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Contributions au 34e congrès du Pcf
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Bref compte-rendu de la conférence fédérale de
Seine-Saint-Denis (à chaud) Sur les discussions d’amendements, le débat s’est raidi à chaque fois qu’un amendement ayant du sens avait été retenu par la commission des amendements. Un exemple significatif sur Cuba. La commission des amendements propose de retenir une phrase somme toute consensuelle : « Dans les conditions les plus difficiles, Cuba résiste et développe un projet socialiste original qui représente une référence et un point d’appui pour les peuples d’Amérique latine et du monde » Immédiatement, un élu (qui veille au grain) intervient pour expliquer qu’il ne faut pas retenir le terme « socialiste » et qu’il faut « abandonner les modèles », donc que le terme référence doit être banni. Ce qui donne : « Dans des conditions difficiles, Cuba résiste et développe un projet original qui représente un point d’appui pour les peuples d’Amérique latine et du monde ». Comprend qui veut et comprend qui peut… Globalement, la teneur des débats a été de ce niveau, c’est à dire des interventions systématiques venus des dirigeants fédéraux pour obtenir l’effacement de tout vocabulaire à connotation communiste. Un camarade est même intervenu contre un amendement proposant de revenir à la théorie marxiste dans le cadre de la formation des militants, en expliquant que « ce serait un retour en arrière ». Là tout de même, nous avons obtenu gain de cause… Un véritable affrontement s’est déroulé dans les débats sur les directions. Les refondateurs se sont plaints – avec raison – qu’ils avaient été éliminés de la direction fédérale. Manifestement, il y a eu autant de volonté de les faire partir que de maladresses de leur part liée à leur indécision chronique : la veille même de la conférence fédérale, ils ne savaient toujours pas s’ils voulaient ou non rester dans la direction fédérale. Manifestement, certains camarades avant la conférence avaient été « chauffés » contre les refondateurs, et tenaient tous le même discours : « ils n’ont qu’à partir ». Il y a certainement eu une manipulation pour tenter de les évincer de la délégation au congrès. Personnellement, je me suis opposée à cela, puisque l’on est toujours à un moment ou un autre, le minoritaire d’une majorité. Après les refondateurs, ce sont les militants des sensibilités de gauche qui seront virés… D’ailleurs, au CD de Paris où les rapports de force sont différents, ce sont bien les camarades des sensibilités de gauche qui ont fait les frais de ces pratiques d’exclusion. En tout état de cause, quatre camarades de la Gauche communiste sont délégués au congrès, Jean Jacques Karman, Patricia Latour, Gérard Réquigny et moi-même. Seul Jean Jacques est présenté au CN, ce que nous avons obtenu très difficilement. En conclusion, une conférence fédérale tout à fait symptomatique de la Seine-Saint-Denis, de ses enjeux, de ses équilibres et de ses rapports de force. Caroline ANDREANI |
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