortir de l'Europe de Maastricht

Numéro 3
(fin 2004)

Où va le PCF ?

Numéro 4
(début 2005)

L'incontournable marxisme de Marx

Numéro 5
(mi 2005)

Le stalinisme du PCF

Numéro 6
(fin 2005)

Quelles sont les conditions du vrai changement ?

Numéro 7
(début 2006)

Réforme ou révolution ?

Numéro 8
(mi 2006)

Etat et stratégie

Numéro 9
(fin 2006)

Le PS, gérant loyal du capitalisme

Numéro 10
(début 2007)
Les présidentielles et nous !

Numéro 11 (mi 2007)
Pour une V° Internationale

Numéro 12 (fin 2007)
Le communisme et ses fondements marxistes sont-ils dépassés ?

Numéro 13 (début 2008)

Et demain pour le PCF ? L'enjeu de 2008

Numéro 14 (mi 2008)
Radiographie de l'élection municipale d'Aubervilliers

Numéro 15 (fin 2008)
Sur le 34e congrès du Pcf...

POUR UNE CGT COMBATIVE ET DEMOCRATIQUE !

Xavier AMOR

Mon adhésion en 1969 à l’âge de 15 ans s’est faite sur des valeurs fondamentales « lutte de classe et de masse, solidarité et fraternité ».

Elle a orienté mon adolescence et ma vie d’adulte, en me permettant de revendiquer et d’affirmer mes droits.

Ma confrontation avec le capital, comme jeune travailleur, ne s’est pas fait attendre et m’a permis de comprendre rapidement l’antagonisme entre le capital et le travail et de fait, confirmer mon engagement militant.

La CGT est une référence pour des millions de travailleurs, bien au-delà de ses syndiqués, un rempart contre le bras armé du capital que représente le MEDEF. Celui-ci a su rallier d’autres organisations syndicales sous couvert d’une modernisation sociale, en remettant en cause les acquis sociaux (Sécurité Sociale, plan Juppé, retraites, chômage, fond de pension, intermittents etc…)

Seule la CGT a su faire obstacle à cette collaboration de classe. Malheureusement, nous assistons à la mise en place d’une CGT plus conciliante, plus collaborationniste, sous couvert de modernisation, en prenant le risque de devenir un syndicat d’accompagnement.

Je suis persuadé que notre intégration dans la CES n’a fait qu’accélérer cette dérive par notre alignement sur l’Europe de Maastricht à l’identique d’autres organisations syndicales réformistes. Laisser sous-entendre qu’une Europe sociale puisse exister dans le cadre du traité de Maastricht ou d’une prétendue constitution Européenne est un leurre. Les directives de Bruxelles s’imposent et n’ont qu’un seul but, la remise en cause des acquis sociaux, du code du travail, des services publics et à la mise en place d’une Europe sociale au rabais, nous entraînant vers une harmonisation vers le bas, dans une récession sociale.

En tenant de telles propositions, comment s’étonner des dissensions qu’elles provoquent et bien souvent des combats fratricides qu’elles engendrent au sein de nos structures ? Nombre de militants ne se retrouvent plus dans ces orientations.

Aujourd’hui, exprimer une opinion contraire, c’est prendre le risque d’être étiqueté comme nuisible, d’être écarté de toute responsabilité. La démocratie voudrait que l’on puisse prendre en considération, dans un esprit constructif et fraternel, les sensibilités différentes qui composent la CGT pour s’opposer aux mauvais coups, présents et à venir.

Le danger est grand de voir de nombreux camarades ayant des responsabilités au sein de leur syndicat d’entreprise, se lasser, être désabusés ou tout simplement écœurés par de tels comportements, s’éloigner des structures communes pour favoriser un fonctionnement en autarcie de leur syndicat.

Les Français ont exprimé le 21 avril leur rejet de la politique ultra libérale de Raffarin et de l’Union Européenne. L’heure est à la mobilisation. Encore faut-il, que celle–ci s’organise avec des mots d’ordres et des points de repères sans équivoque et que l’engagement de nos structures soit à la hauteur de cette mobilisation.

Pour mettre fin à cette modeste contribution, je dirais qu’une dérive n’est pas un naufrage. Il est temps pour nous de retrouver le cap conforme à nos valeurs d’une CGT combative à l’image des chômeurs de Marseille, démontrant que lorsque nous voulons nous pouvons.

Xavier AMOR