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Contributions au 34e congrès du Pcf
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Jules MOLINA Reprendre la carte du Parti Depuis plus de trente ans, congrès après congrès, l’approfondissement de la dérive opportuniste a poussé près de 80 % des adhérents à quitter le PCF. La plupart ont voulu ainsi marquer leur désaccord avec la ligne suivie et se sont mis en position d’attente. D’autres, écartés de leurs responsabilités ou poussés vers la sortie, militent aujourd’hui dans des groupes organisés dans l’espoir de faire renaître un vrai parti communiste. Cette hémorragie d’éléments révolutionnaires a facilité et accéléré le processus de renoncement par les directions successives et a mis en grande difficulté les camarades fidèles au marxisme restés au PCF. Les dégâts causés par la « mutation », et la division de ses opposants à l’intérieur même du Parti ont été tels que le redressement de celui-ci avait fini par apparaître comme très aléatoire à beaucoup d’entre nous. Le pessimisme parmi les militants les plus conscients ne cessait de gagner du terrain. Mais il semble qu’une évolution positive dans le rapport des forces s’est développée au cours de la dernière période et a mis en difficulté les directions liquidatrices à tous les échelons. Une opposition grandissante s’est affirmée progressivement dans les cellules encore actives, dans les sections, dans les fédérations, et jusqu’au Conseil national. Elle s’explique par :
Des militants de plus en plus nombreux ont commencé à douter de la justesse de la stratégie suivie par leurs directions. Les critiques se sont multipliées dans et hors du Parti au point que beaucoup de communistes pensent que le 34ème Congrès, annoncé comme devant procéder à coup sûr à l’enterrement définitif du PCF, n’est plus joué d’avance. Une lutte acharnée se déroule à tous les niveaux entre les partisans et les adversaires de sa liquidation. Les camarades, aujourd’hui hors du Parti, peuvent apporter une contribution décisive à cette lutte en reprenant leur carte afin d’intervenir à nouveau dans les débats internes et faire que le 34ème Congrès soit celui de la défaite des opportunistes et marque le début du redressement d’un Parti qui fut et reste toujours le leur. Rien ne les obligent à se dédire, à abandonner leurs réserves ou à dissoudre les organisations qu’ils ont créées, tant qu’ils n’auront pas la certitude d’un PCF retrouvé. L’opportunisme a fait et continue de faire beaucoup de mal, mais ne peut-on pas dire que le sectarisme, qui est plus ou moins en chacun d’entre nous, est aujourd’hui son meilleur allié car il est source de divisions et s’oppose de fait, non seulement à l’union des communistes, mais aussi aux actions communes indispensables à la victoire d’un changement de stratégie. Quant au 34ème Congrès, et quoi qu’en disent certains, la victoire des liquidateurs ne ferait qu’étendre, aggraver et enraciner encore plus la division actuelle des communistes, situation qui est hautement préjudiciable à la cause de tous les travailleurs. La perspective d’un vrai Parti, uni, fort et influent, en serait reculée pour longtemps. Je pense qu’il y a urgence. Moins de quatre mois nous séparent du Congrès. La Fête de l’Humanité peut être l’occasion et le lieu appropriés pour appeler tous les communistes à participer de plein droit à la lutte en cours pour faire revivre à nouveau un PCF qui a beaucoup apporté au peuple Français dans le passé et dont il a tant besoin aujourd’hui. J. Molina Août 2008 |
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